Publié le 10/12/2010

CERTES : un laboratoire au service de la recherche et de l'industrie

Créé en 2001, le CERTES rassemble une trentaine de chercheurs, répartis sur les sites de Créteil et Sénart. Spécialisée dans le domaine de la physique des transferts, cette unité de recherche porte une grande attention à l’enseignement, la formation et la collaboration avec l’industrie, tout en ayant une équipe de chercheurs particulièrement en pointe.

Créé en 2001, le CERTES rassemble une trentaine de chercheurs, répartis sur les sites de Créteil et Sénart. Spécialisée dans le domaine de la physique des transferts, cette unité de recherche porte une grande attention à l’enseignement, la formation et la collaboration avec l’industrie, tout en ayant une équipe de chercheurs particulièrement en pointe.

Jean-Félix Durastanti, professeur des universités et responsable du CERTESCertains IUT ont parfois oublié la recherche, au profit du seul enseignement, déplore Jean-Félix Durastanti, professeur des universités et l’un des responsables du CERTES. Chez nous, la recherche est une composante importante de notre activité qui nous tire vers le haut.” Le CERTES, c’est le Centre d’Études et de Recherche en Thermique, Environnement et Systèmes. Née en 2001, située à cheval sur deux sites, l’IUT de Créteil et l’IUT de Sénart, cette unité de recherche du PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur) Université Paris-Est est spécialisée dans la physique des transferts. Dirigée par le professeur Yves Candau, l’équipe est composée d’une petite trentaine de personnes, enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants. Cet effectif modeste ne l’empêche nullement de s’enorgueillir d’une expertise et d’une légitimité indiscutables.

L’un des points forts de l'antenne de Sénart est la modélisation numérique. “On développe nos propres méthodes numériques, explique Jean-Félix Durastanti. Des méthodes plutôt adaptées à des systèmes thermiques ou énergétiques qui suscitent beaucoup d’intérêt parce qu’elles font gagner du temps de calcul tout en étant très précises. ”Autre domaine dans lequel l’antenne du CERTES excelle : l’analyse vibratoire et la thermographie infrarouge, utilisées notamment pour la détection de défauts (sur les machines tournantes entre autres, et les roulements à billes).

Expert en sa partie, le laboratoire est aussi renommé pour l’excellente diffusion de ses connaissances. Il les diffuse largement, en multipliant les collaborations avec les industriels et les centres de recherche et Développement. Tous les ans par exemple, il dispense des formations sur l’analyse vibratoire aux ingénieurs et techniciens de la Snecma – Groupe Safran. Ses enseignants-chercheurs animent également des formations chez Distrame, spécialiste des instruments de mesure ou encore des interventions chez le spécialiste de l’éclairage Cemm Thome. Ils sont de même très impliqués au sein du CRTS (Centre de Ressources Technologiques de Sénart), une interface entre universités et entreprises. Ce rayonnement s’étend même au-delà de la France, grâce à un partenariat avec des Universités de Madagascar, de Guinée, d’Algérie, de Tunisie et de Roumanie.
Cette implication des chercheurs du CERTES dans le transfert industriel n’est pas près de faiblir, tant les nouveaux domaines dans lesquels ils développent actuellement des compétences sont en prise avec les préoccupations de notre époque. Jean-Félix Durastanti dirige ainsi une thèse sur un type inédit de bio-isolant, valorisant les déchets de bois de palmier, en collaboration avec l’université sud tunisienne de Gafsa. Autre nouveauté, un intérêt croissant pour les systèmes photovoltaïques, leur optimisation à travers l’étude du vieillissement des cellules : que se passe-t-il dans le temps, lorsque ces cellules sont soumises à un climat aride, à la rosée, la salissure, installées en montagne ? Quels effets ces facteurs ont sur leur rendement ? Bio-isolant et énergies renouvelables : deux sujets d’étude brûlants d’actualité et un avenir qui s’annonce donc, pour le CERTES, sous les meilleurs auspices.

LE PALMIER : UN BIO-ISOLANT D'AVENIR

Il y a deux ans, dans le cadre d’une collaboration inter-universités, le CERTES recevait un étudiant de l’université tunisienne de Gafsa. Dans le cadre de son master, celui-ci s’intéressait à la valorisation des déchets de bois de palmier : dans le sud tunisien, quelque 200 000 tonnes de déchets de bois de palmier sont en effet produites par les palmeraies. D’où l’idée, très naturelle, de valoriser ce matériau, de transformer ces déchets en fibres et de les noyer dans une matrice afin d’obtenir au final un isolant très efficace. Suite à ces premiers résultats très concluants, le master se prolonge aujourd’hui par une thèse.

SOURCE
Trajectoires n° 15 – AVRIL MAI 2010

Tags: 

Abonnez-vous à notre newsletter

Format : 06/2017
Format : 06/2017