David Rozenberg
Publié par David Rozenberg
le 01/07/2013

Bercy retient Vinci et Predica pour reprendre 9,5% d'ADP

Predica va acquérir 4,81% du capital d'Aéroport de Paris (ADP), soit environ 4,75 millions d'actions, et Vinci 4,69%, qui correspondent à 4,64 millions d'actions. L'État conserve la majorité du capital.

Le ministère des Finances a annoncé dimanche avoir retenu le groupe Vinci et l'assureur Predica, filiale du groupe Crédit Agricole, pour reprendre les 9,5% du capital d'Aéroport de Paris que l'Etat et le Fonds stratégique d'investissements avaient décidé de mettre en vente.
L'opération, réalisée au prix de 78,5 euros par action, a rapporté 738 millions d'euros, dont 303 millions pour l'Etat et 435 millions pour le FSI, a précisé Bercy dans un communiqué.
Predica va acquérir 4,81% du capital d'ADP, soit environ 4,75 millions d'actions, et Vinci 4,69%, qui correspondent à 4,64 millions d'actions.
L'Etat conserve la majorité du capital de l'exploitant de Roissy et Orly, avec une part de 50,63%, contre 54,5% auparavant. Sur les 9,5% vendus, 3,9% appartenaient directement à l'Etat et 5,6% au FSI.

Chacun des deux groupes aura un siège au conseil d'administration d'ADP

"Conformément au cahier des charges, les acquéreurs se sont engagés à conserver ces titres pendant une période minimale d'un an, et à ne pas dépasser le seuil de participation de 8% du capital pendant une durée de cinq ans", souligne le communiqué.
Avec une telle participation, chacun des deux groupes pourra bénéficier d'un siège au conseil d'administration d'ADP "au plus tard" lors de l'assemblée générale du groupe en 2014, aux côtés de l'Etat qui compte six représentants et de N.V. Luchthaven Schiphol, qui gère l'aéroport d'Amsterdam Schiphol et compte deux représentants, selon Bercy.
L'Etat s'était en effet engagé à faire en sorte qu'un actionnaire qui détiendrait 4,5% du capital de la société soit représenté au conseil d'administration lors de l'assemblée générale devant approuver les comptes de l'exercice 2013.

L'Etat va ainsi dégager des fonds propres pour de nouveaux secteurs

L'opération permet à Vinci, groupe de construction et de concession, déjà actionnaire du gestionnaire des aéroports franciliens Charles-de-Gaulle et Orly à hauteur de 3,3%, de se renforcer et surtout d'obtenir ce fameux siège au conseil d'administration.
Elle doit permettre à l'Etat de dégager "des ressources en fonds propres pour de nouveaux secteurs porteurs de développement économique", rappelle Bercy.
L'Etat a déjà cédé au cours des dernières semaines une partie de ses parts dans l'équipementier aéronautique Safran, pour 448,5 millions d'euros, et dans le groupe d'aéronautique et de défense EADS dans le cadre de deux opérations distinctes qui lui ont rapporté au total 1,19 milliard d'euros.
Sur le dossier ADP, les candidats avaient jusqu'au 28 juin pour déposer une offre ferme et irrévocable. Les assureurs Axa et CNP, qui semblaient intéressés au départ, avaient jeté l'éponge.

Source : Latribune.fr - 30/06/13

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le 01/07/2013

Prologis annonce un nouveau centre logistique de 230 000 m² à Sénart

Prologis annonce l'acquisition du site PSA Peugeot à Sénart, Moissy-Cramayel. L'opérateur en immobilier logistique entend réaménager les 60 hectares de terrain et substituer aux 100 000 m² de bâtiments logistiques existants, un nouveau centre logistique de 230 000 m² : Le Prologis Park Moissy II Les Chevrons, dont les premiers bâtiments devraient être disponibles début 2014.

Dans la continuité du succès du Prologis Park Moissy I Chanteloup, Prologis veut aujourd'hui renforcer ses positions, et proposer des bâtiments différents destinés à combler un certain manque dont souffre le marché. L'ensemble du site répondra plus particulièrement aux problématiques de la grande distribution, des grands industriels et de grands prestataires. Le site dispose en effet d'infrastructures bien adaptées aux activités logistiques et bénéficie d'un embranchement ferré ainsi qu'un accès immédiat aux réseaux principaux.

« L'acquisition et le redéveloppement de ce site constituent pour Prologis l'opportunité de positionner une offre sur un segment de marché différent tout en préservant les qualités naturelles et stratégiques de ce site exceptionnel. », déclare Jean-Louis Lazuech, Directeur du développement et du patrimoine France, Prologis.

D'un point de vue environnemental, ce projet s'inscrit dans une démarche HQE totale depuis le management de projet déjà certifié ISO 14001. Les bâtiments disposeront d'un large spectre d'autorisations (1510, 1530, 2662, 2663, 1412 et 1432) idéal pour répondre à tous les besoins.

« Dans le cadre du développement de ce projet, nous allons nous servir de l'expérience environnementale du Parc de Chanteloup pour explorer de nouvelles opportunités et proposer un parc logistique exceptionnel avec une offre complémentaire afin d'être au plus près des attentes de nos clients actuels et futurs », déclare François Rispe, Directeur Général Europe du Sud, Prologis.

 

Source : directgestion.com - 28/07/13

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le 24/06/2013

La traçabilité de la chaîne du froid, nouvel enjeu de la logistique

Nouveau défi pour les transporteurs : le maintien d'un colis à bonne température durant tout le trajet est de plus en plus exigé.

C'est une tendance de fond dans le secteur de la logistique : les entreprises qui désirent expédier un colis (ou un conteneur) à l'autre bout du monde n'attendent plus seulement de leurs prestataires le respect des délais. De plus en plus, elles exigent également que l'envoi soit maintenu d'un bout à l'autre du trajet à la bonne température.

Qu'il s'agisse de microprocesseurs, de caisses de vaccins, de grands crus du Bordelais ou de médicaments contre le cancer, une part croissante des marchandises circulant sur la planète requiert un contrôle strict des niveaux de température et d'humidité. L'économie de la santé est à la pointe du mouvement : selon DHL, la part des produits concernés dans ce secteur, qui représentent déjà un quart des ventes, devrait doubler dans les cinq ans à venir, du fait notamment du développement des biotechnologies.

Conséquence, les spécialistes de l'import-export déploient une logistique dédiée : emballages spéciaux, entrepôts avec plusieurs niveaux de température (entre 2 et 8 degrés, entre 15 et 25 degrés...), conteneurs réfrigérés dotés de batteries... Le tout sous le regard vigilant des autorités sanitaires de chaque pays, très sourcilleuses sur ce qui pourrait affecter l'efficacité des médicaments importés.

Signe de l'importance qu'il témoigne à ce marché, DHL a lancé la semaine dernière un nouveau service pour les envois de marchandises par avion, baptisé Thermonet. L'innovation principale réside dans la présence sur l'emballage d'une puce RFID ayant approximativement la taille d'une pièce de 2 euros, et qui mesure toutes les dix minutes la température ambiante.

La traçabilité de la chaîne du froid est ainsi assurée. « Jusqu'à présent, on savait à l'arrivée, à l'ouverture de l'emballage, si la chaîne du froid avait été rompue, mais sans pouvoir dire à quel moment, résume un cadre de DHL. Désormais, nous pourrons restituer l'évolution des conditions de température durant l'envoi, et même la suivre en temps réel lorsque la marchandise n'est pas dans un avion. »

Intervention préventive

Pas moins de 17 points de contrôle sont prévus tout au long de l'acheminement, ce qui ouvre la possibilité d'intervenir de manière préventive : si la puce indique une montée en flèche inopinée de la température ambiante lors d'un transbordement, l'équipe locale est prévenue.

De surcroît, en cas de rupture de la chaîne du froid, les données stockées par la puce permettront de déterminer les responsabilités et donc les assurances qui seront sollicitées pour couvrir les dommages. Un point crucial, certains chargements valant parfois plusieurs millions d'euros.

 

Source : Lesechos.fr - Lionel Steinmann / 17/06/13

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le 24/06/2013

Augustin de Romanet (ADP) : "il faut faire préférer l'avion"

Alors que le salon du Bourget bat son plein, Aéroports de Paris continue de dessiner l'avenir de Roissy et d'Orly. Pour Augustin de Romanet, président-directeur général d'ADP, cette mutation passe par l'implantation de nouveaux commerces, le développement d'activités culturelles et des contrôles plus fluides et moins anxiogènes pour les passagers.

Quelles sont vos pistes pour rendre l'aéroport plus attractif ?

Augustin de Romanet : L'idée, c'est d'offrir la meilleure expérience possible au passager, ce qui passe par des commerces de haute et de moyenne gamme, des espaces culturels, des espaces de services, de restauration et de relaxation. Si le passager sait qu'il peut déposer des produits de teinturerie, refaire une clé, aller chez le coiffeur, trouver des vêtements dans toutes les gammes, ou bien des livres, il aura davantage le réflexe d'aller en avance à l'aéroport pour en profiter.

Il faut faire de l‘aéroport une expérience recherchée par les voyageurs d'affaires et, aussi, les "VNP", les “Very normal persons”. Pour leur faire préférer l'avion, nous allons par exemple développer des commerces accessibles à toutes les bourses, avec notamment l'ouverture d'un grand magasin de vêtements à Paris-Orly. La marque sera sélectionnée d'ici à six mois. Nous pensons aussi à en installer un à Paris Charles-de-Gaulle.

Vous avez récemment ouvert un musée à Roissy. Pourquoi ?

L'Espace Musées est né de l'idée que le plaisir du voyage doit commencer dès l'aéroport. Ce lieu permet aussi à l'aéroport Paris Charles-de-Gaulle de se singulariser par rapport à Francfort, Londres, et les hubs du sud de l'Europe. Nous pouvons ainsi offrir une expérience unique et gratuite aux passagers au travers de 21 œuvres originales de Jean Dubuffet.

Avez-vous des projets pour limiter le temps d'attente des passagers ?

Aéroports de Paris entend devenir un réducteur d'anxiété. Aussi, réfléchissons-nous à une innovation présentée cette semaine au Bourget par le groupe Safran : le point de contrôle unique. Fusionner les postes d'inspection filtrage des passagers et des bagages à main et les points de contrôles des passeports permettrait aux voyageurs d'aller plus vite, en maintenant le haut niveau de sûreté.

D'autres innovations présentées au Bourget pourraient-elles avoir leur place à Roissy et Orly ?

Le taxiage électrique des avions sur le tarmac est une solution écologique remarquable. Il s'agit d'un moteur électrique qui permet aux appareils de se présenter sur la piste de décollage et de rejoindre la porte de débarquement sans avoir recours au moteur utilisé en vol. Cela permettrait aux compagnies aériennes d'économiser plusieurs centaines de milliers d'euros par avion et par an et qui de surcroît limiterait les émissions de gaz à effet de serre.

De notre côté, nous avons l'ambition d'être à la pointe de la responsabilité sociale et environnementale. Une ferme solaire et une centrale à bois ont notamment été installées à Paris-Charles de Gaulle, une centrale géothermique à Paris-Orly et nous sommes déjà parmi les 100 entreprises mondiales les plus performantes dans le domaine.

Comment voyez-vous l'intégration des aéroports dans le Grand Paris ?

Il y a cinquante ans, on mettait volontairement les aéroports loin des villes en raison des nuisances. Incontestablement, les progrès de réduction des bruits des avions permettent de développer des activités de bureau, d'hôtellerie, de commerces, de cinéma, de distraction, pour en faire des véritables villes intégrées.

Il faut désormais soigner les liaisons entre les différents pôles de bureaux, de commerces et les habitations. Le Premier ministre a décidé de créer la ligne de métro qui ira jusqu'au Mesnil-Amelot et qui passera par Paris-Charles de Gaulle, qui est très importante pour desservir la plateforme. Il y a également le projet du CDG Express, qui doit permettre un lien "sans escale" entre Paris centre et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle.

Fin mai, l'Etat décidait de céder une partie de sa participation dans le capital d'Aéroports de Paris. Des investisseurs se sont-ils manifestés ?

Les actions mises en vente sont celles de l'Etat et du Fonds stratégique d'investissement [FSI], donc c'est l'Etat, actionnaire majoritaire, qui pilotera la procédure. Il y a un processus de vente qui s'achève début juillet.

Des investisseurs de Chine ou du Moyen-Orient pourraient-ils entrer au capital d'Aéroports de Paris ?

Tout est possible.

 

Source : DirectMatin.fr - 18/06/13

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le 13/06/2013

Jean-Michel Limoges, nouveau président de l'association Roissy Entreprises

Après 6 ans de présidence, pensant que dans une association démocratique l'alternance et l'ouverture étaient nécessaires, Christophe MACHARD n'a pas souhaité briguer un nouveau mandat ayant pris de nombreuses responsabilités par ailleurs.

Dans un esprit de continuité, Jean Michel LIMOGES a été élu à l'unanimité du conseil d'administration comme président de ROISSY ENTREPRISES. 

Le conseil d'administration est aux côtés du nouveau président pour poursuivre l'essor important de notre association et mener à bien les projets en cours. Il a par ailleurs approuvé la demande de Jean-Michel LIMOGES de confier à Christophe MACHARD l'intensification des relations extérieures, du partenariat et du développement des réseaux pour l'association.

ROISSY ENTREPRISES continuera à être un acteur majeur du territoire du Grand Roissy.

 

Source : Roissy2-0.com - 13/06/13

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le 03/06/2013

STEF inaugure un nouveau site logistique à Nemours pour les Armées

STEF a inauguré le 29 mai 2013 un site logistique de 7 000 m2 situé à Nemours, qui servira de base unique à l'Économat des Armées. Il est le fruit d'un partenariat public-privé conclu dans le cadre d'un GIE avec Geodis.

Pendant quelques heures le 28 mai 2013, rassemblant hauts gradés et personnels civils, Nemours a été un "théâtre d'opération" plus logistique que militaire !

STEF et Geodis, dans le cadre d'un GIE existant depuis 2005, ont inauguré un nouveau bâtiment de 7 000 m2 pour l'Économat des Armées (EDA), placé sous la tutelle du ministère de la Défense. 

Un investissement de 8 M€

Le contrat (sur quatre ans) représente l'équivalent de 45 millions de repas par an, 45 000 tonnes de produits et près de 400 points de livraison pour les trois armées (terre, air et mer). "Soit une trentaine de camions par jour, en flux amont et aval, et 8 500 palettes stockées", précise le responsable du site.

Ayant nécessité 8 millions d'euros d'investissements, initiée en 2011 dans le cadre d'une reconversion, la nouvelle plateforme a été bâtie sur les fondations de celle de Picard (ouverte en 1979). Exploitée sous trois températures (frais, ambiant et surgelés), elle devient la base unique pour l'EDA, à la place des entrepôts de Bondoufle (Essonne) et Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône).


Un PPP réussi

"Cette base est le fruit d'un partenariat public-privé réussi", a souligné Jean-Pierre Sancier, Dg de STEF. "La logistique représente environ 15% du coût des denrées", a précisé le commissaire général Vuillermet, Dg de l'EDA.

STEF souhaite également développer ce site flambant neuf pour d'autres clients, pour coller à la capacité de 65 000 m3.

 

Source : wk-transport-logistique.fr - 01/06/13

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le 03/06/2013

Aéroports de Paris se met au solaire à CDG

Aéroports de Paris (ADP) a inauguré sa première centrale photovoltaïque s'étendant sur une surface totale de 4 000 m2. Elle produira à terme annuellement 157 MWh qui seront directement injectés dans le réseau d'ADP.

Le nouvel équipement au sol (792 panneaux photovoltaïques) lui permettra d'économiser 7 tonnes de CO2 par an. Rappelons qu'Aéroports de Paris prévoit dans le cadre de son plan stratégique 2011_2015 de réduire ses émissions de CO2 de 25 % par rapport à 2009 et atteindre 15 % d'énergies renouvelables dans ses consommations internes. « Aéroports de Paris vise à l'exemplarité en matière de développement durable. Des engagements concrets ont été pris, avec notamment une démarche de maîtrise de l'énergie ancrée sur la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. Cette nouvelle réalisation, représentative de notre politique de Responsabilité Sociétale d'Entreprise, confirme notre ambition d'une relation durable et de la plus haute qualité avec nos parties prenantes, explique Didier Hamon, secrétaire général d'Aéroports de Paris, en charge du développement durable. Le travail de conception de cette « ferme solaire », mené en collaboration avec la Direction Générale de l'Aviation Civile a conduit à l'utilisation de panneaux polycristallins équipés d'un verre spécifique pour limiter la réflexion optique. »

ADP a déjà mis en service en 2011 à l'aéroport d'Orly une centrale géothermique qui couvre 100 % des  besoins de chaleur des terminaux, et en 2012 à l'aéroport Paris Charles de Gaulle une centrale au bois qui devrait assurer jusqu'à 25 % des besoins en chauffage de l'aéroport. « L'impact de ces équipements est renforcé par un important programme d'économies d'énergie qui concerne l'éclairage des pistes, des terminaux et les équipements informatiques. Le plan stratégique 2011-2015 d'Aéroports de Paris ambitionne de réduire de 12,5 % la consommation d'énergie primaire par mètre carré de bâtiment, entre 2009 et 2015 », conclut ADP.

 

Source : air-journal.fr - 01/06/13

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le 30/05/2013

L'Etat va réduire sa participation dans Aéroports de Paris

L'Etat devrait conserver la majorité dans le capital de l'exploitant de Roissy. Les pouvoirs publics devrait pouvoir récupérer près de 700 millions d'euros.

L'Etat va céder une partie de sa participation dans Aéroports de Paris (ADP), représentant jusqu'à 10 millions d'actions, mais conservera la majorité dans le capital de l'exploitant de Roissy et Orly, a annoncé jeudi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici.

Au cours de clôture de mercredi, l'opération permettrait aux pouvoirs publics de récupérer 690 millions d'euros, mais ce type de transaction est généralement effectué avec une décote sur le cours de Bourse.

Pierre Moscovici a "demandé à l'Agence des participations de l'Etat de préparer la cession de la participation de l'Etat excédant le seuil de la majorité du capital de la société Aéroports de Paris à plusieurs investisseurs de long-terme, dans le cadre d'une procédure hors marché, ouverte et transparente et de proposer au Fonds Stratégique d'Investissement de s'y associer", a indiqué un communiqué de Bercy.

Des précédents récents avec EADS et Safran

"Cette démarche s'inscrit dans le cadre des orientations du gouvernement pour une politique de gestion active des participations de l'Etat, qui doit permettre de préserver les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l'Etat tout en dégageant des ressources en fonds propres pour de nouveaux secteurs porteurs de développement économique", a-t-il ajouté.

L'Etat détient actuellement 54,5% du capital social d'Aéroports de Paris, et le Fonds stratégique d'investissement (FSI) en détient 5,6%.

Il a déjà cédé au cours des dernières semaines une partie de ses parts dans l'équipementier aéronautique Safran, pour 448,5 millions d'euros, et dans le groupe d'aéronautique et de défense EADS dans le cadre de deux opérations distinctes qui lui ont rapporté au total 1,19 milliard d'euros.

Source : Challenges.fr - 30/05/13

David Rozenberg
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le 30/04/2013

Le Triangle de Gonesse, nouvel eldorado des investisseurs

Auchan a confirmé un investissement de 2 milliards d'euros à Gonesse. Il sera accompagné d'autres projets structurants.

Le groupe Auchan se jette à l'eau. Il vient de décider le lancement « pré-opérationnel » de son projet Europa City. Un investissement hors normes de 2 milliards d'euros, aux conditions économiques 2012, dans la partie sud du Triangle de Gonesse (Val-d'Oise), entre les aéroports de Roissy Charles-de-Gaulle et du Bourget. Sur 80 hectares, Immochan, la filiale immobilière du groupe de distribution, se propose de construire un ensemble de 760.000 mètres carrés mêlant, sous un toit-jardin, espaces publics, activités culturelles, loisirs, restaurants, centres de congrès, hôtels et, sur près du tiers de la surface, des commerces. De quoi créer à terme 11.500 emplois directs dans un secteur qui en manque particulièrement et, surtout, créer un lien entre des territoires en devenir, séparés les uns des autres par les servitudes liées aux aéroports. Les promoteurs du projet comptent en effet sur une fréquentation de quelque 30 millions de personnes par an, en provenance du voisinage, mais aussi de toute la région parisienne et de destinations plus lointaines grâce à la proximité de l'aéroport de Roissy.
 

Le choix d'une équipe

Concrètement, au terme d'une consultation internationale lancée en 2011, Europa City vient donc de confier au cabinet d'architectes danois Bjarke Ingels Group (BIG) la conception du plan-masse du projet. Il sera associé à des professionnels français comme les architectes de l'agence Scau, les bureaux d'études Setec et Transsolar, le paysagiste Base ou encore l'économiste Michel Forgue. « C'est avant tout le choix d'une équipe et d'une démarche, nous entrons maintenant dans une phase d'un an à dix-huit mois de définition précise du projet », explique Christophe Dalstein, directeur d'Europa City. La concertation préalable suivra à la fin de l'année prochaine, avant la pose de la première pierre prévue en 2017.

Pour autant, le projet n'est pas du goût de tous. Un collectif, dont il est difficile d'évaluer la représentativité, dénonce une ponction sur les terres agricoles de la région, jugeant que les difficultés du territoire proviennent davantage du partage « injuste » des richesses que de l'absence d'équipements. De leur côté, les élus semblent défendre la ligne d'Europa City. Les collectivités locales, l'administration mais aussi la région Ile-de-France et l'EPA Plaine de France ont en effet été associés au projet, notamment au sein d'un comité de pilotage, depuis 2010. A l'image de Jean-Pierre Blazy, député et maire de Gonesse, ils sont maintenant pressés de passer aux étapes suivantes pour être en mesure d'apporter à temps leur pierre à l'édifice. L'élu évoque notamment « le développement de l'offre de formation, la manière de recruter le plus grand nombre d'habitants du territoire ou encore l'installation d'une grande institution culturelle comme l'antenne d'un grand musée parisien ».
 

Un campus ouvert sur le paysage agricole

Surtout, Europa City s'inscrit dans le projet plus large du Triangle de Gonesse, qui, outre le métro du Grand Paris, doit également accueillir un quartier d'affaires, un parc urbain et des équipements publics dont un pôle formation et un pôle hôtelier. L'ambition portée par l'Etablissement public d'aménagement Plaine de France est d'en faire « un campus ouvert sur le paysage agricole et les monuments de Paris » à même d'attirer des entreprises internationales à proximité des aéroports, de quoi créer 40.000 emplois en plus de ceux d'Europa City.

Les deux projets se veulent exemplaires en termes d'impact sur l'environnement. Leurs promoteurs évoquent notamment leur compacité, la part élevée - au moins 40 % - des transports en commun, la gestion des eaux et une relative autonomie énergétique (70 %).

Ils s'insèrent dans une zone urbanisable depuis le schéma directeur régional de 1994. Elle devrait être maintenue dans le nouveau schéma en cours d'approbation sous la responsabilité d'un élu vert. A moins que les négociations qui ne manqueront pas d'intervenir entre socialistes et écologistes dans le cadre des futures élections régionales troublent le jeu.

Le Triangle de Gonesse
1,8 million de mètres carrés construits.
280 hectares d'emprise globale.
70 hectares de parc récréatif.
80 hectares pour Europa City.
400 hectares de terres agricoles préservées.

Source : lesechos.fr - Dominique Malecot - 30/04/13

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le 25/04/2013

Immobilier : un coup d’arrêt sur la dorsale logistique, ça fait très mal au marché

DTZ, une société du groupe UGL,a  publié hier son analyse trimestrielle sur le marché de la logistique en France :

Avec 368 000 m² de demande placée à l'échelle nationale, le marché français des entrepôts supérieurs à 10 000 m² enregistre, au 1er trimestre 2013, une baisse de 19% de son volume de commercialisations. Les marchés de la dorsale Nord-Sud ont été les plus impactés, avec à peine 101 000 m² de demande placée en Ile-de- France (-52% en un an), et aucune transaction sur le marché lyonnais, une première depuis 6 ans. A l'inverse, les marchés périphériques ont su tirer leur épingle du jeu avec près de 200 000 m² commercialisés (+36% en un an).

Certains marchés comme les Pays de la Loire ou la Bourgogne ont été particulièrement actifs avec plusieurs transactions d'envergure. Les utilisateurs, à la recherche de solutions adaptées au plus près de leurs besoins, privilégient de façon marquée les solutions clé-en-main ou en compte-propre sur un marché où l'offre existante ne répond plus nécessairement à leurs cahiers des charges. Ces opérations ont ainsi représenté 43% de la demande placée au 1er trimestre 2013.

Sur un marché animé par la commercialisation de bâtiments à construire, le stock d'offres disponibles peine à se résorber. Avec 2,9 millions de m² disponibles fin mars 2013 à l'échelle nationale sur des entrepôts supérieurs à 10 000 m², le stock d'offres immédiates s'est même légèrement alourdi avec le retour sur le marché d'entrepôts d'envergure. L'Ile-de-France concentre à elle seule la moitié des surfaces d'entrepôts aujourd'hui disponibles à l'échelle nationale, avec 1,5 million de m² vacants fin mars 2013. Les disponibilités se polarisent au Nord et au Sud de la région, le long des axes routiers reliant la capitale à Lille au nord et Lyon au sud. Le marché lyonnais représente, pour sa part, 15% de l'offre immédiate avec 437 000 m² vacants fin mars 2013. Les autres marchés - Bourgogne, Normandie ou Pays de la Loire - proposent chacun encore environ 100 000 m² de surfaces disponibles à la location ou à la vente, malgré un trimestre actif sur le front des commercialisations.

Malgré une demande placée en berne, les valeurs locatives résistent sur la grande majorité des marchés. Le manque d'offre de qualité, même sur les marchés où elle est la plus abondante comme à Lyon ou en Ile-de- France, empêche toute pression à la baisse sur les valeurs locatives. Les entrepôts de première main se louent dans une fourchette allant de 35 €/m²/an sur les marchés où l'offre est pléthorique, comme en Bourgogne, à 51 €/m²/an en Ile-de-France.

Dans un contexte de ralentissement économique dont on peine à anticiper le terme, les opérateurs, toujours prudents, ne lancent pas de projets en blanc, mais se positionnent sur des fonciers pour anticiper de nouveaux développements. La tendance semble être au développement de parcs ou de méga entrepôts avec plusieurs permis de construire.

Chantal Hermand, Directrice Département Logistique France, commente : « La volatilité du marché de la logistique se confirme et 2013 ne devrait pas encore être l'année du retournement. Néanmoins, de beaux appels d'offre pour des clés en main d'envergure devraient se concrétiser dans l'année. Que ce soient d'anciens sujets qui refont surface après quelques années passés dans les tiroirs, ou de nouveaux projets en réponse à une réorganisation stratégique, ils sont portés en majorité par des chargeurs de plus en plus exigeants qui ne trouvent pas sur le marché les entrepôts en parfaite adéquation avec leurs cahiers des charges. Le problème de l'obsolescence des bâtiments logistiques n'a jamais été aussi évident ».

Magali Marton, directrice des Etudes conclut : « Le marché des entrepôts est rattrapé par le ralentissement économique avec très peu de demandes nouvelles exprimées et peu de réalisations au 1er trimestre 2013. Si quelques transactions d'envergure sont actuellement en phase finale de bouclage, elles ne sont pas en nombre suffisant pour renverser la tendance baissière de ce 1er trimestre. Nous anticipons donc un volume placé de l'ordre de 1,5 à 1,8 million de m² pour l'ensemble de l'année ».

Source : directgestion.com - 25/04/13

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