Sara KOBAYASHI
Publié par Sara KOBAYASHI
le 23/10/2017

Kobe Steel : le scandale de l’aluminium trafiqué au Japon

Kobe Steel, via son PDG Hiroya Kawasaki, a reconnu avoir falsifié les spécifications techniques de ses produits (aluminium et cuivre) pendant des années. Une nouvelle affaire qui décrédébilise un peu plus les sociétés nippones qui diffusent dans le monde entier avec un slogan « made in japan » synonyme jusqu'ici de qualité et fiabilité.

Plus de 500 grands groupes industriels utilisent les produits Kobe Steel, comme Nissan, Renault, Honda, Tesla, Toyota ou même Boeing... mais certainement aussi les constructeurs japonais de motos.

 

Silence on magouille !

Ce n'est pas la première affaire qui sort ces dernières années dans un pays où l'omerta règne, où la culture d'entreprise bannit toute remise en cause des décisions de la direction et où les cabinets d'audits extérieurs n'interviennent pas dans les comptes des sociétés, comme c'est le cas en Europe ou au Etats-Unis.

Bon nombre d'affaires se résumaient à un scandale financier comme chez Tohisba ou Olympus, mais l'on voit que cela peut aussi aller jusqu'à des interventions techniques sur la production comme chez Kobe Steel aujourd'hui, ou encore précédemment chez Takata, fabricant d'airbags, dont les produits défecteux ont équipé 100 millions de véhicules et coûté la vie à 15 personnes, mais aussi à la société, aujourd'hui chinoise. On peut aussi se remémorer Fukushima et toutes les corruptions ayant abouti à des malfaçons et des choix techniques qui allaient s'avérer désastreux.

Certes, en Europe, nous avons le scandale du diesel et des logiciels truqués pour passer les normes, mais cela ne met pas (directement) en cause la vie d'êtres humains. Ces sandales nippons vont forcement ternir l'image et la réputation des produits « made in Japan ».

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