Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 12/06/2012

Nouveau site internet régional de la Filière des éco-activités www.greendustry.eu

Le plan filière des éco-activités en Ile-de-France Greendustry est mis en œuvre pour soutenir le développement des PME franciliennes en priorité dans les domaines de l'eau, des déchets, de l'efficacité énergétique, des énergies nouvelles et des TIC pour l'environnement et l'énergie.
Renseignez-vous sur les actions mises à votre disposition...

http://www.greendustry.eu

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Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 11/06/2012

ISF PME : assouplissement dans le photovoltaïque

Le Ministère de l'Economie et des Finances a élargit la gamme des métiers du photovoltaïque dans lesquels les redevables de l'Impôt sur la Fortune peuvent investir pour bénéficier, en contrepartie, d'un crédit d'impôt. Ces nouvelles dispositions sont applicables rétroactivement sur toutes les souscriptions réalisées à partir d'octobre 2010.

Pour anticiper la formation d'une bulle verte, le gouvernement précédent avait restreint les possibilités d'investissements, prévus par le dispositif ISF PME (Loi Tépa) dans le secteur du solaire et photovoltaïque.
Dans un rescrit publié à la mi-mai, Bercy fait savoir qu'il ouvre  le Tepa-ISF à certains des segments du  secteur solaire, photovoltaïque, éolien et de la méthanisation.


Pas les producteurs

Restent ainsi exclues du crédit d'impôt, « les souscriptions au capital de sociétés exerçant une activité de production d'électricité d'origine photovoltaïque au sens strict du terme », à savoir les exploitants et les producteurs.
La défiscalisation s'appliquera, en revanche, pour les activités de recherche et développement dans le secteur solaire, les sociétés de fabrication de la filière des panneaux solaires voués à la commercialisation, les sociétés exerçant une activité « annexe à la production d'électricité « annexe à la production d'électricité d'origine solaire » (achat-revente, ingénierie, installation, maintenance et pose de panneaux.


Souscription directe ou indirecte

Rappelons que le dispositif ISF PME consiste, soit en une prise de participation en direct , avec, à la clé, une réduction d'ISF est égale à 50% de votre investissement dans la limite d'une réduction d'impôts de 45 000 euros.
Soit en une prise de participation indirecte en souscrivant au capital d'une holding qui souscrira à son tour au capital d'une PME. Dans ce cas, la réduction d'ISF est théoriquement égale à 50% de l'investissement avec un plafond fixé à 45 000 euros.
 

source : http://www.developpement-durable-entreprise.fr/

Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 30/05/2012

Les entreprises ont la responsabilité du développement durable

Les considérations environnementales ont pleinement intégré le monde de l'entreprise avec des professionnels de plus en plus conscients de leur responsabilité en la matière. L'intégration d'une démarche durable est aujourd'hui indispensable pour anticiper sur l'avenir et conserver sa compétitivité.

Le développement durable n'est pas un coût supplémentaire

Imposer et sensibiliser à de bonnes pratiques concernant le respect de l'environnement dans l'entreprise ne représente pas un coût supplémentaire à gérer, mais peut être une source de croissance. Le MEDEF et sa commission développement durable l'assurent, celui-ci n'est pas une contrainte, mais au contraire une source d'innovation. Les entreprises doivent s'adapter à un cadre législatif qui est appelé à évoluer vers plus d'exigences concernant la démarche environnementale, anticiper sur une règlementation plus rigide est impératif pour éviter de devoir s'adapter sur le tas, avec les frais importants que cela peut engendrer. Chaque entreprise se doit de sensibiliser ses salariés, ses clients et l'ensemble de ses partenaires à une démarche respectueuse pour l'environnement, des actes souvent anodins, mais qui font toute la différence et permettent de faire des économies concrètes.

Tous les acteurs de l'entreprise doivent être impliqués

L'exemple doit venir d'en haut et c'est à la direction de l'entreprise d'insuffler un esprit de responsabilité en montrant le bon exemple. Il est essentiel de ne pas s'inscrire dans un cadre contraignant, mais de faire changer les comportements en expliquant clairement les avantages à faire changer son approche concernant des actes souvent très simples. Économiser le papier, ne pas laisser la lumière allumée, imposer le tri sélectif... la liste des comportements à faire adopter par tous les acteurs de l'entreprise est longue. Cette dernière ne peut que sortir gagnante de sa volonté de sensibilisation au développement durable qui permet de générer des économies supplémentaires appréciables. Le MEDEF se veut en pointe dans le développement durable et organisera prochainement une réunion autour de la gestion des déchets en entreprise pour sensibiliser les dirigeants qui doivent être à l'initiative des meilleures pratiques dans ce domaine. L'organisation patronale rappelle aussi que l'environnement peut contribuer à créer de l'emploi, appelant les autorités à renforcer les dispositifs concernant les « emplois verts » qui sont une source de croissance dans un contexte où la rareté des ressources naturelles s'impose à tous.

Le développement durable s'intéresse aussi aux aspects sociaux

Loin de se concentrer uniquement sur l'environnement, le développement durable c'est aussi offrir aux salariés une formation permanente tout au long de leur parcours professionnel pour faire en sorte qu'ils puissent évoluer avec l'acquisition en continu de nouvelles compétences pertinentes sur le marché du travail. Il s'agit aussi d'instaurer un climat social respectueux pour tous dans l'entreprise et en premier lieu des salariés qui doivent se sentir pleinement intégré dans la bonne marche de la structure. L'entreprise engagée dans une démarche sérieuse de développement durable ne peut ignorer ses ressources humaines, qui sont indispensables à sa bonne marche au quotidien.

 

source : http://www.developpement-durable-entreprise.fr/entreprises-ont-responsabilite-developpement-durable-n80881.html

Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 22/05/2012

Le développement durable : un enjeu stratégique pour la Défense ?

On y pense peu mais comme l'ensemble des institutions de l'Etat, l'armée française se doit d'être exemplaire en matière de développement durable. Elle travaille donc à réduire son empreinte environnementale. Pour autant, jusque là, elle peinait à prendre en compte le changement climatique dans sa stratégie de long terme. A tort car d'autres pays et institutions internationales planchent sérieusement sur le sujet depuis des années.

« Le ministère de la Défense et des Anciens combattants a une responsabilité particulière dans le domaine de l'environnement » précise une brochure récente du ministère. A bon escient car le lien entre les deux ne paraît pas évident à première vue. Et pourtant. Avec plus de 300 000 personnes qui y sont rattachées, il est le deuxième plus grand employeur de l'Etat après le ministère de l'Education, il dispose du premier parc immobilier de l'Etat, occupe de nombreux espaces naturels et exploite également des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE/IOTA). Sans oublier qu'il est responsable à lui seul et hors carburant de la moitié des émissions de CO2 de tous les ministères confondus. A ce titre et comme l'ensemble des services de l'Etat, la Défense se doit de montrer l'exemple en matière de développement durable.

Depuis 2007, le ministère est donc doté d'un plan d'action de l'environnement orienté sur 3 volets : la préservation de la biodiversité des terrains militaires (classement des terrains Natura 2000, conventions avec l'ONF, partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux, etc.), réduction de la consommation d'énergie des bâtiments (une dizaine de bilans carbone réalisés à ce jour) et intégration de la dimension environnementale dans les équipements de la Défense (80 navires dotés d'un « passeport vert » fin 2012, suivi des substances dangereuses, et 42 programmes dans une démarche d'éco-conception). Par ailleurs, lors de ses missions extérieures de longue durée, l'armée peut construire des stations d'assainissement de l'eau ou de recyclage des déchets qu'elle laisse ensuite en fonctionnement une fois l'opération terminée.

« La Défense n'est pas un  monde à part, avec ses règles de fonctionnement propre. Elle est au contraire au cœur de la société. Il y a néanmoins, c'est vrai, une limite sur laquelle la Défense ne peut pas transiger, c'est le maintien de ses activités d'entraînement sur terre, sur mer et dans les airs (...) », déclare ainsi Eric Lucas, haut fonctionnaire au développement durable de la Défense et des anciens combattants dans le dernier rapport développement durable de la Défense (sur l'année 2010). Aucune contrainte non plus pour les opérations extérieures de combat pour ne pas handicaper les troupes et l'atteinte des objectifs. Pour autant, s'il existe la limite du secret-défense et de l'efficacité, les performances opérationnelles et environnementales ne sont pas toujours antinomiques (longue durée, efficacité énergétique, etc.). Ainsi en Irak ou en Afghanistan, de nombreuses victimes sont liées aux problématiques de ravitaillement, d'où le travail de l'armée américaine sur l'alimentation électrique solaire ou le travail sur le carburant à base d'algues. Sans parler du fait que le matériel militaire pourrait être affecté par le changement climatique...

Intégrer la dimension environnementale dans la réflexion stratégique...

« Ces actions sont une porte d'entrée de la Défense dans la problématique du développement durable mais elles ne doivent pas s'arrêter là », souligne François Gemenne, chercheur spécialisé dans le changement climatique à l'IDDRI. Car au-delà de cette volonté affichée d'exemplarité au quotidien, la question environnementale peine à être intégrer dans la réflexion stratégique de la Défense française, regrettent deux parlementaires. En mars dernier, André Schneider et Philippe Tourtelier présentaient un rapport sur « l'impact du changement climatique en matière de sécurité et de défense ». Ils y dénonçaient un manque d'intérêt préoccupant pour ce sujet pourtant « devenu un enjeu stratégique majeur ». « Nous sommes des allumeurs de réverbères car la prise de conscience commence timidement alors que dans d'autres pays comme aux Etats-Unis ou en Angleterre, l'armée s'est saisie de la problématique et réfléchit sur l'impact du changement climatique sur les conflits ou le matériel militaire notamment », déclarait alors André Schneider. Aux Etats-Unis, les premiers documents d'importance sur les implications stratégiques du changement climatique élaborés par le Pentagone datent en effet de 2003 et depuis 2009 la CIA dispose d'une cellule consacrée au changement climatique et à ses implications pour la sécurité du pays. En Angleterre, pays que les députés considèrent « le plus avancé sur cette question au sein de l'Union européenne », le National security Council travaille sur la question du changement climatique et de la sécurité énergétique avec un envoyé spécial dédié au sujet, le contre-amiral Neil Morisetti. L'enjeu n'échappe pas non plus aux institutions internationales : début mai, le PNUE (programme national des Nations Unies pour l'environnement) publiait ainsi un rapport « Verdir les casques bleus » axé sur les liens entre la gestion des ressources naturelles et les opérations de maintien de la paix (bonnes pratique et rôle des casques bleus). Et dans son prochain rapport prévu en 2014, le GIEC consacrera un chapitre à la relation entre changement climatique et sécurité. « En réalité, le sujet a commencé à être traité dans les années 80 mais il est retombé après le 11 septembre, occulté par la menace terroriste. On l'a vu réapparaître au milieu des années 2000, avec la multiplication des catastrophes naturelles comme le tsunami de 2004, Katrina en 2005, qui ont fait comprendre la réalité de la menace », explique Alexandre Taithe qui travaille sur le lien entre sécurité et dégradation de l'environnement à la Fondation pour la recherche stratégique.

Selon les parlementaires, le retard français s'expliquerait en partie par le climato-scepticisme qui règne encore au sein de la Grande muette. « C'est un sentiment encore très fort au sein de la défense. Nous l'avons constaté lors de nos auditions, où les personnes qui ont accepté de nous répondre ont précisé le faire à titre personnel », rapportait ainsi Philippe Tourtelier. « Lors de la conférence annuelle de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), en 2009, j'avais été très surpris et navré de voir que la seule personne invitée pour parler du changement climatique était Christian Gérondeau, connu pour ses positions climato-sceptiques. L'enjeu est perçu comme compliqué et le lien entre changement climatique et conflit est considéré comme manquant encore de preuves scientifiques par de nombreuses personnes au sein de la défense. Par ailleurs, je crois que beaucoup se demandent si cette problématique change radicalement la prospective. Mais les mentalités évoluent », relate Alexandre Taithe.

...une démarche en construction

Récemment (juillet 2011) on a ainsi vu une publication de l'IRSEM (Institut de recherche stratégique de l'école militaire) livrant une « réflexion stratégique sur le changement climatique et ses implications pour la défense », dans laquelle les auteurs issus de plusieurs organisations -s'exprimant « à titre personnel »- évoquent « un nouveau contexte géopolitique susceptible de modifier les missions » et le fait que « le changement climatique pourrait accentuer les risques naturels et sanitaires, modifier la répartition des ressources en eau et affecter la sécurité alimentaire ».
A la délégation des affaires stratégiques (DAS), un tournant semble également s'opérer. Ainsi, un poste de chargé de projet prospective/environnement/climat/énergie a été créé l'an dernier. « Il gagnerait sans doute à être plus clair, avec plus de fonctions de coordination et de moyens mais c'est un premier pas » remarque Alexandre Taithe. Et en mars dernier, le dernier plan de prospective à 30 ans du ministère « Horizons stratégiques » consacre un chapitre aux « ressources et environnement ». En conclusion, la DAS y évoque notamment de nouveaux rôles pour l'armée, amenée à intervenir davantage sur les conflits liés à la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ou au contrôle des ressources naturelles clés, à contribuer à la sécurisation des voies d'acheminement de ces ressources (oléoducs, voies maritimes, etc), ou encore à intervenir dans des opérations de type humanitaire ou de lutte contre la pollution. Tout en s'adaptant au renforcement des normes environnementales (matériel) et à la rareté des ressources (carburant).

Début mai, un colloque scientifique « Climat et sécurité : preuves, risques émergents et nouvel agenda », s'est tenu à Paris avec l'IDDRI, l'université britannique d'Exeter et le Woodrow Wilson International Center for Scholars, s'est tenu en partenariat avec le ministère de la Défense et le Department of energy and climate change pour discuter des dernières recherches sur le sujets. Un premier pas qui devrait permettre de lancer les bases d'une collaboration franco-britannique sur la question.

Source : http://www.novethic.fr/

Harold CHENARD
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le 10/05/2012

2010, une bonne année pour les éco-activités

Après une forte baisse en 2009, les éco-activités ont quasiment retrouvé leur niveau de 2008, selon le Commissariat général au développement durable.

Ainsi, les exportations ont quasi doublé, passant de 2,5 milliards d'euros en 2009 à 4,1 milliards l'année suivante. En conséquence, la balance commerciale du secteur présente un excédent de 1,1 milliard d'euros, soit une augmentation de 38 % en un an.

La croissance du secteur, qui représente 2% de la production totale, est principalement due à l'augmentation de la production d'énergies renouvelables et à la hausse, de plus de 45 %, du domaine de la récupération. En 2010, environ 452 000 personnes travaillent dans les éco-activités, dont 14 000 dans le photovoltaïque, premier employeur du secteur devant la biomasse (13 000) et l'hydraulique (10 000   emplois).

Source : http://www.cner-france.com/Actualites/Actualites-generales/2010-une-bonne-annee-pour-les-eco-activites

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le 09/05/2012

Construire passif: combien ça coûte ?

Préalable indispensable aux bâtiments à énergie positive, la construction passive coûte plus cher en France qu'en Belgique. Triples vitrages et VMC double flux, éléments intrinsèquement liés au concept, y sont pour beaucoup.

En France, la construction de logements passifs demande un investissement de 1400€ par m² shon. En Belgique, on trouve des projets à seulement 1000 €/m². Si construire passif revient moins cher sur le plat pays, c'est en partie grâce aux coûts inférieurs des équipements. Si les prix observés pour coller 30 cm de polystyrène expansé sur l'extérieur de la façade d'un bâtiment sont sensiblement identiques en Belgique et en France, autour de 100 euros du m², l'écart se creuse entre les deux pays pour l'installation de triple vitrage ou de VMC double flux, éléments indispensables à la construction passive.


"En France, impossible d'obtenir des triples vitrages au prix belge"

Sur l'immeuble passif « la Clairière », livré au printemps 2010 à Bétheny près de Reims, le prix des triple vitrages en menuiserie bois, équipés de volets roulants, est monté a près de 1 600€ le m². En Belgique, « on trouve aujourd'hui sans difficulté des triples vitrages à 300€/m² », assure l'architecte Belge Sebastian Moreno-Vaca, Président de la plateforme Maison passive Belge. Tentant d'obtenir un prix identique sur un projet français, il dit s'être fait "rembarrer".

Le prix élevé des triples vitrages côté français, a une lourde répercussion sur le coût des projets passifs. A titre d'exemple, l'isolation, plancher bas et toiture compris, représente 6% du coût global des travaux de l'immeuble « La Clairière » alors que les menuiseries pèsent financièrement le double, soit 12% du prix des travaux.

"Moins de technologie dans une VMC à 5000€ que dans une montre à 5€"

Concernant la VMC double flux, le constat est le même : pas moins de 7000€ par logement côté français, autour de 5000 de l'autre côté de la frontière. Pour Sebastian Moreno-Vaca, « le marché français est biaisé par un quasi-monopole ». Avec la diffusion du passif, on compte désormais en Belgique, une multitude de fabricants. Cette diversité d'acteurs stimule la concurrence et agit en faveur d'une baisse des prix.

Mais l'architecte belge juge, malgré tout, que les prix pratiqués en Belgique restent aberrants. « Une VMC, c'est deux ventilateurs et des plaques. Cela devrait coûter moins de 100€» assure-t-il. Pour montrer qu'il exagère à peine ce que devrait être le juste prix, il relate une intervention du Dr Feist. Le père du « passif », face à un public venu comprendre les clés du concept, avait enlevé sa montre et expliqué que, achetée 5 euros à la gare, elle contenait plus de technologie qu'une VMC.

«Les années 80-90 étaient celles du high-tech. Notre époque est celle du low-tech et du high-design» commente Sebastian Moreno-Vaca. Bref, pour ce disciple du passif, le temps est venu de consacrer l'argent à la matière grise.

"Avec le passif, les entreprises doivent revenir dix fois"

Côté français, le directeur du développement de la société HLM « Le Foyer Rémois », Jean-Denis Mege, considère qu'il faut investir dans la formation.  Précurseur, il  a déjà travaillé sur trois immeubles de logements sociaux passifs. Quand on lui demande s'il compte réaliser un nouveau projet passif, il répond en souriant : « avec les mêmes entreprises oui, avec de nouvelles non ». Son impression est celle d'un défricheur. «Sur un chantier passif les différents intervenants  passent leur temps à ne pas se comprendre. Et, si le passif c'est cher, c'est que les entreprises doivent revenir dix fois sur le chantier » explique-t-il. Il se souvient, par exemple, que le système de ventilation double flux installé dans l'immeuble de logements « La Clairière » a dû être remplacé à deux reprises.

Jean-Denis Mege travaille directement avec des certificateurs allemands du Passivhaus institut qui «vérifient tout ».  La difficulté n'est pas, selon lui, « d'atteindre le niveau de performance énergétique demandé mais d'installer la VMC comme ils l'entendent, d'éviter l'apparition de point de rosé dans les murs ou de bannir les parois froides sur lesquelles ils veillent scrupuleusement ». Autrement dit, de se familiariser avec un concept passif encore neuf en France.

"Faire du passif à l'allemande chez nous, ça ne marche pas"

Outre-Quiévrain, où la construction passive est plus mûre, on est devenu avec le temps moins attentif aux multiples points de vigilance des inspecteurs allemands. Les logements passifs belges respectent les trois principales exigences -  15kWh/m2 de besoin de chauffage, 120kWh/m2 d'énergie primaire pour la consommation globale et  une étanchéité à l'air  de 0,6 volume par heure  sous 50 pascals – mais beaucoup ne sont pas certifiés par le Passivhaus Institut.

L'architecte Sebastian Moreno Vaca considère que « la certification passive a peu d'importance, et que l'émergence du concept ne doit pas venir révolutionner nos modes constructifs». « Faire chez nous du passif à l'Allemande ou à l'Autrichienne, ça ne marche pas » affirme-t-il. « En région bruxelloise, où le passif se démocratise du fait de la réglementation – obligation d'être passifs pour les bâtiments publics, et à partir de 2015 pour toutes les constructions neuves – les maçons, les entrepreneurs reviennent à ce qu'ils savent faire, explique l'architecte belge. Par exemple, ils ne se tournent pas vers des panneaux en fibre de bois mais, continuent à utiliser des blocs béton qu'ils maîtrisent bien ».

"Plafonner, la plus simple façon de rendre étanche à l'air"

Si la Belgique construit passif à un prix plus bas qu'en France, c'est également car les logiques constructives existantes sont favorables. Les voiles préfabriquées sont majoritaires depuis longtemps en Belgique, où la main d'œuvre est plus chère. « Un ouvrier gagne ici plus qu'un architecte », assure  Sebastian Moreno-Vaca. Si livrer des façades avec menuiseries intégrées réduit le temps de chantier, cela a aussi pour effet de maximiser l'étanchéité à l'air des parois. Le faible recours aux plaques de plâtre, revenant en Belgique plus cher que le plafonnage, limite également les infiltrations d'air. « Pour rendre étanche avec des plaques de plâtre, il faut coller tout un tas d'adhésifs. En plafonnant, on rend étanche à l'air toute la surface à coup sûr », explique Sebastian Moreno-Vaca.

Le passif à la belge est simple et abordable. « Autour de Bruxelles, un boulodrome, des mosquées et même un funérarium se sont faits labelliser passif » souligne le Président de la plateforme Maison passive Belge. Les futurs buildings du quartier européen le seront également.

Cet article est extrait de l'enquête intitulée « La performance thermique à quel coût ? » à paraître le 1er juin prochain dans l'annuel « Innovation 2012 » du Moniteur. Cette enquête fait le point sur la pertinence économique des choix techniques.

Source : http://www.lemoniteur.fr/199-materiaux/article/etudes-de-cas/17461228-construire-passif-combien-ca-coute

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Publié par Harold CHENARD
le 03/05/2012

Création du label « Bâtiment biosourcé »

Le Code de la construction et de l'habitation a été modifié. Il existe désormais un label « Bâtiment biosourcé » qui garantit la qualité environnementale de projets qui incorporent une part significative de biomatériaux. Un arrêté ministériel déterminera les conditions d'attribution.

Les matériaux d'origine végétale ou animale sont utilisés dans la construction de certains bâtiments : bois, chanvre, paille, laine de mouton, plumes. Ils sont alors qualifiés de « biomatériaux » ou de matériaux « biosourcés » et présentent des avantages environnementaux évidents : ils sont naturels et renouvelables d'une part, et ils contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en stockant temporairement du carbone, d'autre part. Depuis quelques années, le ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement soutient les acteurs de cette filière, notamment en participant à l'édition de règles professionnelles d'exécution d'ouvrages, en vue d'une reconnaissance de cette pratique, que ce soit pour le chanvre ou la paille. En 2008, c'est la Commission européenne qui a mandaté le Comité européen de normalisation afin qu'il propose un programme d'élaboration de normes relatives aux produits biosourcés. Puis, à la fin de l'année 2009, le ministère français a mené une vaste consultation publique sur le développement de 18 filières vertes d'avenir, dont « Le bâtiment à faible impact environnemental » et « Biomasse, valorisation matériaux ».

Aujourd'hui, le label « Bâtiment biosourcé » a été créé afin de mettre en lumière la qualité environnementale de certains projets et de valoriser les démarches volontaires des maîtres d'ouvrage qui intègrent des biomatériaux. Le décret n° 2012-518 du 19 avril 2012 instaure donc cette appellation pour les « bâtiments nouveaux intégrant un taux minimal de matériaux biosourcés et répondant aux caractéristiques associées à ces matériaux ». Un arrêté ministériel déterminera les conditions d'attribution précises. Le texte de loi est consultable dans son intégralité sur Legifrance.

Source : http://www.batiactu.com/edito/creation-du-label---batiment-biosource---31923.php

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Publié par Harold CHENARD
le 19/04/2012

Les PME plus vertes que les grandes entreprises ?

Selon une enquête d'Eurobaromètre, les PME créeraient plus d'emplois verts que les grandes entreprises. Ainsi, en 2012, un salarié sur huit dans les petites et moyennes entreprises occupe un emploi vert (soit 13% de la totalité des emplois dans les PME), contre seulement un sur trente-trois dans les grandes entreprises (soit 3% de la totalité des emplois dans les grandes entreprises). En moyenne, 37% des PME de l'Union européenne ont au moins un salarié vert à temps plein ou partiel. Selon des estimations, la création d'emplois verts dans les PME devrait également s'accélérer pour atteindre un taux de 35 % d'employés verts dans les deux années à venir.

Plus d'infos : http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CCUQFjAA&url=http%3A%2F%2Feuropa.eu%2Frapid%2FpressReleasesAction.do%3Freference%3DIP%2F12%2F316%26format%3DDOC%26aged%3D0%26language%3DFR%26guiLanguage%3Den&ei=nSOMT4q4MuLF0QXs8vjKCQ&usg=AFQjCNGysF_mhG9lrHfte8sGfl_LSCyAbw&sig2=WA1akwIoxuiF2LEPyzrn1w

Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 10/04/2012

Vers la fin de l’industrie photovoltaïque européenne ?

LEIPZIG (NOVOpress via Berliner Zeitung) — Où en sont donc ces énergies renouvelables si souvent invoquées pour remplacer le nucléaire, mais surtout pour garder l'espoir de préserver le doux confort de notre société consumériste sans privation aucune ?

En Allemagne, l'éolien a fait des progrès considérables depuis l'époque où le lobby nucléaire se moquait volontiers de son faible rendement et de ses performances aléatoires : les multiples parcs éoliens en font foi. Et l'on s'est donné les moyens, grâce aussi à de généreuses subventions, de capter un peu de cette énergie solaire atteignant la terre, et qui serait 15 000 fois supérieure à nos besoins. Les cristaux de silicium, d'un rendement d'à peine 4% dans les années 50, affichent aujourd'hui couramment 20% et même 40% en laboratoire, et la recherche s'efforce aujourd'hui de transformer la lumière en énergie en faisant appel aux technologies micro-électriques et autres cellules à couches minces, pour se libérer de l'onéreux silicium. Avec l'encouragement que peuvent prodiguer des subventions atteignant des milliards, une véritable « vallée solaire » s'est créée autour de Bitterfeld-Wolfen, au nord de Leipzig (ex-RDA) dans une ancienne zone d'extraction de lignite sinistrée.

Mais tout cela appartient déjà à l'Histoire, car aujourd'hui on apprend la liquidation judiciaire de Q-cells (> www.q-cells.com), un des leaders européens du secteur qui a aussi des filiales en France, et qui était en difficultés depuis 2009.

Une nouvelle occasion de montrer du doigt la concurrence asiatique et surtout chinoise : « Les Chinois ont bien saisi le fonctionnement du capitalisme. Ils ont déjà rôdé le système avec les minerais rares si indispensables aux technologies de pointe. On submerge le marché de produits au rabais aussi longtemps qu'il le faut pour que toute la concurrence mette la clé sous la porte, puis on crée d'un coup la pénurie pour faire flamber les prix ». Aujourd'hui, c'est le photovoltaïque qui est victime de ce mécanisme, avec pour résultat une cascade de faillites, des milliers d'emplois perdus et surtout un savoir-faire menacé. Une situation qui incite le Berliner Zeitung, pourtant plutôt ancrée à gauche, à réclamer « une dose de protectionnisme et des barrières douanières ».

Mais, et n'en déplaise à tous nos « Verts », il est prévisible que les retombées de la mondialisation sur les énergies dites alternatives n'en restent pas là. Si l'Allemagne a enregistré de grands succès en matière d'éolien, la Chine s'est haussée l'an dernier au premier rang mondial en matière de construction d'éoliennes, même si ces dernières restent – très provisoirement sans doute – encore peu fiables. Le rêve d'une indépendance énergétique allié à une croissance infinie, même rebaptisée développement durable, n'était-il donc que vanité et poursuite du vent ?

Source : http://fr.novopress.info/110766/vers-la-fin-de-lindustrie-photovoltaique-europeenne/

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Publié par Harold CHENARD
le 06/04/2012

Retour sur dix ans de développement durable dans l'immobilier d'entreprise

Dix ans déjà que l'on fête la semaine du développement durable. Jones Lang LaSalle a profité de cet anniversaire pour revenir sur dix années de développement durable dans l'immobilier d'entreprise. Une décennie pendant laquelle le respect des normes environnementales s'est progressivement introduit dans les stratégies des acteurs de l'immobilier, des investisseurs à la recherche de la « valeur verte » et dont les groupes se sont dotés de directions développement durable, jusqu'aux utilisateurs qui ne cherchent plus qu'à s'implanter dans des immeubles « verts », synonymes d'économies d'énergie et de valorisation de leur image. « Les démarches volontaires visant à la certification et à la labellisation d'immeubles en construction ou en phase de rénovation se sont multipliées depuis 2005, rappelle le conseil. Près de 750 opérations étaient certifiées sous la marque HQE fin 2011 pour plus de 11 millions de m² en France et à l'international. En Ile-de-France, on dénombrait 6,1 millions de m² de bureaux certifiés HQE fin décembre ce qui représente environ 12% du parc de la région capitale. Au total, ce sont plus de 270 opérations qui ont reçu le précieux sésame vert. Il s'agit à 99% d'immeubles de plus de 5 000 m², localisés majoritairement en 1ère couronne. » Désormais, l'un des enjeux de la prochaine décennie (à défaut de pouvoir encore réellement identifier une « prime aux immeubles verts » dans l'Hexagone) figure dans la comparaison des performances des immeubles certifiés « qui peut faire apparaître de grandes différences, en fonction des cibles atteintes, du millésime du référentiel et de la RT de référence », précise le conseil. A condition de pouvoir appréhender facilement ces certifications. Certivéa s'y est déjà attelé, en lançant son "Passeport Bâtiment Durable". Mais s'il est un défi de taille que l'immobilier d'entreprise devra relever dans les dix prochaines années, c'est bien celui de la mise aux normes du parc existant, vaste sujet présent à l'esprit de tous les acteurs du secteur. « Le groupe de travail du Plan Bâtiment Grenelle a préconisé la mise en place d'un objectif provisoire de baisse des consommations énergétiques de 25% d'ici à 2015, date à laquelle une réévaluation des objectifs sera effectuée », rappelle Jones Lang LaSalle. Très attendu par le marché, de décret sur la rénovation du parc existant ne devrait plus tarder à sortir. Pour Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Grenelle, ce sera pour le 2e semestre 2012.

Source : http://www.businessimmo.com/contents/19651/retour-sur-dix-ans-de-developpement-durable-dans-limmobilier-dentreprise

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