Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 05/07/2013

Le Cese préconise de renforcer le reporting RSE financier et extrafinancier

Pour promouvoir activement la RSE, le Conseil économique, social et environnemental recommande notamment, dans un avis adopté le 26 juin, de soumettre les entreprises cotées et celles non cotées aux mêmes obligations déclaratives en matière de RSE.

En attendant la tenue de la deuxième conférence environnementale pour la transition écologique les 20 et 21 septembre prochain, les rapports et les avis relatifs à la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) se multiplient. C'est au tour du Conseil économique, social et environnemental (Cese) d'adopter, le 26 juin, un avis en la matière intitulé « La RSE : une voie pour la transition économique, sociale et environnementale ». Il y préconise notamment de renforcer le reporting en la matière et d'encourager le développement de la RSE dans les petites et moyennes entreprises.

Renforcer le reporting RSE

Le reporting RSE varie selon que l'entreprise est cotée ou non, et ce en application du décret n° 2012-557 du 24 avril 2012 (v. le dossier juridique – RSE- n° 189/2012 du 8 octobre 2012). Selon la feuille de route pour la transition écologique, diffusée le 20 septembre 2012, à l'issue de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012, le gouvernement avait annoncé qu'il supprimerait le critère tiré de la cotation dans le décret précité. Alors qu'aucune modification n'a encore été effectuée à ce jour, le Cese déclare, dans son avis, être favorable à cette modification.

Outre la consolidation du dialogue des entreprises avec les parties prenantes, le Cese recommande de reconnaître de nouveaux droits à l'information au profit des institutions représentatives du personnel (IRP). Le Cese considère qu'une amélioration du niveau de dialogue sociétal est facteur de réductions des risques et d'incertitudes pour l'entreprise.

Avant d'envisager d'éventuelles modifications, notamment en matière de reporting social, et plus particulièrement en ce qui concerne les contrats de travail, il serait préférable, pour le Cese, d'effectuer un bilan de l'application de la loi Grenelle 2.

Enfin, le Palais d'Iéna est favorable à la consolidation du cadre européen en matière d'information extrafinancière. D'une façon plus générale, il regrette que l'Union européenne ne conditionne pas suffisamment son aide au développement et ses financements de projets au respect des normes européennes et internationales de la RSE.

Développer la RSE dans les PME-TPE

Dans le cadre des plans nationaux et européens relatifs à la RSE, le Cese préconise d'encourager son développement au sein des PME-TPE, notamment en introduisant des mesures spécifiques pour les plus petites d'entre elles, en diffusant les bonnes pratiques, en élaborant des guides, ou encore en consolidant le rôle des organisations professionnelles et des réseaux consulaires. Afin de rendre l'information sur la RSE plus accessible, le Cese soutient enfin toutes les initiatives de nature à aider les décideurs et les élus à assumer pleinement le rôle d'impulsion en faveur de la promotion de la RSE. À cet égard, le Cese rappelle l'engagement de la Commission européenne de constituer une plateforme d'information de données sur la RSE.

Source : http://www.wk-rh.fr/

Document : http://www.wk-rh.fr/actualites/upload/avis-RSE.pdf

Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 03/07/2013

Trophées éco-entreprises de Sénart - Lancement de la deuxième édition

Après le succès de l'opération en 2012 (quatre entreprises récompensées sur douze participantes), le San de Sénart et ses partenaires reconduisent l'opération «Trophées éco-entreprises de Sénart».

Les partenaires
- La Chambre de Commerce et d'Industrie 77, la Chambre des Métiers et de l'Artisanat 77, l'Epa, les associations Entreprises Sud Francilien et Laclée, le San de Sénart en Essonne et Seine-et-Marne Développement.

Objectif : soutenir et promouvoir la filière éco-activités
- A travers l'organisation de ces Trophées, trois entreprises sénartaises seront distinguées : une entreprise exerçant une activité dans le domaine de la production d'énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique/écoconstruction, une entreprise engagée dans une démarche de protection de
l'environnement et une jeune entreprise de la filière éco-activités (créée depuis moins de 4 ans).
- Cette opération s'inscrit dans le cadre des actions initiées par le San de Sénart en lien avec l'Epa pour accompagner le développement de la filière éco-activités sur le territoire, avec notamment la création d'un « Club des éco-activités » soutenu financièrement par le Conseil régional d'Ile-de-France.

Déroulement et récompenses
- Les entreprises sénartaises pourront candidater dans l'une des trois catégories suivantes: Efficacité Energétique/Eco-construction, Eco-responsable et Jeune pousse.
- Un Comité de sélection, composé du San et de ses partenaires, choisira les entreprises lauréates.
- Les entreprises lauréates bénéficieront d'actions de communication valorisant leur activité et de prestations d'accompagnement.
- Elles seront mises à l'honneur lors de la remise des prix qui se déroulera fin 2013.

Informations pratiques
- Appel à candidature du 9 septembre au 30 octobre 2013 .
- Règlement et dossier de candidature à télécharger sur www.senart.com à partir du 9 septembre et informations complémentaires auprès de la Direction du Développement économique du San de Sénart : 01 64 13 18 06 ou dev-eco@san-senart.fr

Harold CHENARD
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le 01/07/2013

Chimirec et Techsar signent un partenariat durable

Chimirec assure la collecte et le tri des déchets de Techstar

Sensibilisation des employés au recyclage

Le groupe Chimirec signe un partenariat avec Techstar afin d'assurer la collecte et le traitement des déchets de 10 concessions automobiles, notamment celle de Mercedes Benz à Montévrain.

L'objectif est de simplifier au maximum la gestion des déchets dangereux sur ce site, en créant des zones internes composées de bacs roulants de tri sélectif de couleur pour les déchets solides et de futs à entonnoirs pour les liquides. Ce procédé permet de trier facilement les détritus sans perdre de temps.

Par exemple, pour les filtres à huiles, il est désormais possible de se déplacer une seule fois pour jeter 70 filtres, contre un seulement 10 auparavant.

Les deux sociétés sensibilisent également les directeurs de magasins, mais aussi les responsables d'ateliers et l'ensemble des collaborateurs au bon tri des déchets dangereux.

Chimirec réalise aussi des opérations de sensibilisation au tri sélectif sur l'ensemble des concessions Techstar. Ces dernières ont pour objectif de rappeler les raisons et la manière de trier les détritus, mais aussi ce qu'ils deviennent après avoir été collectés dans les ateliers Mécanique et Carrosserie.

Plus d'infos sur Techstar

Techstar représente les marques Mercedes-Benz (en voiture, Utilitaire et Camion), Smart, Mitsubishi-Fuso, Chrysler, Jeep et Lancia. L'entreprise compte aujourd'hui 10 concessions implantées sur les départements de Seine-et-Marne (77), de l'Oise (60) et de la Somme (80). Après l'ouverture du site de Saint-Maximin dans l'Oise en mars 2012, la société renforce sa présence sur l'axe stratégique de Marne la Vallée avec l'ouverture en juin 2013 de sa concession de Montévrain.

Source : http://www.lerepairedesmotards.com/actualites/2013/actu_130625-partenariat-traitement-dechet-chimirec-techsar.php

Harold CHENARD
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le 20/06/2013

Le Rapport sur la RSE incite entreprises et pouvoirs publics à agir sans tarder

Le rapport Brovelli-Drago-Molinié formule quatre axes prioritaires à l'horizon 2020 pour la mise en œuvre de la responsabilité sociale en France, déclinés en vingt propositions couvrant les grands enjeux de la RSE. Ces objectifs ont été publiés à la veille de la mise en place de la Plateforme pour la RSE qui réunit les parties prenantes appelées à se saisir des propositions inscrites dans le rapport.

Le 20 février dernier, le gouvernement a confié à Lydia Brovelli (ex-trésorière CGT, membre honoraire du Cese), Eric Molinié (directeur adjoint du développement durable du groupe EDF et président du Samu social) et Xavier Drago  (directeur développement durable d'Air Liquide) la réalisation d'un rapport  sur la RSE  et les moyens de sa mise en œuvre, tant pour les entreprises que pour les pouvoirs publics. C'est chose faite depuis le 13 juin : après avoir auditionné l'ensemble des acteurs (200 auditions, dont Novethic), la mission a identifié 4 grands axes  à l'horizon 2020 : un défi de « crédibilité des démarches engagées »,  un défi « d'échelle d'analyse et de niveau de mise en oeuvre des politiques RSE », un défi « d'accélération du rythme de changement » et un défi de « mobilisation ambitieuse des parties prenantes ». Cette initiative s'inscrit également dans les grands rendez-vous que constituent la Conférence environnementale (voir notre article Conférence environnementale : quelle place pour la RSE), le débat sur la transition énergétique (voir notre article Le débat sur la transition énergétique est lancé), la future conférence sociale des 20 et 21 juin et dans la mise en place de la Plateforme RSE le 17 juin.

Le rapport préconise de nouvelles voies pour le reporting extra-financier

La grande nouveauté de ce rapport réside dans la place reconnue au volet social de la RSE, dont le volet environnemental a longtemps été privilégié par les acteurs (les entreprises notamment). Il accorde une place importante aux partenaires sociaux et préconise d'intégrer davantage la RSE dans le dialogue social et d'adapter les indicateurs de reporting RSE par branche professionnelle. La notion de « performance globale » liée à la RSE est présente à travers les recommandations qui concernent le reporting extra-financier, dont celle d'adapter les indicateurs de reporting RSE par branche. Une proposition qui devrait satisfaire les entreprises qui prônent depuis plusieurs années déjà un reporting par secteur d'activité, recentré sur des indicateurs clés et pertinents. Rappelons en effet que le décret d'application de l'article 225 de la loi Grenelle II a établi 42 items de reporting  RSE, un nombre que la plupart des entreprises estiment trop élevé. Elles semblent donc avoir été entendues sur ce point : «  la diffusion des meilleures pratiques ne passe pas par la prolifération continue des indicateurs », observe le rapport. Par ailleurs la mise en place obligatoire ou systématique d'un reporting intégré « apparaît à ce jour prématurée, malgré les initiatives internationales comme l'International Integrated Reporting Initiative » souligne le rapport. La mission estime par ailleurs que « la pertinence des informations publiées compte plus qu'un exercice formel et inatteignable d'exhaustivité ».

L'acception sociale de la RSE telle qu'elle est privilégiée dans  le rapport amène également les auteurs à définir une politique d'achats responsables qui « gère mieux les risques ESG présents chez les sous-traitants ». Ils demandent aux entreprises de les « associer à la construction même de la stratégie ESG de leurs grands clients » dans une culture de « coopération performante » telle qu'elle se pratique en Allemagne. Probablement inspirées par le drame de l'usine Rana Plaza au Bangladesh, les auteurs critiquent des politiques d'achat « largement surdéterminées par les objectifs de maximisation économique (...), On ne compte plus les controverses survenues au cours de la décennie écoulée en matière d'achats ou de sous-traitants contrevenant aux droits de l'homme et aux normes internationales du travail ou témoignant d'un comportement négligent. Quand elles surviennent, ces controverses sont toujours le reflet d'un échec à intégrer, dans la politique de performance globale, l'ensemble d'une chaîne de valeur de plus en plus complexe. » Sont également concernées les administrations publiques auxquelles il est demandé d'expliciter plus clairement, dans les notifications de marché, leur analyse des volets extra-financiers des différentes offres en présence.

La notation sociale, une pierre angulaire

La notation sociale, qui figurait dans le programme présidentiel de François Hollande, a également été reprise dans la feuille de route issue de la conférence environnementale en septembre 2012 et constitue la 12ème proposition du rapport.  L'objectif est d'élargir le public auxquelles ces notations s'adressent, au-delà des seuls investisseurs. « Il pourrait être intéressant pour les parties prenantes de connaître le niveau de performance extra-financière d'une entreprise (...) Par exemple, lors d'une implantation industrielle, les parties prenantes voudront s'assurer de l'exemplarité de l'entreprise. De même, la performance sociale d'une entreprise sera une information potentiellement pertinente pour ses éventuels clients, collaborateurs et partenaires, en France comme à l'étranger. » Loin de préconiser pour autant une systématisation de la notation sociale, les auteurs du rapport proposent essentiellement une « labellisation des agences extra-financières au niveau européen », impliquant une «  méthode de notation extra-financière au niveau européen, vérifiable et comparable. "

Valoriser les politiques RSE

Les auteurs proposent également de promouvoir l'investissement responsable par un label général, reprenant en cela une des propositions figurant dans la feuille de route issue de la Conférence environnementale (voir l'analyse du Centre de recherche de Novethic). Enfin, les démarches d'inclusion de l'analyse extra-financière devront être prises en compte dans les critères d'attribution des crédits bancaires aux entreprises ; les auteurs précisant que cette inclusion « ne doit aucunement être perçue ni conçue comme une contrainte de plus mais bien comme une opportunité d'identifier les projets qui s'inscrivent dans une véritable logique de développement durable ». Convaincus que la valorisation des politiques RSE des entreprises représente un avantage compétitif de la France dans les échanges commerciaux, les auteurs préconisent une « communication plus offensive » dans la recherche de nouveaux débouchés à l'exportation. La promotion de la marque « France » à l'international doit donc s'appuyer sur les performances RSE des entreprises, comme le stipulait déjà la circulaire du 18 février 2013 adressée à l'ensemble des ambassades de France : celles-ci doivent valoriser les sociétés engagées dans une démarche RSE ou celles produisant des biens ou services de base concourant  au développement durable. Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, a estimé pour sa part qu'il s'agissait d'un rapport « très opérationnel » et qu'elle avait trouvé plusieurs propositions à mettre immédiatement en œuvre à l'international.

Reste désormais aux parties prenantes à s'emparer de ce rapport, et notamment celles qui sont rassemblées dans la Plateforme pour la RSE lancée officiellement le 17 juin.

Source : http://www.novethic.fr/

Harold CHENARD
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le 20/06/2013

Rénovation énergétique du parc tertiaire : Philippe Pelletier propose une charte d’engagement volontaire en attendant le décret

Philippe Pelletier, Président du Plan Bâtiment Durable, a proposé le 04 Juin dernier de lancer une action de mobilisation sous la forme d'une charte d'engagement volontaire destinée aux maitres d'ouvrage souhaitant anticiper la publication du décret d'application sur l'obligation de travaux et la rénovation énergétique du parc tertiaire.

Cette obligation, issue de la loi Grenelle 2, prévoit la réalisation de travaux d'amélioration de la performance énergétique du parc tertiaire existant - public et privé - dans un délai de 8 ans à compter du 1er janvier 2012.

En attente depuis Novembre 2011 et la publication du rapport du groupe de travail mené par Maurice Gauchot (CBRE) présentant 32 recommandations pour la « rénovation énergétique de parc tertiaire », la publication du décret devant déterminer les modalités de cette obligation de travaux tarde à venir. Delphine Batho et Cécile Duflot, les deux ministres portant la responsabilité du décret, avaient pourtant annoncée sa mise à l'écriture dès l'automne 2012.

Dans ce contexte, il semble que certains grands maîtres d'ouvrage soient d'ores et déjà prêts à s'engager dans la rénovation énergétique de leur parc tertiaire. La finalisation de cette charte étant attendue pour mi-juillet, ces acteurs pourront alors démontrer leur engagement et rejoindre les parties prenantes de la démarche.

Harold CHENARD
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le 20/06/2013

RSE : une plate-forme pour recueillir les bonnes pratiques

Le gouvernement a instauré hier une plateforme destinée à recueillir les bonnes pratiques en termes de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Les entreprises restent sous-représentées dans la structure et se méfient de futures contraintes.

Favoriser le dialogue entre les représentants des employeurs, ceux des salariés et les associations environnementales, pour enrichir le contenu des informations extrafinancières que doivent publier les entreprises. Tel est l'objectif poursuivi par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur, qui ont installé hier une plate-forme dédiée à la responsabilité sociale et environnementale (RSE). Cette notion, surgie tout droit de la loi Grenelle II, impose aux entreprises de joindre à leur rapport financier un état de leurs activités en termes de développement durable, éthique ou encore social.

Les filiales étrangères, également concernées

L'obligation s'applique autant aux grands groupes (les sociétés cotées et celles de plus de 5.000 salariés), déjà à l'oeuvre, qu'aux PME (plus de 500 salariés), qui disposent de plus de temps pour s'y mettre. La plate-forme inaugurée hier se veut un lieu d'échange des bonnes pratiques RSE, afin d'en promouvoir l'usage. Et pas seulement sur le territoire national.« Les filiales à l'étranger de grands groupes français sont également concernées », rappelle-t-on au ministère du Commerce extérieur. « Sur ce sujet, évitons d'avoir une vision trop isolée. Par rapport aux autres pays européens, la France est déjà suffisamment en avance », pondère Robert Durdilly, le président du comité RSE du Medef.

Les entreprises, sous-représentées

L'organisation patronale redoute de voir la plate-forme accoucher de nouvelles contraintes. Une crainte inspirée par la composition même de cette structure, dont l'annonce remonte à la première conférence environnementale, en septembre dernier. Celle-ci compte 48 membres répartis en huit collèges dont un pour les entreprises. C'est trop au goût desorganisations patronales qui redoutent d'être diluées.

 

Source : http://business.lesechos.fr/directions-generales/gouvernance/0202833332934-rse-une-plate-forme-pour-recueillir-les-bonnes-pratiques-7424.php

Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 10/06/2013

RSE = révolution + savoirs + empathie

La crise et ses urgences ont réduit le volume sonore de la responsabilité sociale d'entreprise. Même silencieuse, la RSE est pourtant la révolution qui nous aidera à sortir de l'impasse. Le mot de révolution n'est pas trop fort. Nous basculons dans la troisième génération de la RSE, qui conduit inéluctablement l'entreprise à réinventer son modèle pour y intégrer ses trois empreintes : économique, sociale et environnementale. La première génération, c'est le mécénat. La deuxième élève la préoccupation sociale et environnementale au rang de grande cause, consacrée par la création d'une direction interne du développement durable, puis de la RSE.

La troisième génération de la RSE n'en est cependant qu'au stade expérimental. Même les entreprises qui prennent le risque d'essuyer les plâtres (et parfois le scepticisme), les Danone, GDF Suez, Unilever, Renault, SNCF (et d'autres, de diverses tailles), ont la main qui tremble pour se lancer dans une remise en cause radicale de leur modèle. Le grand défi à relever pour entrer dans cette ère inédite est celui de la connaissance et de l'ouverture, les deux étant liés. Après le « R » pour révolution, le « S » de RSE résume l'exigence de savoirs et la lettre « E », l'empathie avec toutes les parties prenantes, internes et externes.

De nombreux travaux indiquent que, en élargissant son écosystème, l'entreprise démontre son utilité sociale (RSE deuxième génération) et augmente ses performances (troisième génération). Par exemple, une étude du cabinet de conseil Accenture et du réseau d'entrepreneurs sociaux Ashoka dans les sept principaux pays d'Europe. Celle-ci vient d'établir que, à condition de créer de nouveaux liens à la croisée du privé et du public, du marché concurrentiel et de l'économie sociale, la lutte contre la pauvreté et l'exclusion représenterait pour une foule d'activités (santé, logement, énergie, finance...) des dépenses additionnelles de 220 milliards d'euros. Combattre ces fléaux tout en ranimant une croissance atone : impossible de ne pas exploiter un gisement aussi prometteur !

Les nouvelles alliances de l'entreprise seront fondées sur l'apprentissage croisé et la co-construction. Elle les nouera avec les acteurs, de plus en plus professionnels, de la sphère sociale et environnementale : associations, entrepreneurs sociaux, coopératives, etc. Et certains d'entre eux, à l'inverse, devront apprivoiser une logique économique, et même du profit, jadis étrangère à leur culture. Aucun exercice n'en apprendra autant à l'entreprise sur elle-même. Il l'invite à une créativité et à une agilité dans tous les domaines : innovation, conception de l'offre, chaîne de distribution, achats, recrutement, maîtrise des risques etc. Cette dynamique vertueuse lui fera franchir une étape : à l'objectif bien connu de pérennité (« sustainability »), s'ajoute celui autrement plus stratégique d'épanouissement (« thrivability »). Pour elle-même, pour l'économie et pour la société.

Un réservoir de savoirs stratégiques se dessine pour l'entreprise, qui dépasse de loin ses compétences techniques traditionnelles : la connaissance intime de ses partenaires, clients, employés, fournisseurs, engagés dans le nouveau modèle qu'ils construisent ensemble, ainsi que la connaissance d'elle-même, qui se transforme à leur contact. Mais la maîtrise de plus en plus complexe de ce capital immatériel requiert une culture et une organisation auxquelles de trop rares entreprises sont préparées.

Finalement, cette révolution naissante de la RSE troisième génération exige une rénovation du leadership : toute la ligne managériale, président compris, remplacera la direction de la RSE, reconnue pour son rôle d'éclaireur, mais qui pourra, tôt ou tard, se dissoudre. Elle suppose enfin une posture, qui n'est pas vraiment dans l'air du temps : pour être plus forte, l'entreprise devra s'inventer plus humble !

Nathalie Dupuis-Hepner et Gilles Le Gendre , sont membres des Company Doctors, réseau de consultants en entreprise.
Nathalie Dupuis-Hepner
Gilles Le Gendre

Par Les Echos | 27/05 | 07:00 l http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0202767957436-rse-revolution-savoirs-empathie-569403.php

Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 28/05/2013

Energie : Le bonus-malus s’appliquera aux entreprises

Le projet de loi instaurant une tarification progressive de l'énergie a été censuré par le Conseil constitutionnel : en ne s'appliquant qu'aux particuliers et non aux entreprises, le dispositif porte, selon les Sages, atteinte à l'égalité de tous devant l'impôt.

Adoptée par le Parlement en janvier 2013, la loi Brottes doit instaurer un nouveau système de tarification de l'énergie reposant sur un principe de bonus-malus : pour résumer, le mode de calcul des tarifs serait déterminé en fonction des niveaux de consommation pénalisant les « surplus ».


Pour préparer la transition énergétique

Ce projet avait soulevé l'opposition des sénateurs situés sur l'aile gauche des socialistes qui voyaient dans ce dispositif « un mécanisme confus » défavorable aux ménages résidant dans des « passoires énergétiques ».
Hier, c'est le Conseil Constitutionnel qui a censuré le texte : les Sages ont estimé que cette tarification progressive, en ne s'appliquant qu'aux particuliers, portait à atteinte au principe d'égalité de tous les citoyens devant l'impôt. La non-prise en compte des consommations professionnelles, est, selon le Conseil constitutionnel, « sans rapport avec l'objectif de maîtrise des coûts de production et de distribution de ces énergies ».
Rappelons que la philosophie du texte s'inscrit dans la volonté d'une « transition énergétique » devant conduire à des niveaux de consommations sobres.


Les habitants des immeubles collectifs pénalisés ?

Autre anomalie relevée par les Sages : le bonus-malus concernait aussi les particuliers logés dans des ensembles collectifs équipés d'un chauffage central que les habitant ne maîtrisent pas individuellement : cette disposition est contraire « avec l'objectif de responsabiliser chaque consommateur domestique au regard de sa consommation d'énergie de réseau » a estimé le Conseil constitutionnel.
Pour la ministre de l'Energie Delphine Batho, cette censure n'est pas rédhibitoire, estimant que le principe du bonus malus avait été rejeté « non dans son principe mais dans son périmètre d'application ». Elle promet de remettre l'ouvrage sur le métier et proposer « une solution nouvelle et juridiquement solide ».
Nul doute que les entreprises devront, d'une manière ou d'une autre, être intégrées dans le système de tarification progressive.

Source : http://www.developpement-durable-entreprise.fr/

Harold CHENARD
Publié par Harold CHENARD
le 10/04/2013

« Le mode collaboratif permet de travailler plus rapidement »

Le groupe Chèque Déjeuner s'est engagé dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dès décembre 2010 et a collaboré avec certains de ses fournisseurs stratégiques sur une démarche de labellisation. Explications de Catherine Candella, directrice RSE groupe.

Accompagner ses fournisseurs sur la voie de la RSE. C'est le pari tenté (et réussi) par le groupe Chèque Déjeuner sur son siège de Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine (92). Le groupe s'est engagé dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dès décembre 2010. Certifié ISO 14001 depuis 2009 et ISO 9001 pour les filiales du groupe, l'entreprise a sollicité l'organisme Bureau Veritas pour une évaluation de la certification ISO 26000.
Après s'être attaqué à des sujets annexes, Chèque Déjeuner a décidé de se concentrer sur son outil de production et son cœur de métier dans un axe développement durable. Ainsi, pour se démarquer de ses concurrents engagés dans une démarche verte avec notamment l'utilisation de papier 100% recyclé ou la labellisation du cycle de vie des produits, le groupe Chèque Déjeuner s'est lancé dans une démarche de certification sur la chaîne entière de la fabrication de son papier. Chèque Déjeuner édite 311 millions de chèques par an soit 450 tonnes de papier. « L'objectif final étant d'être responsable de nos actions dès l'origine de la forêt », explique Catherine Candella, directrice RSE Groupe.
Le choix du label PEFC a été fait. Un choix motivé par le fait que PEFC prend davantage en compte la gestion des forêts de l'Hexagone que son ­homologue, le label FSC. Chèque Déjeuner travaille avec trois four­nisseurs pour son papier dont Arjowiggins. Si son fournisseur de papier fiduciaire était déjà engagé dans une démarche PEFC et FSC, la société a souhaité certifier son unité de production, soit l'usine située dans l'est de la France qui édite également des billets de banque. « Le mode collaboratif est important et permet de travailler rapidement dans le temps », estime le directeur des moyens logistiques et généraux groupe, qui évalue à 156 jours la mise en place de la démarche.
La collaboration en externe avec les fournisseurs a également été de mise en interne entre la direction de la qualité, la responsable grands comptes ou encore le service production. Les achats sont entrés dans la boucle dès le mois de mars 2012. Pour ce faire, des tests ont alors été réalisés en laboratoire sur des fibres PEFC longues et courtes pour étudier la résistance des différentes pâtes. Et un test a été réalisé en interne sur les chaînes de fabrication. En parallèle, le papetier Arjowiggins certifié FSC a accepté de se lancer dans une démarche PEFC. La labellisation de ce papier est effective depuis le début de l'année 2013. Dans le même souci d'accompagnement de ses fournisseurs, le groupe Chèque Déjeuner a soutenu le prestataire de restauration Mamie Cocotte. Les achats ont aidé ce dernier qui proposait uniquement une offre interentreprises à développer une offre de restaurant commercial. Le groupe Chèque Déjeuner a ainsi appuyé son prestataire Mamie Cocotte sur les aspects juridiques et sur le choix du traitement monétique. Désormais, Mamie Cocotte gère le restaurant interentreprises de la ZAC de Louvresses dont bénéficient Thales, RTF (filiale d'EDF) ou la pépinière AG Real Estate.
Repères Groupe Chèque Déjeuner
CA : 283 millions d'euros
Nombre de salariés : 2 000 personnes
Budget achats : NC
Nombre d'acheteurs : NC
 

Source : http://www.decision-achats.fr/Breves/-Le-mode-collaboratif-permet-de-travailler-plus-rapidement-dans-le-temps-52217.htm

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