Publié le 14/06/2017

Crécy-la-Chapelle : il fabrique des meubles de luxe pour les plus grandes maisons

Crécy
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Alasdair Cooke, un Anglais de 48 ans, est créçois depuis quinze ans. Il fabrique des pièces uniques qu’il vend des milliers d’euros à une galerie parisienne. Ses pièces sont ensuite achetées par Dior, Vuitton ou encore Chanel.

Vous ne trouverez ses meubles ni chez But ni chez Ikéa. Alasdair Cooke, 48 ans, fait des pièces uniques qu'il vend à une galerie parisienne. Ses créations sont achetées plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers d'euros par des grands noms du luxe : Chanel, Vuitton ou encore Dior. Elles ornent leurs boutiques.

« Je me suis installé à Crécy il y a quinze ans mais je suis en France depuis vingt ans », dit cet artisan ouvert et chaleureux. Tout commence à Londres où il apprend le métier de bijoutier-joaillier. À la fin de son cursus, il expose une horloge fabriquée pendant ses études. Elle est exposée. Le designer français André Dubreuil remarque la pièce et propose à Alasdair Cooke de travailler avec lui d'abord en Grande Bretagne. C'est à son contact que le Britannique apprend le métier de créateur de meubles. Puis Alasdair le suit en France. Nous sommes alors en 1992.

« À l'époque, j'avais des amis qui travaillaient à Eurodisney. C'était en 1993. Ils faisaient la décoration pour les parades. » Alasdair Cooke intègre à son tour l'entreprise américaine et atterrit en Seine-et-Marne. Parallèlement, il se met à faire des meubles. Il mélange les techniques apprises au contact d'André Dubreuil et la peinture qu'il pratique beaucoup à Disney.

Jusqu'à 25 couches de contreplaqué

Il se met à son compte en 2006. Ses meubles sont l'association de deux savoir-faire. D'un côté, de fines couches de contreplaqué collées les unes aux autres. « Jusqu'à vingt-cinq ! », sourit le maître. Le matériau demeure souple. Ce qui autorise toutes les formes. « Cette matière-là m'a vachement inspiré », explique le créateur.

L'autre technique, c'est celle de la peinture laquée. L'artiste superpose plusieurs couches de couleurs différentes qu'il ponce pour obtenir des effets diaprés. En fonction de la taille, chacun de ses meubles lui demande entre un et quatre mois de labeur. Il les vend entre 4 000 et 20 000 euros. Les pièces sont revendues le double par la galerie.

Gladys Mougin, la galeriste en question, « travaille avec Alasdair depuis une quinzaine d'années. J'aime ses meubles depuis le début. Les pièces sont uniques et sur mesure. C'est contemporain mais cela s'inscrit dans la continuité des arts décoratifs. Pour moi, ce n'est pas du design. » Et la galeriste de conclure : « Alasdair se vend bien mais ce n'est pas le plus cher ! »

Alasdair Cooke, 8, place du Marché à Crécy. ac@alasdaircooke.com

leparisien.fr / Crécy-la-Chapelle, mardi 6 juin 2017. Alasdair Cooke, 48 ans, fabrique des meubles, pièces uniques, sont achetées des milliers d'euros par des marques de luxe. LP/Sébastien Roselé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Format : 06/2017
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