Publié le 10/12/2010

L’OCS observe les périphéries urbaines à la loupe

Né avec l’École d’architecture, de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée, labellisé unité de recherche en 2001, l’Observatoire de la Condition Suburbaine concentre ses travaux sur les phénomènes propres aux périphéries urbaines. La Ville Nouvelle constitue son premier objet d’analyses et d’actions.

Né avec l’École d’architecture, de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée, labellisé unité de recherche en 2001, l’Observatoire de la Condition Suburbaine concentre ses travaux sur les phénomènes propres aux périphéries urbaines. La Ville Nouvelle constitue son premier objet d’analyses et d’actions.

Pierre Chabard, directeur de l'OCA l’heure du Grand Paris et de l’urbanisation croissante des communes rurales de la Grande Couronne, l’Observatoire de la Condition Suburbaine ne manque pas de sujets d’études. Il est au cœur de problématiques déterminantes pour l’avenir de millions de franciliens. Tout ou presque est dit dans l’appellation de l’École d’architecture, de la ville & des territoires de Marne-la-Vallée à laquelle l’équipe de recherche est adossée. Dans le choix de sa localisation aussi. Ancrée sur le campus Descartes, la dernière-née des écoles d’architecture françaises (1995) souhaite faire de sa localisation dans la Ville Nouvelle un atout et un gage d’identité. “De la même façon, Marne-la-Vallée constitue pour notre équipe de sept enseignants chercheurs un formidable champ d’investigations, de recherches et d’interventions”, observe Pierre Chabard, Directeur de l’OCS. La preuve : tous les travaux menés depuis son habilitation comme unité de recherche en 2001, à l’exception d’une étude en cours sur l’histoire du quartier de la Défense, ont porté sur l’observation et l’interprétation de différents aspects de la Ville Nouvelle. “Depuis 2002, par exemple, nous réalisons un atlas historique et un observatoire photographique des formes urbaines de Marne-la-Vallée.” Une autre commande, en cours de finalisation, s’intitule “Un grand territoire à densifier : opportunités et enjeux de Marne-la-Vallée dans la métropole parisienne”. Le laboratoire a également participé à l’opération du Grand Paris, en association avec l’architecte urbaniste Yves Lion, fondateur et ancien directeur de l’école. Autant de contributions qui lui ont permis de progresser encore dans sa compréhension des Villes Nouvelles.

TRAVAILLER POUR LE DÉVELOPPEMENT SURBURBAIN

“Notre démarche est volontairement inductive. Nous observons la réalité et nous en induisons des théories en considérant les transformations dans leurs dimensions paysagère et architecturale, mais aussi politique, économique, sociale ou commerciale.” Même si l’heure ne semble plus à la création ex nihilo de Villes Nouvelles, comme ce fut le cas pendant les trente glorieuses, l’activité de l’Observatoire se révèle précieuse pour les collectivités locales et les acteurs privés qui mènent régulièrement des opérations de développement suburbain. “Val d’Europe, le secteur iv de Marne-la-Vallée, en est un bon exemple : l’État y intervient en partenaire d’une initiative privée, celle de Disneyland®  Paris en l’occurrence. Nous avons travaillé sur ce programme en rendant, il y a deux ans, une étude interdisciplinaire intitulée “Territoire de signes, la leçon de Marne-la-Vallée”. Dans ce contexte, l’équipe de Pierre Chabard, rattachée au Ministère de la Culture, monte en puissance. Elle tire le meilleur des partenariats noués avec d’autres laboratoires réunis dans le Pôle Ville du PRES de Paris Est ou avec Advancity, le Pôle de compétitivité de la ville durable et des éco-technologies urbaines. L’objectif commun, à travers ces démarches interdisciplinaires ? Promouvoir une ville meilleure pour une vie meilleure. Une mission bien dans l’air du temps qui est d’ailleurs le thème choisi par Shanghai pour son Exposition Universelle, sous l’intitulé “Better City, Better Life”.

+ d’informations : www.marnelavallee.archi.fr

LA SEINE-ET-MARNE, LABORATOIRE GRANDEUR NATURE

L’École d’architecture et l’OCS suivent de près les projets territoriaux de la Seine-et-Marne. Les opérations auxquelles ils sont associés permettent aux étudiants du 3e cycle “architecture – urbanisme” de travailler sur des projets réels.
L’Observatoire, de son côté, organise deux ou trois fois par an, avec le CAUE 77 et d’autres partenaires du campus, des journées d’étude animées par des universitaires et praticiens sur des thèmes tels que “l’agriculture urbaine” ou “les vertus durables de la densité”, bien en phase avec les réalités du département.

SOURCE
Trajectoires n° 16 – JUIN JUILLET AOÛT 2010

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Format : 11/2017
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