Publié le 06/02/2013

LABEX MMCD : quatre laboratoires unissent leurs compétences pour étudier les matériaux du génie civil et de l’environnement

Dirigé par Philippe Coussot, le Laboratoire d’Excellence (Labex) MMCD regroupe des chercheurs de quatre laboratoires dépendants de l’Université Paris-Est. Il a vocation à développer les recherches, les formations et les relations industrielles sur les matériaux du génie civil et de l'environnement.

“ On demande aux chercheurs de proposer des projets de recherche en même temps qu'un candidat, doctorant ou post-doc. “ Philippe Coussot, Directeur du laboratoire d'excellence (Labex) MMCD.

Philippe Coussot, Directeur du laboratoire d'excellence (Labex) MMCD.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dirigé par Philippe Coussot, le Laboratoire d'Excellence (Labex) MMCD regroupe des chercheurs de quatre laboratoires dépendants de l'Université Paris-Est. Il a vocation à développer les recherches, les formations et les relations industrielles sur les matériaux du génie civil et de l'environnement.

“Lorsqu'en 2010, le gouvernement lance l'appel à projets “Labex” (Laboratoire d'Excellence), l'objectif revendiqué est clair : permettre à des équipes de chercheurs de faire jeu égal avec leurs homologues étrangers. Parmi les lauréats, le Labex MMCD. “Pour Multi-Scale Modelling & Experimentation of Materials for Sustainable Construction” détaille Philippe Coussot, directeur de la structure qui regroupe une centaine de chercheurs de quatre laboratoires : le CERMICS, l'ICMPE, le MSME et le laboratoire Navier, tous dépendants de l'Université Paris-Est. “Nous voulons mettre en commun nos compétences, qui couvrent les domaines de la mécanique, de la physique, de la chimie et des mathématiques, sur des projets concernant les matériaux du génie civil et de l'environnement, le tout orienté vers le développement durable”.

Des matériaux complexes, multi-échelles
“Sols, roches, matériaux de construction... nous avons à faire à des matériaux compliqués”, explique Philippe Coussot. “Ils ont cette particularité d'être multi-échelles : selon celle à laquelle on les étudie, on observe des structures différentes”. Un sol peut ainsi être à la fois constitué de petites particules d'argiles, de grains de sable, de végétaux et de cailloux. Le béton, quant à lui, contient notamment des nanoparticules, des microparticules de ciment, du sable et des cailloux. “Le problème”, éclaire Philippe Coussot, “c'est que pour parvenir à prédire les propriétés d'un matériau, comprendre ses évolutions chimiques et physiques et s'assurer de sa durabilité il faut, au préalable, avoir identifié les différentes structures qui le composent et comprendre comment leur imbrication impacte ses propriétés”.

Un budget de six millions d'euros sur huit ans
Doté d'un budget de six millions d'euros sur huit ans, le Labex MMCD travaille suivant trois axes. Un volet scientifique tout d'abord, avec un fonctionnement sur la base d'appels d'offres internes. “On demande aux chercheurs de proposer des projets de recherche en même temps qu'un candidat, doctorant ou post-doc” explique Philippe Coussot. Une façon de s'assurer du haut niveau de tous les nouveaux collaborateurs. “Nous les rémunérons d'ailleurs au maximum du tarif pratiqué dans les établissements publics”. Pour la seule année 2012, le Labex a déjà lancé 5 thèses et 2 post-docs.

La stratégie de l'excellence
Le second volet concerne la formation. Le Labex soutient ainsi le développement d'un master “mécanique et génie civil” au sein du PRES Paris-Est, sur le site de Marne-la-Vallée. “Nous nous appliquons à augmenter sa visibilité, son attractivité et son dynamisme interne en offrant notamment, aux meilleurs éléments, une bourse du Labex à l'issu du master”.

Des relations privilégiées avec l'industrie
Troisième volet, la valorisation. Chacun de leur côté, le CERMICS, l'ICMPE, le MSME et le laboratoire Navier ont développé des relations privilégiées avec des industriels. Le Labex désire désormais mettre en place une interface qui permette aux entreprises d'avoir accès simultanément, sur une problématique spécifique, à des chercheurs des quatre laboratoires. De quoi booster encore le projet – dont le degré d'avancement impressionne déjà l'ANR (Agence Nationale pour la Recherche), financeur et gestionnaire de l'appel d'offres Labex. A suivre de près, donc !

Un Labex soutenu par les industriels
Beaucoup d'industriels, dont Lafarge et Saint-Gobain, avaient déjà passé des contrats avec l'un des quatre laboratoires du Labex avant sa création. Ce qui les intéresse dans le dispositif progressivement mis en place, c'est de disposer d'une interface plus large en termes de thématiques scientifiques et de domaines couverts et d'avoir accès, dorénavant, à plusieurs personnes travaillant au sein de chacun des quatre laboratoires. à leur intention, le Labex compte en outre organiser des workshops et des conférences, afin de leur présenter régulièrement.

SOURCE
Trajectoires n° 29 – FEVRIER - MARS 2013

Tags: 

Abonnez-vous à notre newsletter

Format : 08/2017
Format : 08/2017