Ronan Blot
Publié par Ronan Blot
le 28/10/2011

L'investissement logistique: une valeur refuge?

    Lors de l’événement « L’immobilier logistique de A à Z », Vincent Delattre (Jones Lang Lasalle) nous a apporté quelques réconforts quant à l’investissement logistique. Pour faire simple : c’est un investissement attractif et la France n’est pas mal lotie en termes d’attractivité pour ce type de produit.

     A juste titre, il soulignait la différence de perception notable entre les médias et la réalité économique. Sans aller plus loin de le débat, la résurgence de l’investissement logistique n’est peut être pas à généraliser à l’ensemble de l’économie mais est sans doute liée en partie à une sécurisation relative que représente l’immobilier d’entreprise en ces temps troubles. De là, à parler de valeur refuge, il n’y a qu’un pas, que nous ne franchirons pas dans cet article…

1er constat : les flux d’investissement existent.
     L’immobilier d’entreprise en France est un marché évalué à hauteur de 12 milliard d’€, le secteur logistique n’en représente que petite part. En effet, les entrepôts ne représentent que 5% de ce marché de l’entreprise mais cela représente tout de même près de 650 millions d’euros.

  2ème constat : la logistique offre quelques attraits pour les investisseurs.
- Un produit standardisé.
- Un produit immobilier de nature qui résiste aux turbulences économiques actuelles (cf taux de vacance en diminution).
- Un produit qui offre un taux de rendement séduisant 7% (pour les meilleurs actifs franciliens).

3ème constat : l’investissement logistique est aujourd’hui, un investissement étranger.
- 2/3 des investissements sont étrangers, notamment européen.
- La France est dans le top 3 européen des pays où se réalisent les investissements logistiques. Pourquoi ? Une productivité honorable, de bonnes compétences et main d’œuvre, une zone de chalandise importante, d’excellents réseaux de communication, une situation géopolitique stable…

4ème constat : faibles volumes, faibles valeurs, grande variable d’ajustement.
- Il est à noter que les valeurs et les volumes dans l’immobilier d’entrepôt sont à la marge de l’immobilier d’entreprise ; face à des secteurs tels que le commerce ou le bureau. Ainsi, si l’on ôte les  valeurs propres à la cession d’actifs logistiques de Gécina qui relève de l’exceptionnel, c’est 60% du montant global des transactions logistiques du 1er semestre qui disparaissent. Un marché qui est donc à relativiser dans son importance à l’échelle francilienne, cela est beaucoup moins vrai à l’échelle Seine-et-Marnaise.

Pour des renseignements complémentaires :
L’indice d’investissement logistique de JLL en ligne (ici).
Le marché des entrepôts en France au 2nd trimestre 2011 (ici).

N’hésitez pas à consulter ou vous abonner au compte twitter du club de la logistique de Seine-et-Marne : @logistique77
 

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