Publié le 24/06/2013

Sénart a 40 ans, l’âge de la maturité !

En quatre décennies, pourtant marquées par des crises économiques successives, une poignée de villages ruraux s’est muée en une ville nouvelle désormais puissante, mais toujours largement ouverte sur la nature. Avec son Contrat de Développement Territorial, Sénart enclenche aujourd’hui une nouvelle dynamique, intègre le Grand Paris et s’affirme comme l’incontournable entrée Sud-Est de la métropole capitale.

En quatre décennies, pourtant marquées par des crises économiques successives, une poignée de villages ruraux s'est muée en une ville nouvelle désormais puissante, mais toujours largement ouverte sur la nature. Avec son Contrat de Développement Territorial, Sénart enclenche aujourd'hui une nouvelle dynamique, intègre le Grand Paris et s'affirme comme l'incontournable entrée Sud-Est de la métropole capitale.

Image aérienne du Carré Sénart. © EPA SÉNART Communication / L. Descloux

 

 

 

 

 

IUT Sénart Fontainebleau – Campus de Sénart. © EPA SÉNART Communication / Y. Piriou

 

 

 

 

 

 

Maisonément : le premier “Retail Park” français entièrement dédié à la décoration, l'ameublement et l'équipement de toutes les pièces de la maison.

 

 

 

 

 

SÉNART A TENU TOUTES SES PROMESSES !

En l'espace de 40 ans, une ville nouvelle est sortie de terre, à la campagne mais bien connectée à Paris par l'A5 et la Francilienne. 30 000 logements ont déjà été construits pour 100 000 nouveaux habitants et une quinzaine de parcs d'activités ont été aménagés pour accueillir quelque 3 000 entreprises et 40 000 emplois. Qui dit mieux ?

Joyeux anniversaire Sénart ! Le 25 avril dernier, la ville nouvelle a dignement célébré ses 40 ans, en inaugurant au Carré, l'Espace l'exposition interactive “Sénart se met en scène”. L'initiative de l'établissement Public d'Aménagement (EPA) entend non pas mesurer le chemin parcouru, “mais nous projeter résolument dans l'avenir”, résume son Directeur général Bruno Depresle. Un avenir immédiat puisque y sont présentés tous les grands projets et équipements structurants qui assureront, demain, le développement de Sénart : le futur théâtre, le nouveau Campus d'ingénieurs, le projet de gare TGV, l'Ecopôle, la ligne TZen 2, les nouveaux quartiers de logements et d'activités...
Pour accueillir cette exposition, quel meilleur écrin que le Carré Sénart ? Il symbolise par excellence (voir p.9) le dynamisme et le souci d'équilibre qui ont guidé, depuis 1973, la très forte croissance d'une ville nouvelle érigée à la campagne. “Préserver notre qualité de vie était indispensable, se souvient aujourd'hui Jean-Jacques Fournier, à l'époque jeune maire de Moissy-Cramayel. Initialement, pour nous, élus des petites communes, cette création n'était pas une bonne nouvelle. Nous craignions d'y perdre notre autonomie et de voir nos projets remis en cause”. Le fait est que l'EPA – bras armé de l'Etat pour conduire ce programme à marche forcée - a été tout puissant dans un premier temps. “Mais peu à peu, un certain équilibre a été trouvé, qui prévaut encore aujourd'hui”, analyse Jean-Jacques Fournier, Président du Syndicat d'Agglomération Nouvelle (SAN) Sénart Ville Nouvelle depuis 1975.
Quoi qu'il en soit, rien n'aurait pu se faire sans ce partenariat – exigeant, mais fructueux. SAN et EPA ont parfois des priorités, donc des calendriers sensiblement différents – le développement économique pour l'un, le logement pour l'autre – et, en toute logique, les discussions sont parfois serrées. “L'EPA est un établissement public à caractère industriel et commercial, observe Jean-Jacques Fournier. Il a des obligations de résultats qui l'amènent parfois à aller plus vite que ne le souhaitent les élus. En sens inverse, l'EPA prend en compte notre désir de préserver un environnement exceptionnel qui fait aujourd'hui notre force”.

Une fois les règles du jeu clairement établies et acceptées par tous, rien ne pouvait freiner un développement dont Bruno Depresle souligne la cadence très soutenue. “Dans les 4 autres villes nouvelles imaginées à la fin des années 60 par le Général de Gaulle et Paul Delouvrier pour mettre un terme à l'urbanisation anarchique de la région parisienne, ce rythme s'est progressivement ralenti. Ici, il perdure et nous disposons encore de 3 000 ha de réserves foncières maîtrisées pour l'alimenter.”
Deux scénarios prévalent actuellement selon que Sénart décrochera ou pas la gare TGV qui lui semblait promise avant que l'état ne soit obligé de prioriser ses prochains investissements. “Si la gare TGV est confirmée, nous prévoyons 1 500 créations d'emplois et 1 200 constructions de logements par an jusqu'en 2027”, résume Bruno Depresle. “Même si nous devons patienter un peu, nous obtiendrons cette gare tôt ou tard, assure Jean-Jacques Fournier. Mais l'essentiel est déjà acquis puisque l'arbitrage en faveur de Sénart pour une interconnexion Sud des LGV en Île-de-France nous vaut déjà d'être reconnus comme la porte d'entrée Sud-Est de la Région Capitale”. Désignée parmi les dernières bénéficiaires d'un Contrat de Développement Territorial (CDT) du Grand Paris, elle sera en effet l'une des premières à parapher le précieux document qui lui assurera quelques belles années de croissance supplémentaires.

Une forte croissance économique

Afin d'assurer à ses nouveaux habitants les emplois qui leur éviterait de trop longs trajets quotidiens – donc éviter de devenir une cité dortoir de l'agglomération parisienne – Sénart devait impérativement mener en parallèle son essor démographique et son développement économique. Michel Bisson personnalise cet enjeu depuis quelques années. Tout à la fois Président du Conseil d'administration de l'EPA, 1er Vice-Président du SAN et Président de la Maison de l'Emploi et de la Formation de Sénart, le Maire de Lieusaint met en musique la stratégie économique arrêtée il y a 6 ans. “Notre politique se fonde sur trois priorités. D'abord nous forger une identité différenciée valorisant nos points forts : les éco-activités, l'innovation logistique ou l'aéronautique. Ensuite, stimuler notre tissu endogène en accompagnant au mieux les entreprises de notre territoire, notamment au travers d'outils comme la Maison de l'Emploi et de la Formation ou les clubs de l'innovation logistique et des éco-activités. Enfin, ancrer Sénart dans des dynamiques d'innovation en rapprochant nos entreprises des établissements d'enseignement supérieur, en favorisant l'éclosion de nouvelles formations, en faisant fonctionner un incubateur et en adhérant à des pôles de compétitivité ou d'excellence (Advancity, Réseau PEXE...).” Pour développer l'économie, Michel Bisson parie sur la formation supérieure et imagine un modèle nouveau : le pôle des sciences de l'ingénieur mariant le public (upec) et le privé (Icam). Il se félicite du soutien de poids en la personne de Gérard EUDE permettant ainsi la mobilisation d'autres financements publics. Les résultats ? Ils sont déjà au rendez-vous : Sénart affiche des taux de croissance qui font bien des envieux. Avec plus de 1 000 emplois créés par an, le ratio des emplois sur les actifs est passé de 0,60 à 0,74% en moins de 10 ans.

 

Immochan réinvestit dans Maisonément

Très présent à Bois Sénart depuis l'ouverture d'un hyper en 1977, le groupe Auchan continue d'investir. Témoin de la restructuration partielle du “Retail Park” Maisonément a été créé en 2007 (63,5 M€) à parts égales avec Klépierre. “La réorganisation des espaces commerciaux du site vont nous permettre d'accueillir en 2014, sur 7 000 m2, la jardinerie qui faisait encore défaut à cet ensemble dédié à la décoration, à l'ameublement et à l'équipement de la maison”, annonce Sophie Fagart, Responsable Montage d'Opérations Île-de-France. L'heureuse élue s'appelle Botanic, une enseigne savoyarde encore peu implantée en Île-de-France. 35 emplois seront créés à l'ouverture. Par ailleurs, toujours à Bois Sénart, Immochan accueille dès ce mois de juin, le premier Z5 francilien. Z comme Zinedine Zidane. Dans les locaux d'un ancien Leroy Merlin, la franchise du champion du monde 1998 développe un concept mêlant futsal (6 terrains), fitness, danse et bien-être.

 

INTERVIEW : Malik Benrejdal, co-fondateur d' I@D.
À la rentrée prochaine, votre société I@D rejoindra le Carré Sénart. Pourquoi ce déménagement ?
M. B. : Notre entreprise est née il y a cinq ans dans un pavillon à Seine-Port. Puis nous avons pris des bureaux à Cesson la Forêt. Mais notre croissance est telle qu'il nous fallait à nouveau déménager. Sénart nous paraissait tout indiqué. Or, le Carré en constitue le poumon. Notre choix était donc naturel.

Quelles équipes de l'entreprise seront-elles concernées ?
M. B. : Notre force est d'abord constituée par les quelque 1 600 mandataires immobiliers à domicile que nous avons mis en réseau dans toute la France. Nous en recrutons 500 de plus chaque année.  De ce point de vue, l'ouverture à venir du Théâtre de Sénart nous intéresse car nous organisons régulièrement des conventions d'affaires. Au Carré Haussman 3, sur les 1 200 m2 que nous acquérons, nous installerons notre siège social et les 40 salariés de notre plateforme administrative et technologique.

Dans un environnement concurrentiel, quels atouts ont permis à Sénart d'emporter votre décision ?
M. B.
: Principalement son emplacement stratégique grâce à l'A5, à la Francilienne et au RER. Nous espérons aussi que la gare TGV permettant une interconnexion LGV se fera bien comme prévu. Nos agents nous rejoindront alors très facilement. Je citerai encore une future connexion au réseau départemental internet à haut débit et la volonté d'offrir à nos salariés un environnement de qualité conciliant une nature très présente et de nombreux services, commerces et loisirs.

“Le Carré est le poumon économique de Sénart. Son accessibilité est parfaite et il offre une gamme de services très riche à l'entreprise et à ses salariés.”

UN DÉVELOPPEMENT AU CARRÉ !

I@D a choisi le Carré Haussman 3 pour installer son siège social.

 

 

 

 

 

 

Pour exister, pour respirer, Sénart avait besoin d'un cœur. Elle a mieux : un Carré ! Ce programme immobilier très novateur a réussi, en l'espace de 10 ans, à donner à la Ville Nouvelle l'identité et la notoriété qui lui manquaient encore.

Fin 1993. Sénart se voit in-extremis privé du Grand Stade qui lui avait été promis pour la Coupe du Monde 1998. La déception des élus de la Ville Nouvelle est à la mesure des bénéfices qu'ils espéraient tirer de ce grand équipement en termes de désenclavement, de développement économique et de notoriété. “Il fallait absolument rebondir se souvient aujourd'hui François Tirot, le Directeur de l'urbanisme et du paysage à l'EPA. Ma Direction générale m'a alors demandé de plancher sur un grand projet à même de donner un nouvel élan à Sénart. Deux objectifs devaient guider notre réflexion : mettre en réseau les communes de la Ville Nouvelle et réunir les conditions d'accueil sur un site central des grands équipements et services renforçant l'identité et le rayonnement de Sénart. Très vite, le concept du Carré s'est imposé.”
Aujourd'hui, ce gigantesque Carré d'1,4 km de côté (soit 200 ha) s'est imposé comme le cœur, la vitrine, de Sénart... alors même que 30 % seulement du programme est réalisé. “Par contre, 80 % des aménagements sont achevés, explique François Tirot. C'est le secret de notre réussite : avant toute construction, nous avons installé un paysage, planté 10 000 arbres, creusé 2 canaux, implanté 21 km de liaisons cyclistes”.
Tiré par une puissante locomotive – le centre commercial inauguré en 2002 sur 65 000 m2 – et de beaux équipements tels le Shopping Park, le plus grand bowling francilien et le complexe Gaumont (16 salles) le plus fréquenté de France, le Carré a également veillé à offrir une mixité d'usages. “L'heure viendra d'y faire des logements de qualité”, promet Jean-Jacques Fournier, le Président du SAN qui, pour l'heure, assigne au Carré une autre priorité : assurer à la collectivité les retombées économiques et fiscales dont elle a besoin pour poursuivre son développement. “Notre objectif initial portait sur
100 000 m2 de bureaux et 4 000 emplois. Nous avançons un peu moins rapidement que prévu, mais 30 000 m2 ont déjà été construits.”
D'autres programmes sont d'ores-et-déjà sur les rails et les premiers chantiers liés à la création d'un Pôle des Sciences de l'Ingénieur autour de l'ICAM vont démarrer en fin d'année (voir notre encadré). Sans oublier le Théâtre (50 M€) livré en 2014 à la Scène Nationale de Sénart et, à moyen terme, une salle d'athlétisme d'une jauge suffisante pour accueillir des Championnats d'Europe.

L'ICAM bientôt dans ses murs

La première promotion de l'ICAM Sénart (50 étudiants) a été recrutée à la rentrée dernière sans attendre les locaux que l'école d'ingénieurs a mis en chantier au cœur du Carré avec le soutien financier du SAN, du Département de Seine-et-Marne et de la Région Île-de-France. Un premier permis de construire de 25 000 m2 a été déposé pour réaliser 310 logements étudiants (10 000 m2), 11 000 m2 de bâtiments pour l'ICAM et 4 000 m2 de bureaux et de locaux en prévision de l'arrivée d'autres écoles. Dans un premier temps, 20 M€ vont être investis dans la réalisation de 150 logements étudiants (rentrée 2014) et 7 500 m2 de bâtiments d'études et de bureaux (rentrée 2015). D'ici 10 ans, l'école devrait accueillir quelque mille étudiants (voir notre rubrique Matière Grise p. 11). La montée en puissance de l'Université de Paris-Est Créteil (UPEC) se poursuit également. Le nombre de ses étudiants devrait doubler et dépasser le cap des 5 000 avant 2025. L'an prochain démarreront les travaux d'une bibliothèque universitaire (1 500 m²) suivis de la construction d'un nouveau bâtiment de 2 000 m2 destiné aux licences professionnelles.

Perspective des bâtiments de Fulton pour l'écopôle de Sénart.
© Donati et Associés.

 

 

 

 

 

DES AMBITIONS ESTAMPILLÉES “GRAND PARIS”

En signant avant la fin de l'année le Contrat de Développement Territorial qui la liera au Grand Paris, Sénart s'affirme comme une porte d'entrée majeure de la métropole. Elle mise principalement sur l'innovation logistique et les éco-activités.

L'enquête publique préalable à la signature du Contrat de Développement Territorial qui liera Sénart à l'état et au Grand Paris avant la fin de l'année va bientôt être engagée. Tous les signataires potentiels (1) ont délibéré favorablement.  Pour que ce dispositif innovant entre en vigueur, il ne reste plus qu'à attendre les conclusions du Commissaire-enquêteur et leur prise en compte. Parmi les priorités retenues dans 70 fiches actions figurent le renforcement de l'accessibilité de la Ville Nouvelle. Cela passera par l'achèvement d'ici 5 ans du dernier tronçon du TZen 1 en site propre jusqu'à Corbeil, suivi de la mise en chantier du TZen 2 (Carré Sénart – Melun Gare). Programmé à l'horizon 2020, cet investissement de quelque 160 M€ est d'ores-et-déjà financé par l'état, la Région et le Département de Seine-et-Marne. Reste à améliorer très sensiblement le fonctionnement du RER D dont les élus pointent régulièrement les insuffisances.

Un pôle d'excellence et d'innovation logistique
Concernant le développement économique, deux grandes thématiques d'excellence ont été retenues. La première – l'innovation logistique – s'imposait : Sénart est l'un des pôles majeurs de la spécialité (1,8 million de m2 construits et 7 300 emplois). Le parc d'activités de l'A5 (130 ha cessibles) lui est totalement dédié. Après Bergerat Monnoyeur (Groupe Caterpilar), la Foncière Dentressangle vient de signer pour 90 000 m2 et PRD va lancer la commercialisation d'un bâtiment de 62 000 m2 livrable d'ici 18 mois. “Avec la création, fin 2013, d'un Club de l'innovation logistique, l'objectif est d'inscrire Sénart dans une logique de Cluster, pour promouvoir, par un partenariat étroit entre l'enseignement supérieur, les entreprises et les collectivités, de nouveaux débouchés dans la robotique, l'informatique ou la géolocalisation”, résume Frédéric Cavan, Directeur du développement économique de l'EPA. à Moissy-Cramayel, la société Balyo donne l'exemple en concevant des véhicules autoguidés destinés au transport de palettes (voir Trajectoires n° 30).
Dans une Ville Nouvelle qui, par nature, doit beaucoup construire tout en veillant à protéger son environnement, les éco-activités s'imposaient tout aussi naturellement. Elles disposeront bientôt avec l'écopôle, site pilote de 73 ha inscrit dans la politique d'éco-région idéalement situé de part et d'autre de la Francilienne et à proximité du RER, sur les communes de Combs-la-Ville, Lieusaint et Moissy-Cramayel (voir notre encadré ci-contre).
Ces deux thématiques feront très prochainement l'objet de formations supérieures dispensées par l'Université de Paris-Est Créteil (Master en logistique, licence en performance énergétique) ou l'Institut Catholique des Arts-et-Métiers qui a choisi pour son école sénartaise d'inscrire la construction de la ville et la gestion de la chaîne logistique parmi ses spécialisations de 4e et 5e année.

(1) Région Île-de-France, Conseils généraux de Seine-et-Marne et d'Essonne, SAN de Sénart Ville Nouvelle et de Sénart en Essonne et 12 communes.

Bientôt une pépinière d'entreprises à l'écopôle

Le SAN de Sénart va investir 4 millions d'euros ces deux prochaines années dans la construction d'une pépinière et d'un Hôtel d'entreprises dédiés aux éco-activités. “Ce sera le véritable coup d'envoi de notre écopôle”, annonce Michel Bisson, 1er vice-Président du Syndicat d'Agglomération Nouvelle en charge de l'économie. Objectif : réunir dans une forte dynamique, relayée par un club des éco-activités, des entreprises investies dans des filières d'avenir telles que la performance énergétique, l'éco-construction, la gestion des flux ou la production d'énergies renouvelables. Début 2014, Helioprod Méthanisation ouvrira sur le site une unité de méthanisation destinée à produire l'énergie nécessaire à une population de 6 000 habitants. Attendue pour fin 2014, la pépinière d'entreprises comprendra, sur 2 300 m2, une trentaine de bureaux et une demi-douzaine de locaux d'activités. Elle accueillera aussi l'animateur de l'Ecopôle récemment recruté conjointement par l'EPA, le SAN et la Région.

 

INTERVIEW : Dominique Paul,  Directeur de la Logistique à l'UGAP, la centrale d'achat public, Savigny-le-Temple
Vous avez participé aux réflexions qui axent le futur Contrat de Développement Territorial sénartais sur l'innovation logistique. Qu'entendez-vous par là ?
D. P.
: La perception communément admise de la logistique est beaucoup trop réductrice. Il n'est plus seulement question d'entrepôts et de camions. La logistique, tout en restant une fonction indispensable au bon fonctionnement d'une entreprise, doit évoluer pour élargir ses domaines d'intervention et de compétence.

C'est tout votre pari actuellement  à l'UGAP. Êtes-vous en passe de le gagner ?
D. P.
: Absolument. Depuis une vingtaine d'années, avec la décentralisation, toute notre activité très saisonnière de commercialisation et de distribution de mobilier et d'équipements scolaires avait nettement diminué, menaçant notre site de Sénart.
Il y avait urgence à trouver de nouveaux débouchés pour rentabiliser toute l'année un équipement important (14 000 m2) et pérenniser l'emploi de ses 24 salariés. Une première expérience réussie a consisté à stocker du matériel informatique acheté à l'UGAP par un client opérateur de santé et à lui livrer au fur-et-à-mesure de ses besoins. Puis la centrale d'achat a proposé en ligne des ordinateurs pré-configurés à bas prix avec la garantie d'une livraison en 5 jours. 8 000 pièces sont parties en 5 mois, générant un chiffre d'affaires de 100 000 € par semaine.

Avez-vous d'autres pistes ?
D. P.
: Tout est possible dès lors que l'on raisonne différemment dans nos process. Nous allons par exemple engager la commercialisation d'appareils de monitoring pour les établissements de santé, complétée par une formation en e-learning. Les TIC aussi élargissent notre horizon dans un département bien desservi en haut débit, car l'évolution de la logistique de distribution s'appuie sur la diminution des délais pour mieux accompagner le développement du commerce en ligne.

SOURCE
Trajectoires n° 31 – JUIN-JUILLET-AOUT 2013

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Format : 10/2017
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