Ronan Blot
Publié par Ronan Blot
le 15/03/2011

Les mises en chantier et autorisations de surfaces d’entrepôt de 2008 à 2010 - 2ème partie: les m² commencés!

     Les surfaces d'entrepôts commencées depuis 2008 à l'échelle de la Seine-et-Marne, de l'île de France et de la France métropolitaine :


      Tout comme pour les surfaces d'entrepôts autorisées, le constat est le même pour notre territoire. Une diminution nette et sans appel des mises en chantiers d'entrepôts. Entre 2008 et 2010, la baisse est de près de 59% pour la Seine-et-Marne, de 41,1% pour l'Ile de France et de près de 15% à l'échelle métropolitaine.


       En 2008, la Seine-et-Marne représentait près de 54,87% des mises en chantiers franciliens pour ce qui concerne les m² d'entrepôts, contre 38 % en 2010.
      

        Vis-à-vis des m² d'entrepôts commencés à l'échelle de la métropole, la diminution de la part Seine-et-Marnaise est également de l'ordre de 50%, passant de 6,80% à 3,25% entre 2008 et 2010.


         Tout comme pour les données présentées dans la première partie, il est impératif de comprendre que ces mises en chantiers ne correspondent pas forcément à des réalisations d'entrepôts logistiques dédiés types plateformes logistiques ou autres produits avec nombre de quais et quelques milliers de m² d'entreposage par cellule. Pour rappel, la définition retenue ouvre un périmètre très large pour ce qui concerne la notion d'entrepôt,  qui n'est pas à confondre avec le bâtiment logistique. Je vous invite à consulter le billet concernant les travaux menés dans le cadre de l'OBIE 77 pour recenser les différentes définitions du bien logistique.


        Nous pouvons mettre également en parallèle l'évolution en Seine-et-Marne des surfaces en m² d'entrepôts autorisées et effectivement commencés depuis 2008.

         Le volume des m² d'entrepôt autorisés diminue, corrélé à la diminution des projets d'activités logistiques ainsi qu'à la répercussion du manque de foncier dédié et disponible sur notre département.


          Pour autant, 2010 se traduit par une reprise de la construction de m² d'entrepôt, certes pas de grands sites logistiques, mais une accumulation de réalisation aux dimensions plus modestes...qui nourrissent la réflexion à la fois sur les mutations des activités logistiques et sur les bâtis pouvant répondre à ces nouvelles logistiques.


           Ainsi, ALSEI joue la carte de la modularité complète sur  son produit Innovespace (Montévrain, Sénart) qui s'apparente à un entrepôt logistique (porte à quai, hauteur de 7,5 m) avec des aménagements permettant des fonctions différentes : service,atelier, distribution. Page descriptive du produit Innovespace.

      Cet exemple de produit extremement modulable souligne encore une fois, la nécessité d'étudier les chiffres liés aux permis de construire avec beaucoup de recul. A l'échelle départementale au sein de l'Ile de France, ces chiffres font sens pour dégager une tendance de l'actif dit logistique; pour autant à la marge (ou non), l'entrepôt ou le bâti considéré comme tel n'abrite pas forcément une activité logistique mais peut être simplement une fonction logistique...Mais celà est une autre problématique...qu'est ce qui relève ou non de la logistique.

        La troisième et dernière partie consacrée aux statistiques des m² d'entrepôts autorisés ou commencés, se focalise sur les départements limitrophes de la Seine-et-Marne. Au delà de l'exercice de comparaison, celà permettra également de relativiser ou de confirmer le déplacement de l'activité logistique en périphérie du bassin parisien.

Pas encore membre de businest ?

Pour accéder à toutes les informations du réseau et interagir avec les autres membres :

Créez votre compte