Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 19/02/2015

RSE (Responsabilité Sociétale d'Entreprise) ? Pourquoi, comment ?

Pourquoi un Directeur général de grande entreprise est particulièrement concerné par la question RSE ?

1- L'économie de marché mondiale est traversée par deux courants concurrents et complémentaires à la fois, l'un tendant à l'encouragement des échanges sur la base des meilleurs prix et l'autre recherchant une régulation pour éviter les excès d'un dumping social et environnemental.

2- La criticité des enjeux collectifs - Climat, écosystèmes, protection sanitaire et sociale, lutte contre discriminations, corruption etc. conduisent les gouvernements et les acteurs sociétaux à solliciter des entreprises une réduction de leurs impacts et des engagements dits « durables ».

3- Les investisseurs et aujourd'hui les grands donneurs d'ordre et les bailleurs de fonds ont été les premiers à tirer les conséquences de ces grands risques et à réclamer une information dite extra-financière pour mesurer la capacité des entreprises à les affronter mieux que d'autres.

4- A cette pression « extra-financière » s'ajoute désormais des pressions nationales qui demandent une contribution locale aux entreprises et une pression des consommateurs qui réclament la preuve des discours de responsabilité que les grandes firmes affichent pour les plus engagées.

5- Mais cette montée en puissance des exigences sociétales ne bénéficie pas encore de contreparties publiques claires et laisse aux mécanismes de marché le soin de récompenser les entreprises engagées, pour autant que leurs démarches soient lisibles et crédibles.

6- Cette pression RSE s'ajoute aux autres mutations qui ne laissent indemne aucun modèle économique. Toute entreprise est désormais conduite à se demander comment elle doit intégrer la RSE, via une analyse dematérialité et le suivi des interpellations parties prenantes.

7- Le rôle du management est de cerner cette matérialité des enjeux sociétaux, de se doter d'indicateurs clés de suivi et sous l'impulsion de sa gouvernance, de s'assurer que leur maîtrise est suivie, au titre des grands risques à éviter et des opportunités à exploiter pour être durable.

8- Pour s'assurer de cette trajectoire de performance sociétale, la Direction générale doit disposer des outils de management que sont un comité d'animation transverse, une délégation stimulante, un reporting de management complet et un dialogue parties prenantes.

9- La Direction générale doit rendre compte à sa gouvernance, associer son personnel, conduire des collaborations sociétales, aller au-delà d'une politique de gestion des risques sociétaux, pour traduire sa démarche en avantage comparatif reconnu par les clients et partenaires.

10- Cette dimension managériale sociétale nouvelle apporte au dirigeant un contenu de projet et des leviers qui facilitent l'adaptation du modèle d'affaires aux nouveaux moteurs fondamentaux de l'économie contemporaine et aux attentes culturelles du « nouveau monde ».

Irse Management/ CSR Metrics aide les entreprises et leurs dirigeants à approfondir l'analyse de leurs enjeux matériels au regard de leurs impacts et des attentes des parties prenantes, à organiser leur management, leur reporting de suivi et à communiquer sur leurs résultats pour disposer d'une bonne appréciation par les investisseurs, les évaluateurs, dans leur marque et leurs relations institutionnelles en vue de créer « une valeur extra-financière », facteur de compétitivité.

Source : http://www.institutrse.com/actualite-rse/actualites-de-la-rse/rse-respon...

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