Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 20/06/2013

RSE : une plate-forme pour recueillir les bonnes pratiques

Le gouvernement a instauré hier une plateforme destinée à recueillir les bonnes pratiques en termes de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Les entreprises restent sous-représentées dans la structure et se méfient de futures contraintes.

Favoriser le dialogue entre les représentants des employeurs, ceux des salariés et les associations environnementales, pour enrichir le contenu des informations extrafinancières que doivent publier les entreprises. Tel est l'objectif poursuivi par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur, qui ont installé hier une plate-forme dédiée à la responsabilité sociale et environnementale (RSE). Cette notion, surgie tout droit de la loi Grenelle II, impose aux entreprises de joindre à leur rapport financier un état de leurs activités en termes de développement durable, éthique ou encore social.

Les filiales étrangères, également concernées

L'obligation s'applique autant aux grands groupes (les sociétés cotées et celles de plus de 5.000 salariés), déjà à l'oeuvre, qu'aux PME (plus de 500 salariés), qui disposent de plus de temps pour s'y mettre. La plate-forme inaugurée hier se veut un lieu d'échange des bonnes pratiques RSE, afin d'en promouvoir l'usage. Et pas seulement sur le territoire national.« Les filiales à l'étranger de grands groupes français sont également concernées », rappelle-t-on au ministère du Commerce extérieur. « Sur ce sujet, évitons d'avoir une vision trop isolée. Par rapport aux autres pays européens, la France est déjà suffisamment en avance », pondère Robert Durdilly, le président du comité RSE du Medef.

Les entreprises, sous-représentées

L'organisation patronale redoute de voir la plate-forme accoucher de nouvelles contraintes. Une crainte inspirée par la composition même de cette structure, dont l'annonce remonte à la première conférence environnementale, en septembre dernier. Celle-ci compte 48 membres répartis en huit collèges dont un pour les entreprises. C'est trop au goût desorganisations patronales qui redoutent d'être diluées.

 

Source : http://business.lesechos.fr/directions-generales/gouvernance/0202833332934-rse-une-plate-forme-pour-recueillir-les-bonnes-pratiques-7424.php

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