Publié le 30/10/2012

L’AVENIR DE PARIS-CHARLES DE GAULLE SE JOUE EN SEINE-ET-MARNE

2ème aéroport d’Europe, acteur mondial majeur du trafic aérien et du fret, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle constitue le cœur d’un pôle d’activités dont le dynamisme irrigue la région tout entière. Sa croissance programmée passe aujourd'hui nécessairement par la Seine-et-Marne.

2ème aéroport d'Europe, acteur mondial majeur du trafic aérien et du fret, l'aéroport Paris-Charles de Gaulle constitue le cœur d'un pôle d'activités dont le dynamisme irrigue la région tout entière. Sa croissance programmée passe aujourd'hui nécessairement par la Seine-et-Marne.

Vue extérieure des terminaux de Paris−Charles de Gaulle.

 

 

 

 

 

 

 

PARIS-CHARLES DE GAULLE FUTUR NUMÉRO 1 EN EUROPE ?

Situé sur Le Mesnil-Amelot et Mitry-Mory et d'une capacité d'accueil de 7,8 millions de passagers annuels, le S4 permet de renforcer le hub d'Air France et offre aux passagers 6 000 m2 de surfaces commerciales (boutiques, bars & restaurants) ainsi que 25 000 m2 dédiés aux salles d'embarquement.

 

 

 

Dans un secteur toujours plus concurrentiel, l'aéroport Paris-Charles de Gaulle ambitionne de devenir leader européen, devant l'aéroport londonien d'Heathrow. Sa nouvelle stratégie de développement passe par la Seine-et-Marne.

Septième plateforme mondiale et deuxième européenne en termes de passagers (61 millions de passagers en 2011), première en Europe en matière de fret et de cargos... l'aéroport Paris-Charles de Gaulle est aujourd'hui un acteur majeur du trafic aérien mondial. Mais cette position flatteuse est loin d'être immuable. “Nous sommes en concurrence” prévient Franck Goldnadel, directeur de l'aéroport. “30 % de notre activité concerne des passagers en correspondance. Or ces passagers-là peuvent décider, du jour au lendemain, d'en choisir une autre, s'ils trouvent mieux ailleurs en matière de confort et d'efficacité”. D'où la nécessité, pour Paris-Charles de Gaulle, de continuer à se développer et à s'améliorer. “Notre objectif : tenir la corde et devenir, si possible, la première plateforme internationale en Europe – donc dépasser l'aéroport londonien d'Heathrow”. Cette ambition passe désormais incontestablement par la Seine-et-Marne, grâce notamment à l'ouverture en juin dernier, sur les communes de Mitry-Mory et du Mesnil-Amelot, du Terminal S4, qui augmente de 8 millions de passagers par an la capacité de la plateforme, et au lancement d'un vaste plan de développement commercial. Une façon pour Aéroports de Paris de valoriser ses réserves immobilières disponibles et de continuer à produire de l'activité autour de l'aéroport.
“Paris-Charles de Gaulle génère 86 000 emplois directs et induit au total près de 250 000 emplois au sein de l'aéroport lui-même et à proximité, avec de nombreuses activités liées au transport aérien : entrepôts de fret et de stockage, maintenance aéroportuaire, etc.”. La collaboration entre l'aéroport et la Seine-et-Marne a donc une forte incidence sur le développement économique, l'urbanisme et l'emploi. 15 % des salariés qui travaillent directement sur la plateforme habitent d'ailleurs le département.
“Nous avons des relations très proches avec la Seine-et-Marne”, confirme Franck Goldnadel. “Nous venons notamment de signer une convention partenariale qui vise à intensifier notre coopération dans les domaines du développement économique, de l'insertion professionnelle, du transport et de la gestion de l'eau...”

Vue intérieure de la nouvelle jetée du Terminal 2E, Paris-Charles de Gaulle.

 

 

 

 

 

 

L'avenir immobilier d'Aéroports de Paris en Seine-et-Marne

En Seine-et-Marne, Aéroports de Paris possède d'importantes réserves foncières encore disponibles. Aéroports de Paris détient plus de 190 hectares de réserves foncières, dont une bonne partie en Seine-et-Marne, sur les communes de Mauregard, le Mesnil-Amelot, Compans et Mitry-Mory. En tête d'affiche, une zone de plus de 70 hectares située à cheval sur les deux dernières et dont le plan d'urbanisme a déjà été validé par les mairies. Au programme de ce vaste espace, trois vocations complémentaires. Primo, l'accueil d'activités logistiques à forte valeur ajoutée – avec notamment la livraison, dès 2013, d'un entrepôt de 20 000 m2 pour Aelia, leader du commerce duty-free. Secundo, le développement d'un business park destiné aux entreprises industrielles. Tertio, l'aménagement d'une zone de retail (commerce de détail) dont la desserte, donc l'attractivité, sera encore optimisée une fois le bouclage de la francilienne achevé. De taille plus modeste, les autres réserves foncières seront obligatoirement occupées par des sociétés en lien avec l'aéronautique, donc spécialisées par exemple dans la maintenance aéroportuaire ou le catering (restauration en vol).

INTERVIEW : Vincent Gollain. Coordinateur d'Hubstart Paris® à l'Agence régionale de développement d'Île-de-France
3 ans après la création d'Hubstart Paris®, quel bilan tirez-vous de cette union d'une vingtaine d'acteurs publics et privés du Grand Roissy ?
V. G. : Il est très positif. Entraîné par le dynamisme des 2 aéroports Paris-Charles de Gaulle ( 7e aéroport mondial) et Paris-Le Bourget (1er aéroport européen d'affaires), le Grand Roissy est l'un des principaux pôles de croissance et de création d'emplois de la région Île-de-France. Tous les partenaires, réunis pour la plupart dès la création en 2009, sont maintenant rassemblés autour d'une démarche commune pour promouvoir ce territoire qui bénéficie d'un accès privilégié aux plus grands marchés mondiaux. Cela se concrétise par une trentaine d'actions de promotion et de prospection à l'international.

 “Hubstart Paris® promeut à l'international un pôle générant 250 000 emplois.”

Quelles sont à vos yeux les actions les plus prometteuses ?
V. G. : Probablement l'accord que nous avons passé avec la place aéroportuaire d'Atlanta – laquelle se classe au 1er rang mondial pour le nombre de passagers. Outre de classiques actions de promotion commune, nous allons créer un fléchage de façon à ce que les entreprises de nos territoires respectifs, envisageant de nouvelles implantations, privilégient systématiquement le territoire partenaire. Un accueil et un accompagnement leur seront proposés à cet effet. Hubstart Paris® vient par ailleurs d'être retenu par l'état, dans le cadre d'un appel à projets du Grand Paris, pour la réalisation d'une maquette interactive du Grand Roissy et d'une application Smartphone valorisant un large bouquet de services.

Avez-vous des priorités à court terme ?
V. G. : Certes. D'une part nous doter d'un outil opérationnel, fruit de la fusion entre Datagora, le centre de ressources de la place aéroportuaire, et la pépinière d'entreprises Aéropole. D'autre part, accélérer le rapprochement avec le réseau d'affaires Aérotropolis Europe.

Passerelles d'embarquement, Terminal 2E, Paris-Charles de Gaulle.
 

 

 

 

 

 

LA PLATEFORME POUSSE À l'EST

La Seine-et-Marne est appelée à jouer un rôle majeur dans le développement économique de la plateforme aéroportuaire et du Grand Roissy. Les territoires s'organisent pour l'accueil de nouvelles entreprises.

Quand des entreprises de premier ordre, telles CSP ou Goodrich (voir page 10) décident de s'installer au plus près de Paris-Charles de Gaulle avec la volonté de pouvoir se développer, un critère guide principalement leurs recherches : le potentiel de développement. Force est de reconnaître que, de ce point de vue, la Seine-et-Marne ne manque pas d'ambition.
Les communautés de communes de la Plaine de France (8 communes, 12 000 habitants) et du Pays de la Goële et du Multien (12 communes, 28 260 habitants), sont en première ligne avec deux programmes de taille équivalente – autour de 70 hectares chacun – pour un gain total espéré de plus de 5 000 emplois.
Le Parc d'activités de la Goële situé à Saint-Mard (aménageur Rhea) est en cours de commercialisation, avec un premier bâtiment qui a trouvé preneur sur un des lots des 33 ha que Goodman a acquis. Ce parc d'activités est idéalement situé à 9km de l'aéroport, au pied de la RN2, à proximité de l'A104, l'A1, l'A3 et la RN3. L'objectif global est de partager le parc en plusieurs espaces dédiés : logistique, PME-PMI, services, commerces et restauration/hôtellerie.

La Plaine de France table sur 3 500 emplois
Sur le territoire de la Plaine de France, c'est la ZAC de la Chapelle de Guivry (aménageur Nexity), au Mesnil-Amelot, qui capte tous les regards. Située à la sortie immédiate de l'aéroport, à l'Est de la plateforme, cette ZAC doit bénéficier de l'arrivée de la gare terminus du Grand Paris Express. En continuité avec les équipements hôteliers et de loisirs existants, un véritable centre de vie de 21 000 m² pourrait accueillir au cœur de la zone le siège de la Communauté de Communes et la Maison pour l'Emploi. La partie nord sera plutôt réservée aux activités industrielles et logistiques, la partie sud étant dédiée aux PME-PMI. Au total, 43 ha seront cessibles. 

 

L'aéroport Paris-Charles de Gaulle en Seine-et-Marne c'est :

- 50 % de la surface aéroportuaire
- 4 communes d'emprise sur 7 : Mauregard, Le Mesnil-Amelot, Mitry-Mory, Compans
- 5 terminaux (T1, T2E, T2F, T2G, T3) et 2 satellites de dernière génération : S3, S4
- Le futur Terminal 4, sur l'emprise de Mauregard
- De nombreuses entreprises : Servair, Air Fuel, Base Handling, Connecting Bag Service, ICTS France, Lufthansa, SwissPort...
- Des emplois pour les Seine-et-Marnais : 15,4 % des salariés de la plateforme Paris-CDG résident dans le département.

UN EMPLACEMENT STRATÉGIQUE POUR LES ENTREPRISES SEINE-ET-MARNAISES

La proximité de la plateforme aéroportuaire de Roissy constitue un atout maître pour de nombreuses entreprises seine-et-marnaises tous business confondus. La preuve par deux...

CSP (Centres Spécialités Pharmaceutiques) a choisi Moussy-le-Neuf pour implanter son entreprise.

 

 

 

 

 

En choisissant de s'implanter à Moussy-le-Neuf en 1991, CSP (Centre Spécialités Pharmaceutiques) avait eu raison de voir grand. La société grignote peu à peu son foncier (180 000 m2) pour construire les locaux nécessaires à son développement. Sur 60 000 m2 de bâtiments, elle dispose déjà d'une capacité de stockage impressionnante (72 000 palettes) qu'il lui faudra encore augmenter dès l'année prochaine. “à peine achevée, en juillet dernier, la création d'une chambre froide à - 21° de 900 m3, nous préparons maintenant l'extension prévue en 2013 : 1 400 m2 supplémentaires pour un nouvel espace de préparation de commande de produits sensibles en chambre froide (+2°C / +8°C.)”, annonce Jean-Paul Pihen, le Directeur général en charge du développement du groupe international de préparation et de distribution pharmaceutiques. Les effectifs sont à l'avenant. Une centaine de personnes a été recrutée ces cinq dernières années et 450 salariés travaillent actuellement sur le site.
Comptant déjà parmi les plus grands centres en Europe, CSP n'oublie jamais de mettre en avant son positionnement stratégique à une poignée de kilomètres de Paris-Charles de Gaulle. “Dans notre métier, c'est capital quand on doit livrer en direct, dans les délais les plus brefs et dans le monde entier, de la Chine au Brésil, des produits sensibles de laboratoires prestigieux (Pfizer, Novartis...) insiste Jean-Paul Pihen. Notre statut de Commissionnaire en douane simplifie de ce point de vue considérablement notre travail”.

UTC Aerospace Systems au plus près de ses clients
Plus évident encore est le lien qui relie l'usine Goodrich (groupe récemment racheté par UTC et rebaptisé UTC Aerospace Systems) du Mesnil-Amelot à la plateforme aéroportuaire. Cette société internationale compte parmi les leaders mondiaux dans son métier : la fourniture et la réparation d'une multitude de pièces d'avions, des trains d'atterrissage aux sièges de pilotes, en passant par les toboggans d'évacuation. “à vol d'oiseau, nous sommes à 200 m de l'aéroport” explique Joël Haldemann, son Vice-président pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique. “Nous ne réparons pas, sauf exception, les avions sur place, mais c'est la proximité d'une plateforme logistique de premier plan et de l'un de nos principaux clients – Air France KLM - qui nous a fait choisir le Mesnil-Amelot en 1992. Les compagnies aériennes détestent que leurs avions restent longtemps immobilisés et nous devons donc pouvoir les dépanner dans des délais record. Où, mieux qu'à Roissy, serions-nous en mesure d'expédier dans l'heure des pièces en Turquie ou en Irlande ? En 2004, nous avons d'ailleurs décidé d'investir 20 M€ dans l'achat de nos propres locaux
(6 000 m2)”.

 

INTERVIEW : Brigitte Herbomez. Directrice générale de Wim Bosman France, à Mitry-Mory.
Votre groupe a opté pour une implantation à Mitry-Mory il y a tout juste 10 ans. L'expérience valide ce choix ?
B. H. : Absolument. La proximité de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle figurait au 1er rang de nos motivations. Suivaient la connexion avec le réseau autoroutier et l'assurance de pouvoir recruter sur place un personnel qualifié. Sur notre site, toutes les langues européennes sont représentées. Nous voulions aussi investir dans nos propres locaux et le foncier disponible en Seine-et-Marne convenait parfaitement à nos besoins. Nous avons d'ailleurs pu construire 2 350 m2 supplémentaires l'an dernier et disposons à présent de 8 750 m2.

“Nous voulions investir dans des locaux et les opportunités sur Mitry-Mory convenaient parfaitement à nos besoins.”

Votre activité transports étant essentiellement routière, en quoi la proximité de l'aéroport est-elle si importante ?
B. H. : Wim Bosman est une société hollandaise du groupe international Mainfreight, dont le siège est en Nouvelle-Zélande. Nos bureaux sont aux quatre coins du monde et il n'est pas un jour sans que nous ne recevions un client ou un partenaire. Nos échanges permanents avec la Chine, l'Amérique du Sud, l'Australie ou l'Europe de l'Est nécessitaient que nous nous implantions sur un territoire parfaitement et efficacement desservi.

SOURCE
Trajectoires n° 28 – NOVEMBRE-DECEMBRE 2012

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Format : 10/2017
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