Thomas LABBE
Publié par Thomas LABBE
le 13/01/2014

LABBE propose désormais le design et la fabrication des internes de séparation de colonnes

En plus de la fabrication de colonnes et pour des projets à l'export, la société de Chaudronnerie LABBE vient d'ajouter une nouvelle corde à son arc : le design et la fourniture d'internes de colonnes de séparation.

Pour information, veuillez trouver ci-dessous quelques rappels sur la distillation (principes, types et applications industrielles)

Définition et principe de la distillation

La distillation est un procédé de séparation de mélange de substances liquides dont les températures d'ébullition sont différentes. Elle permet de séparer les constituants d'un mélange homogène. Sous l'effet de la chaleur ou d'une faible pression, les substances se vaporisent successivement, et la vapeur obtenue est liquéfiée pour donner le distillat.

Le procédé utilise la différence de volatilité entre les constituants afin de les séparer : le composé le plus volatil s'évaporera plus facilement et composera la majeure partie des vapeurs. Il est ainsi possible de créer une phase gazeuse ayant une composition différente du mélange initial. Par condensation de ces vapeurs, un liquide appelé distillat peut être récupéré avec une concentration élevée du composé le plus volatil.

Le distillat n'est pas un produit pur : il contient une certaine proportion des autres composés du mélange initial. Il faut dès lors répéter l'opération d'évaporation-condensation avec le distillat afin de concentrer davantage le composé le plus volatil. Pour ne pas répéter l'opération, et séparer proprement les composants du mélange en une seule passe, on utilise une colonne de distillation et ce procédé se nomme distillation fractionnée ou rectification.

En fonction des propriétés physiques des constituants, il arrive que des composés aient des volatilités constantes par rapport au mélange initial, et que les vapeurs d'un tel mélange gardent toujours la même composition même si on répète l'opération évaporation-condensation plusieurs fois. Il s'agit d'un mélangeazéotropique qui nécessite des conditions spéciales afin de séparer les composants.

Les 3 types de distillation

La distillation peut être effectuée de plusieurs manière : discontinue, continue, sous vide.

Une distillation discontinue est une distillation où le mélange à séparer est chargé une fois dans l'installation et d'où les composants sont distillés les uns après les autres. Ceci implique un changement permanent de la composition du mélange initial et des profils de température.

Une distillation continue est une distillation où l'installation de distillation est continuellement alimentée avec le mélange à séparer. Ce type d'installation permet de travailler sans modification des profils de composition ainsi que de température.

Certains produits sont trop peu volatils à pression ambiante ou se décomposent avant de s'évaporer du fait de leur haut point d'ébullition. Dans ce cas, la pression de l'installation est réduite à l'aide d'une pompe à vide afin de réduire le point d'ébullition.

La distillation industrielle

La distillation industrielle est un procédé de raffinage qui consiste à traiter le pétrole brut préalablement chauffé à 370° degrés afin d'en séparer les différentes fractions. Après vaporisation, il est envoyé dans une tour de distillation atmosphérique. Chaque niveau de température correspond à une étape du fractionnement et donne un produit spécifique : les produits légers sont recueillis dans la partie supérieure de la tour (butane et propane, essence légère ou naphta), les produits moyens (essence lourde, kérosène et gazole) sont récupérés en soutirage latéral, et le résidu atmosphérique est recueilli au fond de la tour. Cette séparation n'est pas suffisante pour donner toutes les qualités requises à chacun des produits obtenus. Interviennent alors le craquage et le reformage pour les carburants.

En procédé industriel et dans le cas d'une distillation discontinue, les premières vapeurs qui passent en tête de colonne sont appelées « têtes de distillation », ensuite vient le cœur (souvent le cœur est la substance qui est recherchée dans le mélange introduit dans le distillateur), puis en fin de distillation apparaissent « les queues de distillation ».

Il existe aussi des techniques de distillation sous vide qui visent à abaisser les températures d'ébullition des différents constituants du mélange à distiller, et donc permettent ainsi d'éviter (ou de réduire) les risques de dégradation thermique. De même des distillations peuvent être effectuées sous pression afin de permettre la séparation de composés très volatils (comme les gaz).

Lorsque les températures d'ébullition sont très voisines, on peut avoir intérêt à utiliser un processus de distillation fractionnée, qui consiste en plusieurs étapes de raffinements successifs. Il est également possible d'introduire une partie du distillat en tête de colonne (dans le cas d'une distillation continue) afin d'améliorer la pureté de la phase vapeur.

Groupe :
Thomas LABBE
Publié par Thomas LABBE
le 13/01/2014

Conseil chinois pour la France : 居安思危

Juste avant de terminer ma communication téléphonique samedi avec un de mes partenaires chinois, veuillez trouver le proverbe qu'il a utilisé pour qualifier la situation actuelle de la France:

居安思危

Ce qui pourrait se traduire par : Soyez attentif pendant une période de paix

Qu'en pensez vous?

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Thomas LABBE
Publié par Thomas LABBE
le 09/01/2014

Comment concevoir un échangeur de chaleur tubulaire?

Chez LABBE, la conception d'échangeurs de chaleur tubulaires est notre travail quotidien. Ce texte a pour but de lister les différentes étapes du processus de conception.

Etape 1: Analyse de l'application

La première étape consiste à définir correctement le type d'échangeur de chaleur en fonction des exigences de l'application. Différents types d'échangeurs de chaleur peuvent être utilisés. La température, la pression et la dépression maximale admissible doivent être définies pour chacun des 2 fluides (produit et service).

Etape 2: Définition des propriétés des fluides

L'étape suivante est l'analyse des fluides concernés: produit et service. Afin de bien concevoir un échangeur de chaleur, 4 propriétés physiques pour chacun des 2 fluides doivent être connus, à savoir:

  1. Densité
  2. Chaleur spécifique
  3. Conductivité thermique
  4. Viscosité

La bonne façon de procéder est d'obtenir des valeurs de ces 4 paramètres pour différentes températures de fonctionnement de l'échangeur. Plus on sera précis sur les propriétés physiques des fluides et plus la conception de l'échangeur de chaleur sera pertinente. Toute erreur dans les propriétés physiques concernées peuvent mener directement à un mauvais dimensionnement de l'échangeur.

Étape 3: bilan énergétique

Une fois avoir défini correctement les propriétés physiques des 2 fluides, il faudra de vérifier le bilan énergétique. Le client définit la température d'entrée et la température de sortie de son produit. Il indique également le type de fluide service à utiliser et définit 2 des 3 paramètres suivants: le débit et/ou la température d'entrée et/ou la température de sortie. La résolution de l'équilibre énergétique est possible et le 3ème paramètre en est déduit.

Etape 4: Définition de la géométrie de l'échangeur de chaleur

Dans cette étape, le concepteur définit la géométrie de l'échangeur de chaleur. Il choisira le diamètre de la calandre et définira le faisceau tubulaire. En second lieu, il définira les piquages. A ce stade également le choix des matériaux utilisés doit être faite.

Étape 5: Calculs thermiques

A ce stade, le concepteur effectue un calcul thermique. L'objectif de ce calcul est d'obtenir les dimensions et les coefficients de transfert de chaleur de l'échangeur. Ces coefficients dépendent essentiellement des propriétés et des vitesses d'écoulement des fluides. La relation entre les propriétés des fluides et les coefficients de transfert de chaleur est défini dans une formule mathématique qui est spécifique à la géométrie de l'échangeur appliquée (tubulaire, à plaques...).

Le coefficient global de transfert de chaleur est ensuite calculé. Connaissant cette valeur, il devient possible de calculer la surface de transfert de chaleur totale nécessaire à l'application:

S = P / [K x LMTD]

S: superficie totale de transfert de chaleur nécessaire, en m².
P: chaleur totale transférée, kcal / h (dérivé du bilan énergétique).
K: coefficient de transfert thermique global, kcal / [hr.m ² ºC.].
LMTD: différence de température logarithmique moyenne entre le fluide côté calandre et le fluide côté tubes sur la longueur de l'échangeur de chaleur, en °C.

Un autre paramètre important est défini de la chute de pression qui est calculée pour les fluides. Cette perte de charge est fonction du nombre de Reynolds, du type d'écoulement (turbulent ou laminaire) et la valeur de la rugosité des tubes.

Étape 6: Interprétation du calcul thermique

La surface calculée est comparée à la zone définie dans la quatrième étape (définissant la géométrie de l'échangeur de chaleur) et une vérification est effectuée pour voir si les pertes de charge sont comprises dans les limites de conception. Dans le cas où la surface calculée est supérieure à la zone prédéfinie, la géométrie de l'échangeur de chaleur doit être redéfinie (en augmentant la longueur ou le nombre de tubes). De même pour les pertes de charge: si la valeur calculée est supérieure à la chute de pression maximale définie alors une nouvelle géométrie doit assurer une réduction de la perte de charge. L'interprétation des résultats obtenus est nécessaire et peut entrainer la répétition des étapes 4 à 6 jusqu'à ce l'obtention d'un résultat satisfaisant.

Étape 7: Calculs de conception mécanique

Une fois la géométrie de l'échangeur de chaleur définie, les calculs de conception mécanique doivent être réaliser pour s'assurer que la conception de l'échangeur de chaleur est valable pour les données de calculs (pressions, températures...). Les calculs typiques sont:

  1. Calcul de l'épaisseur paroi de la calandre.
  2. Calcul de l'épaisseur des boites.
  3. Calcul de l'épaisseur des tubes.
  4. Calcul de la dilatation dimensions du soufflet de dilatation (pour compenser la dilatation différentielle due aux différences de températures entre la calandre et les tubes).
  5. Calcul de l'épaisseur des plaques tubulaires.

Les calculs de conception mécanique peuvent entraîner parfois des épaisseurs ou d'autres paramètres qui ne sont pas conformes avec la conception géométrique définie à l'étape 4. Dans ce cas, une nouvelle proposition de la géométrie doit être faite et les étapes 4 à 7 doivent être répétées.

Étape 8: Plans de fabrication

Avec toutes les dimensions de l'échangeur de chaleur défini, les plans de fabrication peuvent être réalisés. Ils contiennent des détails sur les différentes parties de l'échangeur de chaleur, à savoir:

  1. La calandre.
  2. Les boites.
  3. Le soufflet de dilatation.
  4. Les tubulures.
  5. Les plaques tubulaires
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Thomas LABBE
Publié par Thomas LABBE
le 08/01/2014

Les lauréats de l'international 2013

La CCI Seine-et-Marne a remis les Trophées de l'International 2013 en Seine-et-Marne le 28 novembre dernier. Zoom sur les trois entreprises lauréates.

Les Trophées de l'International ont pour but de récompenser des entreprises exportatrices de Seine-et-Marne afin de promouvoir et encourager leur développement.

Trois prix ont été remis, dans deux catégories différentes :

Primo Exportateur : M. LABBE
Exportateur Confirmé : FRANKLIN
Prix Coup de Cœur : JACIR

PRIMO EXPORTATEUR : M. LABBE

→ Entreprise ayant réussi ou engagé une démarche exemplaire depuis au moins 1 an en vue de se développer à l'international

Dirigeant : Thomas LABBE
Produits : Chaudronnerie inox
CA 2012 : 6 M€ - CA Export : 168 K€
Clientèle : secteurs industriels de la chimie, l'agro-alimentaire, la pharmacie, etc.
Marchés prioritaires : Belgique, Allemagne
Facteurs clés : Investissement personnel et qualité des produits
Méthodes : missions pays, salons, emailing, visites, etc.
http://www.labbe-france.fr/

Le mot du jury 

Très grande motivation du dirigeant
Entreprise industrielle ayant mis en place une stratégie de développement international
Projets sur différents continents
Accompagnement par les partenaires de l'export
Outils de communication mis en place
Recrutements en cours

Prix

Invitation au Colloque « Risques Pays COFACE le 21/01/2014 »
Participation à un salon ou une mission export de Seine-et-Marne Développement
Programme de référencement « pack premium multilingue du moteur de recherche  EUROPAGES »
Eclairage marché sur un pays pour appréhender au mieux un futur marché CIC EST

Thomas LABBE
Publié par Thomas LABBE
le 07/01/2014

Est-il possible de faire du business avec la Chine?

Depuis la Seine et Marne, pour une PME française, la Chine parait inacessible. Et bien, il suffit d'y aller pour se rendre compte qu'il n'est peut-être pas impossible de faire du business avec les chinois. Ci-joint, une photo prise lors de la visite de mon partenaire industriel chinois au mois de Juin 2013.

Dans ce groupe, je propose aux personnes qui tentent ou qui souhaitent tenter cette expérience d'échanger sur le sujet.

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Thomas LABBE
Publié par Thomas LABBE
le 07/01/2014

L'export, une nécessité pour les PME françaises

Le programme proposé par Seine-et-Marne Développement, « Stimulez votre stratégie » m'a permis de réfléchir très clairement à la Stratégie de l'Entreprise et des conséquences à assumer. Avec la société de conseil DIRIGESTION, nous avons défini comme stratégie pour LABBE « l'Export une nécessité !». Elle a commencé dès 2012 par notre participation sur le salon ACHEMA en Allemagne et par une mission de prospection au Maroc. En 2013, avec l'aide de partenaires comme ALTIOS INTERNATIONAL et UBIFRANCE, nous abordons le marché de la Chaudronnerie en Russie et aux Emirats Arabes Unis tout en continuant notre participation à des salons internationaux comme celui du SYMPHOS à Agadir, de POWER GEN à Vienne, d'ACHEMASIA à Pékin et de KHIMIA à Moscou.
Historique :
 Programme 2011 – 2012

  •  1er salon international : ACHEMA 2012 (Allemagne)
  •  « Mission Pays » sur le Maroc
  •  2ème salon international : SYMPHOS 2013 (Maroc)
  •  3ème salon international : ACHEMASIA 2013 (Chine)
  •  Partenariat en cours avec une société chinoise pour la fabrication de pièces complémentaires aux nôtres (élargissement de l'offre de LABBE)
  •  4ème salon international : POWER GEN 2013 (Autriche)
  •  « Mission Pays » sur la Russie
  •  5ème salon international : KHIMIA 2013 (Russie)
  •  « Mission Pays » en cours sur les E.A.U.

2/ En ce qui concerne le salon KHIMIA, nous avons eu de très bons contacts et nous sommes même en train de répondre à 3 appels d'offre. Ci-joint une photo de notre stand.

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