Publié le 03/06/2011

Campus universitaire du Val d’Europe : santé et tourisme en pôle position

Les universités de Créteil et de Paris-Est Marne-la-Vallée, associées au sein du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) Université Paris-Est, nourrissent de belles ambitions pour le Pôle universitaire du Val d’Europe. Pour accueillir quelques milliers d’étudiants d’ici dix ans, il faudra rapidement construire des locaux. Des réserves foncières ont été constituées dans ce but.

"Il y a peu d’espoir que s’ouvre un CHU nouveau en Seine-et-Marne. D’où notre projet de créer une antenne de notre faculté de médecine au Val d’Europe." Simone Bonnafous, Présidente de l’Université Paris-Est Créteil.

Les universités de Créteil et de Paris-Est Marne-la-Vallée, associées au sein du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) Université Paris-Est, nourrissent de belles ambitions pour le Pôle universitaire du Val d’Europe. Pour accueillir quelques milliers d’étudiants d’ici dix ans, il faudra rapidement construire des locaux. Des réserves foncières ont été constituées dans ce but.

Les responsables du PRES Université Paris-Est sont ressortis un peu rassurés, fin avril, de leur rencontre avec le Président de la Région Île-de-France. Jean-Paul Huchon leur a en effet confirmé sa volonté d’investir 900 M€ ces dix prochaines années dans des programmes immobiliers favorisant le développement de l’enseignement supérieur francilien. Les premières opérations devraient être annoncées avant la fin de l’année.
C’est une bonne nouvelle pour Francis Godard et Simone Bonnafous, respectivement présidents des Universités Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEMLV) et Paris-Est Créteil (UPEC), qui peuvent désormais espérer des décisions rapides pour le PRES Paris-Est – le moins bien doté des PRES franciliens dans le Plan Campus – et le Pôle Universitaire du Val d’Europe. Lequel ne dispose encore à ce jour d’aucun bâtiment en propre. “Nos masters sont hébergés dans des locaux mis à disposition par le SAN du Val d’Europe” détaille Francis Godard.
Ces solutions ne peuvent être que provisoires compte tenu de l’ambition affichée par les acteurs territoriaux et le PRES de disposer rapidement d’un pôle universitaire conséquent à Val d’Europe. “En premier lieu pour prendre en compte l’arrivée de plusieurs milliers d’habitants supplémentaires ces 10 ou 15 prochaines années, explique Francis Godard. Cela passera par la poursuite de l’offre de proximité au niveau licence, dans des disciplines “classiques”, le Droit par exemple, mais aussi par l’émergence de nouvelles  thématiques fortes.”
Deux de ces thématiques sont d’ores et déjà identifiées. La première concerne le tourisme, en lien avec le CLUSTER monté actuellement à Val d’Europe, premier pôle touristique européen avec Disneyland®, par l’État, la Région, le Département de la Seine-et-Marne, Disney, le SAN Val d’Europe et Epamarne. L’UPEMLV occupe déjà ce créneau avec un master et elle entend développer l’enseignement et la recherche en partenariat avec AsTRES, l’association inter universités dédiée au tourisme, justement présidée par Francis Godard.

Une 1ère année de Médecine en projet
L’autre filière stratégique, c’est la santé. Une thématique choisie en partenariat avec les élus locaux inquiets à la lecture de certains indicateurs sanitaires (cf. notre encadré). L’ouverture d’un nouveau centre hospitalier de 585 lits à Val d’Europe en 2012 apportera une nette amélioration que la Présidente de l’UPEC, Simone Bonnafous, veut conforter avec l’ouverture à la rentrée 2012 d’une antenne de sa faculté de Médecine du CHU H. Mondor (Créteil) délivrant les cours de 1re année à quelque 150 carabins. “C’est l’année décisive avec un concours qui exige une totale égalité des chances entre tous les candidats. Actuellement, les étudiants seine-et-marnais doivent aller à Paris-Centre ou chez nous à Mondor.”
L’UPEC a approuvé ce projet qui doit maintenant recevoir l’appui financier de l’État et de la Région, tant pour la location de locaux avant construction (0,37 M€ / an) que pour l’installation et le  fonctionnement de l’antenne (0,75 M€ / an). Un rendez-vous au Ministère permettra d’y voir plus clair avant l’été.
Quoi qu’il en soit, le Pôle universitaire du Val d’Europe dispose d’un atout de taille, rare en Île-de-France : de l’espace. Une réserve foncière de 5 hectares existe à proximité immédiate de la gare. Les négociations de mise à disposition devraient rapidement aboutir afin de lancer sans retard les premiers programmes immobiliers d’un Pôle qui sera alors dans ses murs.

Santé : Doit mieux faire

La Seine-et-Marne est le seul département francilien dépourvu d’un CHU. On y compte 116 médecins généralistes pour 100 000 habitants, soit 5 fois moins qu’à Paris, et le déficit est identique pour les infirmières. Résultat : l’espérance de vie y  est inférieure de 2 ans à celle des habitants des Hauts-de-Seine. “Le département enregistre aussi une surmortalité par rapport à la moyenne régionale pour les cancers, les maladies cérébro-vasculaires et les pathologies liées aux conditions de vie”, observe Simone Bonnafous, la Présidente de l’UPEC.

SOURCE

Trajectoires n° 21 – JUIN-JUILLET-AOUT 2011

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Format : 11/2017
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