Publié le 29/09/2016

La start-up Valwin, prend pied sur un nouveau marché

Valwin
Valwin

Camille Freisz est une jeune femme très entreprenante et le travail ne lui fait pas peur. Pharmacienne de formation, elle a fondé sa start-up Valwin, il y a deux ans.

par Marie-Bénédicte Allaire publié le 04/08/2016 à 10:54 - "Mon métier, ma passion RTL"

Passée la porte cochère de cet ancien bâtiment industriel au cœur de Paris, nous voilà au sein d'une pépinière de start-up. C'est là qu'officie Camille Freisz, trentenaire et cofondatrice de Valwin, plateforme numérique qui facilite la relation entre les pharmacies et leur clientèle. Cette brune élancée au regard rieur, est pharmacienne de formation. "C'est un métier passionnant où on peut vraiment agir. Nous sommes les premiers professionnels de santé que les patients viennent voir. 80% des Français restent fidèles à leur pharmacien, parce qu'il connaît leurs enfants, leurs pathologies chroniques, et peut les orienter".

"C'est un beau métier", dit cette fille de pharmacien. Camille aurait d'ailleurs pu reprendre une officine, si au cours d'un stage chez un grand éditeur médical, elle ne s'était pas passionnée pour le numérique. Fin 2013, la vente de médicaments en ligne est autorisée. Camille se penche sur les logiciels de santé existant et ne les trouve "pas très sexy pour les professionnels". "C'était un nouveau marché qui s'ouvrait, je me suis dit si personne ne le fait bien, on se tire une balle dans le pied", se souvient-elle. C'est alors que naît l'idée d'une plateforme numérique pour permettre aux officines de développer un service à distance avec leurs patients, et à ceux-ci de mieux gérer leur santé.

Une pause pour mieux réfléchir

Mais plutôt que la développer dans l'entreprise où elle évolue alors, Camille décide de créer sa start-up, Valwin, avec deux associés. "On se rend compte qu'il y a un besoin, on a envie d'y répondre, de faire avancer la prise en charge, la coordination. On se dit allez hop, on y va", raconte la jeune femme. Camille incarne bien cette génération de jeunes qui osent entreprendre. Elle apprend alors "sur le tas". "Je n'ai pas une formation de commerciale, de financier... on essaie de s'entourer des meilleurs partenaires. On se trompe parfois. C'est passionnant parce qu'on touche à tout et en même temps il faut aller vite, c'est une course contre la montre", explique-t-elle.

Dans cet univers de jeunes pousses, la réussite fulgurante de quelques-uns peut-être un miroir aux alouettes et Camille garde les pieds sur terre. Il y a aujourd'hui un "gros engouement autour des start-up, une tendance à idéaliser, on se dit ‘c'est cool'. Mais on part de rien, on n'a pas toutes les compétences, c'est une bataille au quotidien. Il faut avoir conscience que ce n'est pas un choix qu'on doit faire à la légère", confie la jeune entrepreneuse.

Cet été Camille Freisz et ses associés doivent trouver de nouveaux investisseurs. Mais, la jeune femme va aussi s'offrir le luxe de faire une pause d'une semaine de vraies vacances. "C'est quelque chose que j'ai appris depuis un an, relate-t-elle. Pendant deux ans j'étais à fond. Mais c'est en s'accordant du temps pour prendre l'air, partir à la campagne le week-end, qu'on peut le plus réfléchir sur sa boîte".

 

Camille Freisz, cofondatrice de la start up Valwin, prend pied sur un nouveau marché Crédit Image : Marie-Bénédicte Allaire / RTL.frCrédit Média : Marie-Bénédicte Allaire

Ce projet né à Fontainebleau avait été soutenu par Seine-et-Marne Développement à deux occasions

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Format : 08/2017
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