Publié le 05/04/2013

L’innovation : Une des clefs de la réussite

Quand la conjoncture économique est maussade et que les marges de croissance semblent inexistantes, le salut des entreprises réside pour une bonne part dans leur capacité à innover pour se démarquer de leurs concurrents. Un produit plus recyclable, un process plus économe, un service plus performant... peuvent leur donner un nouvel élan, et générer de nombreux emplois.
Avec INNOV77, Seine-et-Marne Développement et ses partenaires ont doté en 2012 le département d’un programme de proximité pour accompagner les PME et TPE dans ce processus riche de promesses.

Quand la conjoncture économique est maussade et que les marges de croissance semblent inexistantes, le salut des entreprises réside pour une bonne part dans leur capacité à innover pour se démarquer de leurs concurrents. Un produit plus recyclable, un process plus économe, un service plus performant... peuvent leur donner un nouvel élan, et générer de nombreux emplois.
Avec INNOV77, Seine-et-Marne Développement et ses partenaires ont doté en 2012 le département d'un programme de proximité pour accompagner les PME et TPE dans ce processus riche de promesses.

Digital Media Solutions à Noisiel s'appuie sur le réseau INNOV77 pour engager des projets innovants.

Visuel 3D du Projet Sustains de l'entreprise Artefacto à Champs-sur-Marne, pour lequel le Conseil général de Seine-et-Marne prend en charge 45 % des dépenses de R&D.

Machine pour le micro dosage de composé pharmaceutique de l'entreprise Xpert Automation à Pommeuse. L'adhésion au pôle de compétitivité Systematic a permis à l'entreprise Balyo, à Moissy-Cramayel, de participer à une mission économique aux USA qui s'est traduite par l'ouverture d'une filiale à New-York.

INNOV77 L'union fait la force !

INNOV77 organise de nombreuses réunions d'informations et conférences thématiques.

 

 

 

 

 

Créé début 2012 à l'initiative de Seine-et-Marne Développement, avec la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne, le programme INNOV77 a déjà largement fait la preuve de son utilité. Il mobilise tous les partenaires locaux de l'innovation autour de PME/TPE qui identifient difficilement les aides et accompagnements auxquels elles peuvent prétendre.

E n février dernier, INNOV77 s'est déplacé dans les locaux de la Communauté d'agglomération de Melun Val de Seine pour tenir sa rencontre mensuelle “Innovation et Territoires”. Tous les partenaires du réseau étaient présents : Seine-et-Marne Développement, la CCI77, le Centre Francilien de l'Innovation, OSEO, l'INPI, JESSICA (1) et l'Incubateur Descartes. Au programme d'une journée bien chargée figuraient, en matinée, la présentation du dispositif aux PME/TPE intéressées puis, l'après-midi, des rencontres individuelles avec 4 entreprises en phase d'innovation. “Pour elles, ces rendez-vous groupés sont un gage d'efficacité et un gain de temps considérable, observe Sonia Dutartre, la Directrice Adjointe de Seine-et-Marne Développement et la copilote du programme avec Eric Nowak (CCI77). Tous les partenaires sont réunis pour analyser leur projet, les informer sur les aides et dispositifs auxquels elles peuvent prétendre, les orienter, leur fournir des contacts...” à ce jour, aucun autre département francilien n'a mis sur pied un système aussi complet.

Un accompagnement de proximité
Dans le plus vaste département d'Île-de-France, la proximité est visiblement un gage de succès. Selon une étude effectuée par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Seine-et-Marne en 2011, beaucoup de PME et TPE se sentaient éloignées des structures qui pouvaient les accompagner dans leur processus d'innovation. “L'envie était là, les capacités aussi, mais trop peu d'entre-elles osaient franchir le pas, résume Eric Nowak. Il y avait tout à la fois un problème de visibilité et de lisibilité des aides disponibles. De ce point de vue, INNOV77 a très nettement amélioré les choses, avec une vingtaine d'événements, généralement décentralisés, organisés dès 2012 – sa première année d'existence (voir ci-contre).
La raison d'être de la mise en place de ce programme n'est pas strictement liée à un aspect de financement des projets qui sont présentés. “Ces aides existent déjà, notamment en Seine-et-Marne, qui est à ce jour le seul département d'Île-de-France à abonder les aides régionales par exemple (voir page 9), explique Sonia Dutartre. Notre rôle se situe plus dans la détection, l'orientation, l'accompagnement. L'innovation est un processus long, compliqué et coûteux, nécessitant une multitude de compétences techniques, financières, commerciales, administratives. Concevoir un nouveau produit, un nouveau process ou un nouveau service ne suffit pas. Il faut aussi savoir le protéger, en vérifier la pertinence, en mesurer la rentabilité, en imaginer tous les développements. Pour triompher de ce parcours du combattant... rien ne vaut un réseau bien soudé !”

(1) L'Association JESSICA France porte le programme CAP'TRONIC pour faciliter l'innovation et la compétitivité des PME par l'électronique.

Un bilan déjà très positif
La première année d'activité d'INNOV77 a été bien remplie avec l'organisation de nombreuses réunions touchant plus de 250 entreprises seine-et-marnaises et l'accompagnement d'une quarantaine de PME innovantes.

Neuf rencontres “Innovation et Territoires” ont été montées par Seine-et-Marne Développement en partenariat avec les communautés d'agglomération du Pays de Meaux, de Marne et Chantereine, du Val Maubuée et de Marne et Gondoire,
le SAN de Sénart et les communautés de communes de Montereau, de la Brie des Templiers, de la Brie Nangissienne, et du Pays de Nemours.

Cinq ateliers INNOV77 pilotés par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Seine-et-Marne ont également été proposés, avec le pôle de compétitivité Systematic Paris Région, la Grappe d'entreprises Défi Mécatronic ou le Cetim (mécanique). Chacun a réuni en moyenne une vingtaine d'entreprises. Celui monté avec la Caisse des Dépôts et OSEO sur le financement et la création de la future BPI (Banque Publique d'Investissement) a même réuni 80 participants.

Enfin, le Centre Francilien de l'Innovation a organisé en 2012 deux conventions d'affaires réunissant des PME, des donneurs d'ordres et des laboratoires sur des secteurs d'activité spécifiques. La première a été consacrée à l'ingénierie de la construction, le bâtiment, la gestion de l'eau et le recyclage des déchets ; la seconde à la mécanique et l'électronique - en partenariat avec Défi Mécatronic, Air France Industrie et un laboratoire de Polytechnique.

En 2012, le bilan du financement de l'innovation s'affiche comme suit : 91 entreprises ont bénéficié d'aides financières des principaux acteurs d'INNOV77, OSEO Innovation a versé 3,3 M€ d'avances remboursables, la Région (via le CFI) 475 000 € au titre de son fonds d'aide à l'innovation. Les aides régionales ont été abondées par le Département pour environ 184 000 €, sans compter  le financement d'entreprises, ou de laboratoires de recherche, via le dispositif des Pôles de Compétitivité.

 

INTERVIEW : Patrick Herbelin, dirigeant de Xpert Automation à Pommeuse.
Quelle est la nature de l'innovation développée par Xpert Automation ?
P. h
. : Il s'agit d'une technologie robotisée permettant la distribution de poudres en micro-quantités – à partir de quelques dixièmes de milligrammes –, ce qui permet
de réduire les consommations de produits ou de solvants. Les débouchés sont nombreux dans l'industrie pharmaceutique, agro-alimentaire et cosmétique. La commercialisation débutera en 2014 avec les consommables associés. Au total, le chiffre d'affaires annuel devrait avoisiner les 3 à 4 M€.

Quelles aides financières avez-vous reçues ?
P. h.
: Principalement l'Aide à l'Innovation Responsable (AIR), soit 36 900 €, de la Région Île-de-France, abondée par 10 250 € du Conseil général de Seine-et-Marne. S'y ajoute, pour 3 000 €, une Aide à la Préparation de Programme Innovant (APPI) versée par OSEO pour financer la démarche Brevet. Au total, ces sommes représentent 45 % de la phase recherche et développement initiale.

Sans ces aides, auriez-vous renoncé ?
P. h.
: Bien sûr que non ! Mais cela aurait été beaucoup plus compliqué et, surtout, beaucoup plus long. Ces aides m'ont permis de consacrer l'essentiel de mon temps au développement de cette nouvelle technologie. Sans compter que le coup de pouce n'est pas seulement financier. L'accompagnement d'INNOV77 et du Centre Francilien de l'Innovation (CFI) a été déterminant car il a facilité la recherche d'information et l'orientation vers les bons interlocuteurs.

«  36 mois auront été nécessaires pour mettre au point et commercialiser mon innovation. Sans aides , j'aurais probablement mis 1 ou 2 ans de plus »

Des aides individuelles aux projets collaboratifs

L'Université Paris-Est Marne-la-Vallée abrite la chaire d'économie sociale et solidaire.

 

 

 

 

 

En 2012, la Seine-et-Marne a poursuivi sa politique volontariste de soutien à l'innovation. Elle intervient aux côtés de l'état et de la Région, auprès des PME/TPE à la fois sur des projets d'innovation individuelle et collaborative (des pôles de compétitivité), dans la perspective de création d'activité et d'emplois pour le territoire.

L'argent ne fait pas le bonheur, dit-on quand on en a ! Sans argent, en tout cas, point d'innovation. En matière de recherche et développement, il est indispensable. Avant même de dépenser des sommes parfois considérables dans la recherche en elle-même, vérifier la pertinence d'une idée, organiser une stratégie et protéger ses arrières coûte déjà très cher !
C'est évidemment pour les TPE et les PME que le volet financier pose plus particulièrement problème. C'est donc à elles que le Programme INNOV77 apporte des solutions précieuses en les aidant à frapper aux bonnes portes et à mobiliser les bons dispositifs. “Au niveau régional, il en existe deux principalement, détaille Stéphane Beauvais, Conseiller entreprise au Centre Francilien de l'Innovation, où il suit plus particulièrement la Seine-et-Marne. Le 1er, l'Aide à la maturation de projets innovants (AIMA), permet d'accompagner un projet très en amont, en finançant la validation du cahier des charges, une analyse de marché, la protection industrielle, les tests d'un démonstrateur, etc. Nous en accordons une dizaine par an en Seine-et-Marne avec OSEO, dans la limite de 50 % de la dépense et 30 K€”.
Le 2e dispositif important, l'Aide à l'Innovation Responsable (AIR), est financé par la Région Île-de-France, qui a confié l'instruction des dossiers au Centre Francilien de l'Innovation. “En moyenne, nous en comptons 4 par an en Seine-et-Marne. 8 les bonnes années, précise Stéphane Beauvais. La participation AIR à un projet oscille de 25 à 50 % dans la limite de 100 K€, mais cette aide n'est mobilisable que si l'innovation attendue est plus durable que le produit, le process ou le service qu'il se propose de remplacer.”

Un effet de levier en Seine-et-Marne
En 2012, le département de Seine-et-Marne, seul territoire francilien, à ce jour, à abonder les aides régionales, a majoré, sur proposition de Seine-et-Marne Développement, 8 AIMA et 2 AIR, pour un total de 184 000 €. Ces projets devraient générer la création d'environ 35 emplois. Digital Media Solutions (Noisiel, voir page 10) comptait parmi les bénéficiaires.
L'implication du Conseil général est plus forte et s'inscrit sur une durée moyenne de 3 ans auprès des entreprises qui participent à des programmes collaboratifs labellisés par les pôles de compétitivité auxquels il a adhéré (1) ; “Les cofinancements des acteurs de ces projets se répartissent entre l'état et les autres collectivités franciliennes, résume Sonia Dutartre, la Directrice adjointe de Seine-et-Marne Développement. Pour ce dispositif, les PME de notre territoire sont aidées sur la base de 45 % maximum de leurs dépenses de R&D dans le projet”. C'est par exemple le cas pour Sardou Recherche Développement (Saint-Soupplets) qui recevra 200 000 € (cofinancement Département-Région), ces trois prochaines années, pour sa participation au programme EPOCARB du pôle ASTech Paris Région. Ce projet représente pour l'aéronautique une “rupture technologique majeure”permettant une amélioration stratégique de la conductivité électrique et de la qualité des pièces. La phase d'industrialisation du procédé permettra la création de dizaines d'emplois.
L'action du pôle de compétitivité Systematic Paris-Region, en Seine-et-Marne, affiche de belles promesses aussi avec la mobilisation de quatre grands groupes (C&K, EDF Renardières, Hispano-Suiza, Snecma) et d'une vingtaine de PME. “A ce jour, résume son Président Jean-Luc Beylat, nous avons déjà expertisé 1 294 projets collaboratifs. 906 ont été labellisés et 364 financés – 19 concernent des entreprises et des laboratoires adhérents seine-et-marnais – pour un effort de recherche et développement global de 1,86 milliard d'euros. Aux côtés des financeurs publics (640 M€ provenant de l'état, des agences ANR, EUREKA, FEDER, OSEO et des collectivités territoriales), nous mobilisons aussi une vingtaine d'investisseurs privés, ce qui est très encourageant”.

(1) Advancity, ASTech Paris Région, Cap Digital et Systematic Paris Région.
 

Les collectivités et les associations aussi

Au travers de son Fonds d'Innovation Numérique pour l'Expérimentation (FINE) doté de 150 000 € par an, le Conseil général de Seine-et-Marne entend favoriser l'émergence de projets numériques expérimentaux portés par les collectivités et les associations de son territoire avec le concours d'entreprises. Les résultats d'un 1er appel à manifestation d'intérêt seront prochainement connus. L'aide départementale peut atteindre 30  % d'une dépense plafonnée à 180 000 €.

En savoir plus : christine.bertrand@cg77.fr

Le futur s'invente en Seine-et-Marne !

JPB Système ou Hologram Industries hier (voir Trajectoires n° 29), Digital Media Solutions ou Artefacto aujourd'hui, les PME seine-et-marnaises savent à la fois se positionner et se maintenir à la pointe de leur secteur d'activité, grâce à une politique recherche et développement très volontariste.

Depuis 2010, Digital Media Solutions s'est distinguée par sa capacité à sortir rapidement les innovations sur lesquelles elle a travaillé. Cette année, l'entreprise pourrait bien multiplier son chiffre d'affaires par 2 ou 3. “Nous tablons sur 3 à 4 M€ en 2013”, se félicite son PDG Hervé Roux. Cette croissance sans précédent se traduira aussi par la création de 5 à 10 emplois supplémentaires, en recherche et développement et en marketing/vente. Pas mal pour cette jeune pousse créée en 2009 à Noisiel, qui compte déjà 26 salariés et 3 consultants ! Spécialisée dans la conception et la distribution de solutions audio complètes pour les salles de cinéma, les salles de spectacle et les espaces publics, l'entreprise a déjà quelques belles références à son actif. Ses solutions équipent par exemple le Dôme UGC de la Défense et les mythiques studios Oceanway de Los Angeles où Franck Sinatra, Ray Charles, Paul Mc Cartney et Mickaël Jackson ont enregistré leurs tubes. En matière de sons – 3D dorénavant – l'innovation doit être permanente pour faire la course en tête. “Les programmes que nous allons valoriser cette année ont représenté un investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros, estime Hervé Roux. Le CNC et OSEO nous ont consenti des subventions et des prêts pour près de 40 % du total. Sans ces aides, nous n'aurions jamais pu nous lancer. Le projet que nous engageons aujourd'hui avec INNOV77 suit le même chemin. Il s'agit, dans un premier temps, de valider la pertinence d'une innovation relative à l'amplification de sons intelligents et la limitation des pertes dans la transmission audio”. Coût : 78 000 € pris en charge pour moitié par une Aide à la maturation de projet innovant (AIMA) de la Région Île-de-France (25 000 €) et son abondement par le Conseil général de Seine-et-Marne (13 900 €). Si cette première étape s'avère concluante, suivra la phase de recherche et développement proprement dite, exigeant un investissement supplémentaire de 200 à 300 000 €. “Vu les économies d'énergies espérées avec l'utilisation de ces nouvelles technologies, nous solliciterons alors le Programme d'Aide à l'Innovation Responsable (AIR)”, annonce Hervé Roux.

Simulations 3D pour des éco-territoires
Toutes aussi prometteuses sont les retombées espérées par la Société Artefacto (Champs-sur-Marne) pour le projet Sustains qu'elle pilote depuis 2 ans dans le cadre d'Advancity, le pôle de compétitivité dédié à la Ville Durable. C'est la collaboration avec Epamarne et ce programme financé dans le cadre de la politique des pôles, qui a décidé cette société rennaise spécialisée dans la simulation 3D à venir implanter un nouveau site en Seine-et-Marne.
Ce projet réunit autour d'Artefacto, le Laboratoire Informatique en Mécanique Science de l'Ingénieur (CNRS - Orsay), le Laboratoire d'Informatique Nantes Atlantique, Armines-Paris Tech (91), Artelys SA (75) et une filiale d'Areva. Il vise à concevoir un outil d'aide à la décision pour le choix des systèmes énergétiques à l'échelle d'un territoire, de la production à la consommation. “L'outil attendu permettra d'appréhender les logements et locaux d'activités ou de services publics à la fois sous l'angle social, économique, énergétique, de mobilité et de durabilité. Intégrer, visualiser et manipuler ces dimensions dans sur une seule et même plate-forme informatique facilitera la prise de décision pour les élus, les financeurs comme les techniciens”, détaille l'un des associés de l'entreprise, Erwan Mahe. Un atout indéniable dans la perspective de la transition énergétique qui s'annonce. “Au regard des enjeux, les 2,3 M€ du projet ne devaient pas être un obstacle. L'Etat, la Région, et la Seine-et-Marne ont contribué pour un total de 1,1 M€”. C'est le Conseil général qui a pris en charge les 45 % des dépenses de recherche et développement d'Artefacto dans le projet, très prometteur en termes de création d'emplois. “Nous comptons 3 salariés. Nous pourrions être 5 à 6 fois plus nombreux si Sustains répond, comme cela semble devoir être le cas, à toutes nos espérances” conclut Erwan Mahe.

 

Des territoires innovants

Les rencontres “Innovation et Territoires” initiées par INNOV77 constituent pour les différents territoires une excellente opportunité d'afficher leur stratégie en la matière et de renforcer les partenariats avec les entreprises. Sur la thématique de la Ville Durable et des éco-technologies, Marne-la-Vallée et Sénart affichent ainsi des ambitions de territoires innovants et souhaitent favoriser les “expérimentations”. Les entreprises seine-et-marnaises peuvent s'appuyer sur la présence, à la Cité Descartes, du pôle Advancity, sur l'Incubateur Descartes, ou la pépinière d'entreprises innovantes. Elles profitent aussi d'un important potentiel de recherche présent dans les différentes structures du PRES Paris Est. à côté de ses projets dans le domaine de l'éco-développement (Ecopôle par exemple), Sénart s'engage, avec Seine-et-Marne Développement, sur la mise en place d'un pôle d'excellence Innovation Logistique et structure une offre de services pour accueillir les entreprises les plus performantes de ce secteur d'activités très représenté en Seine-et-Marne. Avec la communauté d'agglomération de Melun Val de Seine et le Conseil général elle développe, sur le site de Villaroche, un pôle industriel et aéronautique reconnu, en collaboration étroite avec le pôle de compétitivité ASTech Paris Région.

 

INTERVIEW : Raul Bravo, PDG de BALYO à Moissy-Cramayel
L'innovation est-elle importante dans le secteur de la logistique ?
R. B.
: Elle est indispensable. Nous sortons une nouveauté tous les 2 ou 3 mois. C'est même cela notre vrai métier. Ensuite, nous travaillons avec des partenaires pour la fabrication en série, principalement en France. Mais 90 % de nos trente salariés sont concernés de près ou de loin par la R&D. Ce n'est pas rien, surtout si l'on considère que nous n'étions que 10 il y a encore deux ans.

Vous avez adhéré au Pôle de compétitivité mondial Systematic. Quel bénéfice en tirez-vous ?
R. B.
: A ce jour, une participation à une mission économique aux USA en 2011, qui s'est traduite par l'ouverture d'une filiale à New-York. Nous avons également repéré des partenaires, laboratoires principalement, avec lesquels nous pourrons concevoir des produits innovants et de nouvelles applications robotiques. Mais il est encore trop tôt pour en parler...

Balyo existe depuis 2005. Avec le recul, dans la mise au point d'une innovation, qu'est ce qui est le plus déterminant ?
R. B.
: La prise en compte, très tôt dans le processus, des nombreux facteurs qui vont influer sur la réussite ou l'échec final. Je pense principalement au financement de la R&D. Certes, les aides publiques existent, mais elles doivent être accompagnées de financements privés, de type capital risque, qui restent encore trop peu développés
à mon avis. Il y a là une grosse marge de progrès.

“Une Aide à la maturation de projet innovant nous a été accordée par la Région et le Département de Seine-et-Marne pour développer une nouvelle application de chargement automatique des camions.”

SOURCE
Trajectoires n° 30 – AVRIL - MAI 2013

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Format : 10/2017
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