Publié le 14/06/2012

DISNEYLAND PARIS : LE CONTE EST BON

Mickey fête cette année le 20e anniversaire de son installation à Marne-la-Vallée. Tout au long de ces années, il s'est montré généreux : la France et surtout la Seine-et-Marne ont largement profité de sa réussite touristique et économique. L’Est francilien a su s’appuyer sur cet atout de taille pour faire émerger un pôle urbain et un bassin économique de premier ordre.

Mickey fête cette année le 20e anniversaire de son installation à Marne-la-Vallée. Tout au long de ces années, il s'est montré généreux : la France et surtout la Seine-et-Marne ont largement profité de sa réussite touristique et économique. L'Est francilien a su s'appuyer sur cet atout de taille pour faire émerger un pôle urbain et un bassin économique de premier ordre.

     Le Plazza, place d'Ariane – Val d'Europe.                                       Le Parc Disneyland s'étend sur 51 hectares.

DINEYLAND PARIS : LA BELLE AVENTURE

7 milliards investis pour 50 milliards de valeur ajoutée sur 20 ans et 55 000 créations d'emplois : Disneyland Paris est sans doute la plus belle réussite économique tricolore de ces 25 dernières années. Forts de ce succès, Disney et ses partenaires publics ont décidé de prolonger leurs aventures jusqu'en 2035.

Le pôle hôtelier de Disneyland Paris propose plus de 8 000 chambres.

 

 

 

 

Dans quelques jours, une nouvelle boutique ouvrira ses portes à Disneyland Paris avec la création de près de 200 emplois à la clé. Le fait est presque passé inaperçu tant le géant américain a habitué la Seine-et-Marne et l'Île-de-France à ses largesses. À l'heure de fêter le 20e anniversaire de l'ouverture de son premier parc à Marne-la-Vallée, il peut légitimement se targuer d'un bilan exceptionnel dont il partage les fruits avec l'État et les collectivités territoriales qui l'ont accompagné sans faillir dès le début de l'aventure.

Avec 250 millions de visiteurs et 50 milliards de valeurs ajoutée pour l'économie française – essentiellement en Seine-et-Marne et en Île-de-France – Mickey a bel et bien gagné son pari... et tous ses partenaires avec lui. D'une poignée de bourgades aux portes de la Brie, il a fait la première destination touristique européenne et une véritable agglomération qui se veut la locomotive économique de l'Est parisien. 15 000 emplois directs, 40 000 emplois indirects et induits, 5,33 milliards d'euros d'impôts et taxes acquittés sur 20 ans, 4 à 5 nouvelles implantations par semaine : tous les voyants sont au vert (voir les chiffres ci-contre). Dans une récente étude, l'Assemblée des Communes de France ne s'y est d'ailleurs pas trompée en plaçant le Val d'Europe au 1er rang des agglomérations françaises les plus dynamiques avec + 401,5 % d'établissements entre 2000 et 2010 et même + 481,3 % pour les seules PME !

8 milliards d'investissements à venir
“Et ce n'est qu'un début”, promet Christophe Giral, le directeur immobilier d'Euro Disney Associés S.C.A. “L'avenant à la convention de 1987 signée par toutes les parties prenantes (1) en septembre 2010 prolonge les engagements des uns et des autres de 2017 à 2030”. Avec, dans la corbeille 250 hectares supplémentaires qui s'ajoutent aux 1943 hectares définis par la Convention. Cet accord gagnant / gagnant pérennise une vision partagée et un modèle de développement harmonieux qui n'a pas fini d'enchanter Val d'Europe. “Si on conserve le ratio des vingt premières années, ce sont 8 milliards d'euros qui pourront être investis dans les 25 ans à venir. Ils s'ajoutent aux 7 milliards déjà injectés depuis 1987. L'avenant de 2010 ouvre la possibilité de doubler la capacité des parcs d'attraction, tripler les capacités hôtelières du site et étendre nos activités de convention et de congrès.”
Sans oublier l'ouverture au printemps 2016 des “Villages Nature” en partenariat avec Pierre & Vacances (voir page 10). Les objectifs sont ambitieux, comme le développement du centre commercial (déjà 23 millions de visiteurs annuels) et du Disney Village ; 30 boutiques d'usine ouvriront leurs portes avant la fin de l'année dans la Vallée Village qui en compte déjà une centaine. “Au total, résume Christophe Giral, le Val d'Europe, qui devait atteindre les 40 000 habitants et les 40 000 emplois en 2017, s'est fixé des objectifs beaucoup plus ambitieux avec 60 000 habitants et emplois à l'horizon 2030.”

(1) The Walt Disney Company, l'État, la Région Île-de-France, le Département de Seine-et-Marne, Epamarne et la RATP.
 

UN BILAN FANTASTIQUE

Avec 15,6 millions de visiteurs en 2011, Disneyland Paris continue de faire la course en tête et d'affoler les compteurs, totalisant à lui seul plus de visiteurs que le musée du Louvre (8,4) et la Tour Eiffel (6,6) réunis. Il représente à la fois le 1er pôle touristique européen et le site payant le plus visité de France. En 20 ans, 250 millions de personnes se sont pressées à Marne-la-Vallée (58 % d'étrangers, dont 27 % de Britanniques, 14 % de Hollandais et 13 % d'Allemands) dépensant 59 milliards d'euros, dont 37 milliards pour ces seuls étrangers qui, pour 41 % d'entre eux, viennent en France dans le seul but de visiter les parcs. Ces derniers génèrent directement et indirectement 6,2 % du total des recettes en devises du tourisme français depuis 20 ans.

Pour faire face à cet afflux, Disneyland Paris a construit de toutes pièces le 5e pôle hôtelier de France derrière Paris, Lourdes, Nice et Lyon avec 8 000 unités d'hébergement dont plus de 7 000 chambres d'hôtels, soit près de la moitié de la capacité hôtelière de la Seine-et-Marne et plus des 2/3 de ses nuitées. Et ce n'est pas fini : les investissements annoncés devraient lui permettre de monter rapidement sur le podium. À elle seule, l'activité “Affaires” des hôtels Disney (1 000 événements par an) a représenté 287 000 nuitées en 2010.

Le tourisme présente un avantage de taille : il est... non délocalisable. Tant mieux pour la Seine-et-Marne, puisque Disney édite chaque mois quelque 15 000 bulletins de salaires (pour 75 % de Français et 16 % de ressortissants des autres pays de l'U.E.). Les emplois sont pérennes (plus de 85 % de CDI) et paritaires (51,7 % d'hommes et 48,3 % de femmes – âge moyen 34 ans et 7 ans d'ancienneté). S'y ajoutent 40 000 emplois indirects et induits. Chaque emploi à Disneyland Paris s'est donc traduit par près de 3 emplois ailleurs en France.

 

INTERVIEW : Philippe Gas. Président de Disneyland Paris.
Disneyland Paris a-t-il justifié les espoirs placés en lui ?
P. G. : En partenariat avec les pouvoirs publics, Disneyland Paris a entamé le défi de rééquilibrer vers l'Est le poids économique de l'Île-de-France. Cette collaboration fructueuse est un modèle de développement vertueux : sur 20 ans, 1 € investi par l'État aura généré 10 € d'investissement par le secteur privé, totalisant 7 milliards d'euros investis. C'est un grand projet d'aménagement du territoire sur le long terme. La destination est un véritable point d'ancrage du Grand Paris à l'Est, notamment grâce à un nœud d'infrastructures exceptionnel et à l'émergence du pôle urbain de Val d'Europe.

“Nous nous réjouissons d'avoir créé des milliers d'emplois et contribué de manière significative au développement économique de la région.”

Le partenariat avec la Seine-et-Marne a-t-il favorisé ce succès ?
P. G. : L'Accord de coopération signé en 2005 avec le département a permis de développer des actions sur 3 principaux volets. D'abord l'emploi et la formation, avec un accent mis dès le départ sur l'insertion professionnelle en collaboration avec Initiatives 77. Ensuite le tourisme, avec la multiplication des synergies (Kiosque du tourisme à l'entrée des Parcs Disney...). Enfin, le développement économique avec la coopération existant avec Seine-et-Marne Développement sur le projet urbain de Val d'Europe.

Quels sont vos projets à court et moyen termes ?
P. G. : Vingt ans à notre échelle est juste le début de l'aventure et nous allons continuer à développer la destination touristique comme Val d'Europe. Les parcs à thèmes vont continuer à s'enrichir, nous regardons avec attention la capacité hôtelière. Sur le plan du développement économique, Val d'Europe, une alternative à Paris pour les entreprises européennes, a de l'avenir devant lui !
 

UNE RICHE IDÉE POUR L'ÉCONOMIE LOCALE

En première ligne sur un marché de proximité, les entreprises seine-et-marnaises captent 16,4 % des achats de Disneyland Paris pour plus de 80 millions d'euros annuels. On comprend aisément pourquoi 4 à 5 établissements s'installent chaque semaine à Val d'Europe !

Le Bellini – 23 000 m² de bureaux au pied du RER A.

 

 

 

Merci Disney. La création de ses parcs d'attraction est une bénédiction pour nombre d'entreprises seine-et-marnaises et franciliennes qui fournissent à Disneyland Paris une bonne part des fournitures et services dont ils ont besoin pour fonctionner 365 jours par an. À elles seules, elles se sont partagées depuis 20 ans plus de 60 % des 10 milliards d'euros d'achats directs générés depuis l'ouverture du premier parc en 1992. Leur meilleur atout est leur proximité, indispensable dans un secteur d'activité qui exige disponibilité et flexibilité.
Témoin, Magic Rambo (Groupe Elis), un des poids lourds de la blanchisserie industrielle française, qui traite pour Disney 9 000 tonnes de linge hôtelier et 2 millions de vêtements et uniformes par an. Un marché conséquent qui occupe 250 salariés et représente 50 % du chiffre d'affaires du site de Meaux.
Plus modeste, mais tout aussi heureuse de compter parmi les fournisseurs de Disney, la société BV Promo. Spécialisée dans la communication par l'objet, elle a dû persévérer une petite dizaine d'années et multiplier les offres de service avant d'être retenue. “La première commande portait sur des Pin's, se souviennent Jacques Vieuloup et Laurent Bourasseau, ses deux associés”. Ont suivi des centaines de milliers d'écharpes, de stylos, de lampes, de gourdes et autres sacoches logotypées Disneyland Paris. Le compte est modeste – pas plus de 3 % du CA (9 M€) – mais précieux pour la société qui apprécie une relation commerciale jugée respectueuse. “Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Disney ne pressurise pas ses fournisseurs. Quand les acheteurs veulent de la qualité, ils savent y mettre le prix. Par contre, ils sont très exigeants sur l'origine de nos produits. Ils veulent savoir avec quelles usines nous travaillons et ils valident nos choix. Si un fournisseur ne respecte pas les normes environnementales ou s'affranchit de ses responsabilités sociétales, ils peuvent le récuser.” La discrétion est une autre des qualités requises. Une confidentialité qui vaut aussi pour les commandes. “C'est logique. Dans le secteur des parcs d'attraction, la concurrence est vive et la surprise doit rester totale”, observe André Paradis, le créateur de Paradis Expansion qui fournit des sculptures et des décorations depuis l'ouverture de Disneyland Paris.
 

UN ENCHANTEMENT POUR LA SEINE-ET-MARNE

La Seine-et-Marne est très directement bénéficiaire des excellents résultats de la saga Disney à laquelle elle a d'ailleurs contribué à hauteur de 112 M€. Premier effet positif : son désenclavement. 666 M€ ont été investis par les différents partenaires publics dans des interconnections TGV, le déploiement du RER ou des échangeurs autoroutiers.

Le retour sur investissements (avec un coefficient multiplicateur global de 10,5) lui a également bien profité. 16 milliards d'euros de valeur ajoutée ont été générés dans le département. En 2011, les visiteurs ont dépensé 1,57 milliard d'euros en Seine-et-Marne, à 75 % à Disneyland Paris et à 25 % sur le reste du territoire.

S'y ajoutent les achats de Disney (en moyenne 505 M€ par an, dépensés pour 16 % en Seine-et-Marne) et, surtout, les recettes fiscales hors TVA (4,5 milliards d'euros perçus intégralement par l'État), soit 883 M€ entre 1992 et 2011, notamment répartis entre le département (23 %), le SAN du Val d'Europe (37 %) et les communes (18 %). Ces chiffres, fournis par Disney, ne tiennent pas compte des contributions acquittées par ses fournisseurs et sous-traitants, les entreprises nouvellement implantées et les résidents du Val d'Europe.

VAL D'EUROPE FAIT LA COURSE EN TÊTE

Classé au 1er rang des agglomérations françaises les plus dynamiques par l'Assemblée des Communes de France, le Val d'Europe est devenu en vingt ans un pôle urbain de référence, qui dynamise tout l'Est parisien.

Après une première décennie entièrement consacrée à la création de la destination touristique (1989-1997, 3,9 milliards d'investissements), la deuxième phase du développement (1997-2006, 1,6 milliard d'euros) a engagé les grandes manœuvres de construction du pôle urbain du Val d'Europe. Dans l'esprit de Disney, de l'État et des collectivités territoriales, l'ouverture des parcs d'attraction allait de pair avec l'accueil massif de nouveaux habitants dans une nouvelle ville dotée de toutes les infrastructures nécessaires. Objectif pleinement atteint puisque la population a plus que quintuplé en l'espace de 25 ans et que l'avenant à la Convention de 1987, signé en 2010, prévoit de la multiplier encore par 2 d'ici 2035. Le Val d'Europe comptera alors 60 000 habitants.

 

Val d'Europe.

Une telle croissance se traduit par des chantiers multiples et simultanés. Les 6 000 logements prévus en 2017 étaient déjà réalisés en 2010 et le rythme, depuis, ne faiblit pas. “Il est prévu de construire 500 logements par an jusqu'en 2035”, détaille Christophe Giral, le directeur immobilier d'Euro Disney Associés S.C.A.
L'immobilier d'entreprise se développe au même rythme pour accueillir dans les meilleures conditions les cinq entreprises qui s'installent chaque semaine au Val d'Europe. À l'intention des plus jeunes, une pépinière d'entreprises de 1 800 m² ouvrira à la rentrée prochaine, offrant 27 bureaux et 7 ateliers.

800 000 m²  à bâtir d'ici 2035
115 000 m² de bureaux et de locaux d'activités sont déjà sortis de terre dans le centre ville (55 000 m²) et dans le Parc d'entreprises Paris Val d'Europe (60 000 m²) pour un total de 5 000 emplois (hors Disneyland). Trois programmes dans le centre urbain (40 000 m²) et 96 000 m² dans le parc d'entreprises sont en cours de réalisation ou d'élaboration. “D'ici 2035, nous prévoyons 800 000 m² supplémentaires” annonce Christophe Giral.
Rarement en France une ville aura connu un tel développement, y compris au niveau des équipements et services. Le Lycée International Émilie de Châtelet a accueilli ses premiers élèves en 2010. Quant au pôle universitaire, qui compte déjà plus de 1 500 étudiants, il devrait bientôt bénéficier de ses propres locaux et proposer de nouvelles formations en tourisme – en lien avec le CLUSTER dédié au même thème – et en 1ère année de médecine. L'ouverture en fin d'année du nouvel hôpital du Val d'Europe à Jossigny, à 10 minutes à pied de la gare RER et du centre-ville, n'y est certainement pas étrangère. À terme, le campus espère atteindre la barre des 10 000 étudiants.

 

BIENTÔT VILLAGE NATURE
Avis aux investisseurs : la commercialisation immobilière du projet Villages Nature, porté conjointement par Euro Disney et Pierre & Vacances Centers Parcs, devrait démarrer avant la fin de l'année. Les particuliers pourront ainsi acquérir les 1 730 résidences de tourisme (30 % d'appartements et 70 % de cottages) avec garantie de location pendant une période de 9 ans minimum. Quant aux investisseurs institutionnels (des établissements financiers pour la plupart), ils se verront proposer les équipements collectifs de loisirs qui, à coup sûr, feront le succès de cette destination éco-touristique. À travers ce partenariat, Euro Disney entend donc miser sur le tourisme vert de demain. Et comme à son habitude, il ne fait pas les choses à moitié. En première phase, 700 M€, financés essentiellement par le produit des ventes immobilières aux individuels et aux institutionnels, permettront d'aménager 180 ha entièrement dédiés à la reconnexion avec la nature. Sont notamment prévus, outre les hébergements répartis sur deux villages lacustres et un village forestier, un parc aquatique couvert de 9 000 m2 et son lagon géothermique extérieur de 2 500 m², deux lacs d'agrément de 15 ha, quatre Jardins extraordinaires évoquant l'eau, la terre, l'air et le feu, une ferme interactive, ou encore l'Île de l'Aventure déclinant des activités ludiques et sportives.
La moitié des hébergements (857) et la majorité des équipements devraient être livrés au printemps 2016, le solde un an plus tard. Villages Nature sera ouvert 365 jours par an, entraînant la création de 4 800 emplois directs, indirects et induits. Par la suite, le développement d'une 2e phase portant sur 600 à 900 hébergements supplémentaires pourrait être lancée.

 

I NTERVIEW : Caroline Binet. Gérante de la SARL Richard Fleurs à Pomponne
“Nous fournissons Disneyland Paris depuis son ouverture en 1992. Le savoir-faire mis en œuvre et le volume de marchandises nous permettent d'élargir régulièrement notre clientèle.”
Que représente Disneyland Paris pour votre entreprise ?
C. B. : D'abord un défi. Quand je suis arrivée en 1991, c'était avec la ferme intention de faire de Richard Fleurs un fournisseur du premier parc. Le dirigeant de l'époque m'a laissé négocier et j'ai réussi, ce qui a entraîné l'embauche de trois personnes. Cela a été déterminant, par la suite, dans ma décision de reprendre l'entreprise. Aujourd'hui, Disney est notre principal client avec au minimum trois commandes par jour dans les hôtels. Il représente environ 5 % de notre C.A. (1,8 M€ en 2011).

Le business a-t-il augmenté avec les années ?
C. B. : Malheureusement pas. Les premières années, le parc comptait pour 20 % de notre activité. Mais Disney s'est doté de ses propres fleuristes depuis lors. Il demeure en revanche une formidable carte de visite. Fournir Disney pendant 20 ans est un gage de sérieux et de réactivité qui nous a permis, indirectement, d'élargir notre clientèle. Grâce au volume traité avec lui, nous pouvons proposer à nos autres clients un très grand choix de fleurs.

Disneyland est-il un client exigeant ?
C. B. : Très logiquement, il exige des prix serrés et une disponibilité de tous les instants. Je me souviens par exemple d'une corbeille de 300 roses saumon pour la chambre d'hôtel d'Elton John. Il fallait la porter à deux !

 

SOURCE
Trajectoires n° 26 – JUIN-JUILLET-AOÛT 2012

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Format : 10/2017
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