Michel FAVIER
Publié par Michel FAVIER
le 04/07/2013

ORGANISATION : Histoire impossible...

En ce beau vendredi matin, Philippe a promis à sa femme de rentrer tôt, pour savourer tranquillement leur soirée au soleil. Chef d'entreprise, il a la chance de pouvoir décider (mais pas trop souvent !) de quitter le bureau quand bon lui semble. Son but du jour : dégager son bureau des mille et unes petites choses qu'il a laissées traîner pendant la semaine. Pourvoir dès lundi se concentrer sur l'essentiel. C'est pourtant en soulevant une pile de papier qu'il découvre... ce bon sang de formulaire. Trois fois déjà, il l'a repoussé. La première fois, parce que, pressé, il a compris qu'il allait perdre beaucoup de temps à le remplir. Les deux fois suivantes, parce qu'il s'est souvenu de la complexité du dossier.

Pourtant, aujourd'hui, il va s'y attaquer. Pas ce matin ! Il a commencé à ranger son bureau, il a largement de quoi faire à jeter des mails imprimés pour rien, à jeter un coup d'œil rapide à des revues pour voir s'il y trouverait des informations intéressantes, à relancer son équipe sur des notes restées sans réponses.

Rentrant de déjeuner, il croise son comptable, tout excité pour sa part car il doit déclarer avant ce soir sa TVA et la connexion au serveur fiscal ne fonctionne pas. Après lui avoir fait remarquer qu'il n'aurait pas dû attendre le dernier instant, Philippe rejoint son bureau, où l'attend son formulaire.

Et zut ! Dernier jour pour répondre. Incontournable : l'habilitation annuelle pour les appels d'offres auxquels il voulait pouvoir répondre dorénavant. Ecartant la liste des pièces à joindre, Philippe s'attaque bravement aux questions. La page 2 ne concerne que les sociétés productrices de matériels, ce qui n'est pas son cas. La page 3 : en fait, son entreprise est en dessous du seuil, il n'a qu'à remplir quelques informations type chiffre d'affaires et effectif. La page 4, les domaines d'intervention, il les connait par cœur et coche sans hésiter les rubriques. Lui qui s'était fait un sang d'encre pour finalement si peu.

Restent les annexes. Le Kbis : un coup de fil au comptable. Plus de Kbis à jour. Une seule solution, envoyer  la standardiste au Tribunal de Commerce : elle en a pour une heure à peine. La liasse fiscale : nouvel appel au comptable, qui s'interrompt dans sa remise en état du système comptable pour l'imprimer et lui apporter. Et quoi encore ? Ah, les attestations fiscales et sociales. Re-coup de fil au comptable : réponse énervée de celui-ci, s'il ne peut se connecter pour la TVA, il ne peut se connecter pour autre chose. Mais il va déjà s'occuper du social.

19 heures : ça y est, Philippe a tout. Il ne lui reste plus qu'à faire un détour pour aller déposer le pli qui n'a pu partir au courrier, et tant pis pour l'apéritif au soleil.

La standardiste a mis deux heures à rentrer car la circulation s'intensifie le vendredi, le comptable, on ne le sait pas encore, a finalement oublié de valider son envoi de TVA après l'avoir imprimé.

Voilà comment la perturbation des équipes peut venir de plus haut. Vous avez une tâche qui vous rebute ? Fixez-vous une date limite, et promettez-vous une récompense derrière (une action qui vous motive !). Il y a déjà tellement d'occasion de désorganiser une entreprise, inutile d'en rajouter !  

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