Publié le 03/09/2012

École d'architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée : Initier une architecture réfléchie

L'école d'architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée est l'une des vingt Écoles Nationales Supérieures d'Architecture (ENSA) placées sous la tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication. Installée en 1995 au cœur de la Cité Descartes, membre associée du PRES Paris-Est, elle cultive sa singularité.

“L'école aborde l'architecture sur la plus grande échelle, l'urbanisme.” Alain Derey, Directeur de l'ENSAVT.

 

 

 

 

 

 

 

L'école d'architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée est l'une des vingt Écoles Nationales Supérieures d'Architecture (ENSA) placées sous la tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication. Installée en 1995 au cœur de la Cité Descartes, membre associée du PRES Paris-Est, elle cultive sa singularité.

“Notre école nationale supérieure d'architecture n'est pas une ENSA mais bien une ENSAVT - “VT” pour Ville et Territoire”, précise en guise de préambule le directeur de l'établissement Alain Derey, ancien professeur de philosophie passé par le cabinet du Ministère de la Culture. Inaugurée en 1998, l'école naît de la volonté d'un groupe d'enseignants d'aborder l'architecture sur la plus grande échelle, l'urbanisme, partant de la conviction qu'un bâtiment doit être conçu en tenant compte de son environnement. Confiant dans l'avenir de l'Est francilien, c'est à Marne-la-Vallée que le groupe choisit d'implanter son école. Située au sein de la Cité Descartes, celle-ci y occupe depuis 1999 un bâtiment conçu par l'architecte suisse Bernard Tschumi. “On a eu la chance de bénéficier d'emblée d'un entourage stimulant, notamment grâce à la proximité de l'école des ponts et chaussées” explique Alain Derey. Les deux voisins développent d'ailleurs une relation privilégiée et signent une convention de partenariat permettant à des architectes de s'orienter vers des études d'ingénieur et vice-versa.

L'art d'exposer un projet
D'emblée, l'école cultive sa singularité en proposant un enseignement très professionnalisant dès les premières années d'études. “Nous nous attachons à leur apprendre très vite à se débrouiller. Ils travaillent d'abord en équipe, puis, au fil des années, on tend vers l'autonomie”. Autre particularité, à chacune des salles de cours correspond une “salle de la critique” qui permet aux étudiants d'exposer leur travail, de le commenter et de le livrer à l'analyse des enseignants. Les futurs architectes présentent l'ensemble de leurs projets. On y trouve des photos, des textes, des dessins, des relevés, des plans, le tout présenté de façon harmonieuse – c'est une exigence de l'école. “Le rendu doit avoir en effet une qualité esthétique et graphique manifeste” confirme Alain Derey. “C'est une simple question de logique : quand on répond à un concours, ce qui est déterminant, c'est la qualité visible de la prestation, orale comme écrite. La façon dont chacun présente son travail compte donc pour une part essentielle”. L'école propose d'ailleurs, chaque année, une exposition pour souligner encore cet aspect de la qualité du rendu. La dernière en date, organisée avec le concours du Conseil général, traite de “La valorisation du territoire seine-et-marnais”.

Une ambitieuse politique éditoriale
Autre point essentiel dans l'enseignement de l'école, la dimension théorique et culturelle : tout ce qui renvoie à l'histoire de l'architecture, de la construction, de l'urbanisme est essentiel. L'ENSAVT développe d'ailleurs une ambitieuse politique éditoriale avec la publication de la revue Marne, diffusée en librairie, à laquelle participent à la fois ses enseignants et des contributeurs extérieurs dont les conceptions leur sont voisines. Elle est aussi à l'origine d'une collection, “Études et perspectives” dont la dernière parution “Où va la ville de demain ?” est consacrée à une étude sur les formes de la ville, commandée par la Direction de l'Urbanisme de la Ville de Paris à Jacques Lucan, professeur au sein de l'école.

La Biennale de Venise
Signe du rayonnement croissant de l'établissement, la nomination de son tout premier directeur, l'architecte Yves Lion, au poste de commissaire du pavillon français de la Biennale d'architecture de Venise, édition 2012. Une belle opportunité pour les étudiants qui ont réalisé une maquette de 92 m2 illustrant le thème des “grands ensembles” choisi cette année et qui, par ailleurs, ont travaillé sur la mise en œuvre du projet. Environ 200 étudiants se rendront à l'exposition internationale.

DSA D'ARCHITECTE-URBANISTE

Ce post-diplôme s'adresse à des architectes fraîchement diplômés qui visent une spécialisation en urbanisme. Au cours des 18 mois que dure la formation, ils travaillent par petits groupes sur des cas pratiques. Derniers exemples en date : deux études, la première commandée par la mairie de Melun sur les nouvelles vocations de sa prison prochainement désaffectée en liaison avec le réaménagement du quartier de la gare, la seconde sur la densification du pavillonnaire initiée par la mairie de Champs-sur-Marne. Toutes deux seront publiées au sein des Cahiers du DSA.

SOURCE
Trajectoires n° 27 – SEPTEMBRE-OCTOBRE 2012

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Format : 11/2017
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