Publié le 14/06/2012

SRATI à Vaux-le-Pénil : marquer, découper, signaler

Installé à Vaux-le-Pénil, SRATI est spécialisée dans le marquage à chaud et la découpe de gaine thermorétractable. Crise oblige, elle fait depuis quelques années le pari de la diversification et s’est notamment lancée avec succès dans la signalétique de bâtiment.

Installé à Vaux-le-Pénil, SRATI est spécialisée dans le marquage à chaud et la découpe de gaine thermorétractable. Crise oblige, elle fait depuis quelques années le pari de la diversification et s'est notamment lancée avec succès dans la signalétique de bâtiment.

Jean Cazalet (à droite) Président de Srati et son fils Paul.

 

 

 

 

 

 

 

 

“Mon beau-père veut prendre sa retraite, je suis sûr que vous pourriez faire quelque chose de formidable avec son entreprise.” Jean Cazalet a 27 ans lorsque son patron l'encourage ainsi à prendre son envol. Le jeune homme, métreur dans le bâtiment, désire s'installer à son compte mais envisage d'abord avec circonspection la reprise de SRATI, spécialiste du marquage à chaud sur plastique. “L'industrie, ce n'était pas mon métier”, explique-t-il. Mais il finit par se laisser convaincre. “Les premières années ont été difficiles”, se souvient-il, 28 ans plus tard. “J'ai pris en charge toute la partie commerciale, 70 000 kilomètres par an pour aller visiter les clients partout en France et développer l'activité.
C'était très intense, un challenge permanent”. SRATI fabrique alors des machines pour le marquage à chaud et la coupe de gaine. Elle les vend à des câbleurs qui ont des clients tels qu'Alsthom, Renault ou Thomson. Jean Cazalet décide de faire évoluer l'activité de l'entreprise en lui ajoutant de nouveaux domaines de compétences. Plutôt que de produire des machines de marquage et de découpe, SRATI fera désormais elle-même de la découpe et du marquage de gaine, ainsi que des étiquettes gravées. “Pour diriger une entreprise et continuer à progresser, il est indispensable de se réinventer, de trouver sans cesse de nouveaux débouchés, de nouveaux clients”, livre Jean Cazalet. C'est pour cette même raison qu'en 2004, il acquiert les ateliers Gioux Adret qui découpent des joints et des rondelles en plastique et caoutchouc.

“Un métier proche qui présentait des passerelles évidentes avec notre activité.” En 2007, ce sera au tour de l'entreprise Guilbert, spécialiste de la signalétique bâtiment, installée à Dammarie-lès-Lys. “D'abord une façon de revenir à mon premier métier...”, explique l'ancien métreur, “mais surtout la possibilité de nous maintenir à flot malgré la violence de la crise et les dépôts de bilan de certains de nos clients”. À cette occasion, le président de SRATI convie à ses côtés son fils Paul. C'est ce dernier qui préconise de gros investissements, à hauteur de 200 000 euros, pour l'achat de deux machines.

Un pari réussi puisque Guilbert décroche bientôt un chantier exceptionnel : la signalétique de l'hôpital Sud Francilien (le plus grand hôpital de France), soit plus de 3 500 panneaux extérieurs et intérieurs pour un montant de 250 000 euros. De quoi lui amener une belle réputation et l'obtention, dans la foulée, de deux autres chantiers prestigieux : la signalétique du nouveau bâtiment de l'hôpital Sainte-Anne et celle de la Cité du Cinéma à Saint-Denis. De quoi surtout, envisager sereinement l'avenir de SRATI même si, Jean Cazalet l'affirme : “il faut savoir rester prudent et vigilant plus que jamais”.

"Pour diriger une entreprise et continuer à progresser, il est indispensable de se réinventer, de trouver sans cesse de nouveaux débouchés, de nouveaux clients". Jean Cazalet, président de SRATI.

SRATI C'EST QUOI ?

- Surface couverte de 1 000 m2
- 1,5 millions d'euros de CA (+ 850 k€ pour Guilbert )
- 15 salariés (dont les 5 salariés de Guilbert)
- 3 commerciaux

LES DATES

1969 - Création de SRATI
1985 - Reprise de SRATI par Jean Cazalet
2004 - Acquisition des ateliers Gioux Adret
2007 - Acquisition de l'entreprise Guilbert et arrivée de Paul Cazalet
2010 - SRATI et Guilbert réunies physiquement dans les mêmes locaux

SOURCE
Trajectoires n° 26 – JUIN-JUILLET-AOÛT 2012

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Format : 10/2017
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