Anthony Yard
Publié par Anthony Yard
le 24/07/2012

Construction d'un hôtel d'entreprises artisanales à Vaux-le-Pénil

Des locaux pour les artisans

La Communauté d'agglomération Melun Val-de-Seine va implanter un immobilier pour artisans sur le parc d'activités de la Croix Besnard, afin de favoriser la venue et le développement des entreprises. Les travaux débutent en 2013, l'ouverture est prévue pour 2014.

Le parc de la Croix-Besnard, extension du parc d'activités Vaux-le-Pénil/Melun Val de Seine a été choisi pour l'implantation d'un hôtel d'entreprises artisanales. Sur le terrain de 5.000 m2 le projet prévoit la construction d'un bâtiment de « haute qualité environnementale » qui devrait accueillir entre 17 et 20 ateliers de 80 à 300 m 2 proposés à la location.

Coup de pouce aux artisans

La communauté d'Agglomération souhaite répondre au manque de locaux a d a p t é s. Les études menées en partenariat avec la Chambre de Métiers et d'Artisanat de Seine-et-Marne (CMA77), révèlent effectivement une faiblesse de l'offre de locaux spécialisés et une sous-représentation de l'artisanat sur l'agglomération Melun Val-de-Seine avec seulement 1.219 établissements recensés en avril 2011. En effet, la densité moyenne d'entreprises artisanales pour 10.000 habitants est de 105 sur l'agglomération pour 132 sur tout le département de Seine-et-Marne. Face à cette situation, le but est d'aider les artisans à s'implanter et à se développer.

Une opération à 3.140.000 euros

Le projet, inscrit dans le pacte régional pour l'emploi, la formation professionnelle et le développement économique, bénéficie du soutien financier de la Région Ile-de-France à h auteur de 400.000 euros.

Une demande de subvention a également été formulée auprès du Conseil général, au titre du fonds départemental d'attractivité. En tout, le montant estimatif de l'opération s'élève à 3.140.000 euros, en grande partie financé par la communauté d'agglomération. Pour Geneviève Varoqui, responsable du projet, « le secteur visé est celui de la fabrication et des services comme le bâtiment. Le but est de permettre de fournir des locaux adaptés aux artisans en terme de coûts et de surfaces, avec notamment des loyers qui avoisineront les 100 euros le m 2 . »

Source :  la République de Seine-et-Marne du 16 Juillet 2012.

 

Anthony Yard
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le 28/06/2012

Les CDT, une opportunité pour innover ?


Les CDT, une opportunité pour innover ?

Grand Paris

A l'occasion d'un colloque organisé le 21 juin 2012, la Driea, la Direccte et Advancity ont posé la question de l'opportunité d'innover à travers les contrats de développement territorial (CDT) prévus dans le cadre du Grand Paris. Si innover semble plutôt facile, s'organiser paraît moins évident.

Les contrats de développement territorial (CDT) sont-ils une opportunité pour innover ? C'est ce qu'ont voulu savoir la direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement de Paris (Driea), la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) et Advancity, à  l'occasion d'un colloque organisé le 21 juin 2012. Les 20 CDT du Grand Paris, signés entre l'Etat et les élus, sont en cours de préparation. Pour le moment, on en est encore aux accords-cadres qui fixent les grandes orientations. Ces projets de contrat doivent ensuite être précisés et soumis à enquête publique d'ici février 2013 avant la signature définitive. Ils doivent notamment prévoir la construction des 70.000 logements par an programmés dans le Grand Paris. "Les CDT sont une réelle opportunité pour innover car on va créer de toutes pièces des quartiers nouveaux, explique Gérard Eude, vice-président du conseil général de Seine-et-Marne à Localtis. C'est le bon moment pour introduire des expérimentations et intégrer dans la construction des bâtiments des solutions innovantes." Plus facile en effet de prévoir ces innovations, avec les contraintes environnementales, pour un ensemble de bâtiments construits au même moment, que sur un bâtiment inclus dans un environnement déjà existant. "On peut aussi réfléchir et imaginer la manière dont on vivra dans les villes dans vingt ans avec une logique de co-conception avec les habitants", insiste le vice-président de Seine-et-Marne.
Autre intérêt des CDT en matière d'innovation : ils permettent aux industriels de travailler ensemble. "Cela nous a mis le pied à l'étrier ; c'est la première fois que de grands groupes concurrents se mettent ensemble pour prendre enfin ce problème à bras-le-corps, a expliqué Claude Arnaud, directeur régional Ile-de-France de Véolia Transport. En cela, les CDT sont un moyen contractuel utile."
"Le CDT sera-t-il le bon remède ?"

Les intervenants ont mis en avant la nécessité de travailler en réseau, "de créer un archipel de CDT", comme l'a affirmé Pierre Quay-Thevenon, vice-président de Plaine Commune. "Il n'y aurait rien de pire que de construire de grands équipements sans notion métropolitaine." Autre problème : la gouvernance des CDT. "La technologie et l'envie existent, de ce côté-là il n'y a pas de problème. Mais cela ne suffit pas [...] il faudra aussi mettre de l'huile de coude", a insisté Claude Arnaud. Or le type de gouvernance des CDT n'est pas encore connu. Cela fait partie des points qui seront précisés à la suite des accords-cadres. "Nous avons des interrogations sur ce qui va se passer, détaille Gérard Eude. Il y aura peut-être des CDT à géométrie variable car ils ne peuvent pas tous être gérés de la même manière." Difficile aussi de concilier les axes stratégiques d'un CDT avec les projets existants, issus de structures présentes sur le territoire couvert par le contrat. "Certains structures préexistantes, comme par exemple les intercommunalités, auront elles aussi leurs prérogatives, poursuit Gérard Eude, il va falloir concilier tout ça. La difficulté est cette complexité qu'il va falloir gérer." D'autant plus que d'autres soulèvent le problème de la lenteur et de la lourdeur de certaines procédures dans le monde urbain. "On est englué dans les procédures avec une fragmentation des acteurs, a ainsi dénoncé Pierre Veltz, président de l'établissement public Paris-Saclay. C'est une débauche de temps et d'argent !"

Emilie Zapalski Source Localtis

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le 26/06/2012

Prologis acquiert le site Peugeot PSA à Moissy-Cramayel (77)

Prologis acquiert, auprès de Peugeot PSA, un site de 60 hectares situé vers Sénart, à Moissy-Cramayel (77). L'opérateur logistique entend réaménager le terrain et substituer aux 100 000 m² de bâtiments logistiques existants, un nouveau centre logistique de 230 000 m² : Le Prologis Park Moissy II Les Chevrons. Les premiers bâtiments seront disponibles début 2014.

Source Business Immo

Anthony Yard
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le 26/06/2012

Grand Paris : vers une taxation de l'immobilier d'entreprise favorable à l'est de l'Ile de France.

Les calculs effectués par la société de conseil DTZ sur les hausses des taxes de l'immobilier d'entreprise en Ile-de-France, décidées pour contribuer au financement du Grand Paris, font apparaître des augmentations pouvant dépasser 400 %.

C'est le coup de matraque du Grand Paris. Car dans les faits, les hausses de la redevance pour création de bureaux (RCB) et de la taxe annuelle sur les bureaux en Ile-de-France (Tabif) peuvent largement dépasser les 48 % en moyenne prévus dans le cadre du dispositif de financement du projet Grand Paris.

Dès 2009, le député Gilles Carrez, en charge de trouver des pistes pour financer ce plan de développement de la région parisienne, avait prévu de solliciter les entreprises, « principales bénéficiaires du projet » , disait-il Après quelques ajustements, le gouvernement a décidé dès 2010 de s'appuyer sur la Tabif et la RCB, dont les taux ont été augmentés, et de faire coïncider leur zonage : zone 1 (où l'imposition est la plus forte) pour Paris et les Hauts-de-Seine, zone 2 pour la zone la plus dense de la région parisienne et zone 3, la moins chère, pour le reste de la région.

Dispositif efficace

Le dispositif est d'autant plus efficace que la Tabif concerne désormais aussi les parkings associés aux bureaux, commerces et entrepôts. Le conseil en immobilier DTZ a ainsi calculé que quelque 220 communes passent de zone 3 à zone 2. En outre, « cinq dont Nanterre et Malakoff passent de la zone 3 à la zone 1 enregistrant une hausse de 422 % de leur taux d'imposition » , notent les auteurs de l'étude. Clichy est dans le même cas tandis qu'Ivry-sur-Seine subit une augmentation de 209 % alors que le 12e arrondissement de Paris voit ses taxes croître de 149 %.

Le nouveau zonage pèse notamment sur le calcul de la RCB puisque avant 2011 celle-ci ne concernait pas l'ensemble des communes de la région. DTZ en compte ainsi environ 150 où les créations de bureaux, jusque-là non taxées, le sont désormais à près de 225 euros le mètre carré.

Ainsi « l'extension de la zone 1 à l'ensemble des Hauts-de-Seine fait subir à six communes, Asnières-sur-Seine, Antony, Clichy, Fontenay-aux-Roses, Malakoff et Nanterre, une augmentation de 492 % de l'imposition au titre de la RCB » , affirme DTZ.

Imposé lourdement

Paradoxe : une cinquantaine de communes parmi les plus pauvres de la région se voient parfois imposées lourdement par la taxe sur la création de bureaux : + 268 % alors qu'elles y échappaient jusque-là !

Selon le conseil immobilier, l'étalement dans le temps de la montée en puissance du dispositif jusqu'en 2016 devrait se traduire par une « accélération des phases de programmation des opérations neuves [...] dans les zones les plus impactées par les hausses » . Cela devrait concerner plus particulièrement l'ouest de la région. « D'une manière générale, le déséquilibre risque de s'accroître entre les territoires aux valeurs locatives élevées et les marchés moins affirmés où la réalisation de programmes de logements pourrait être finalement plus rentable que celle d'opérations tertiaires » , remarquent les auteurs de l'étude.

Une manière de rapprocher les habitants de leur lieu de travail et de procéder au « rééquilibrage de la région à l'est » que les élus appellent de leurs voeux.

Source DTZ

 

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le 26/06/2012

Écociliens : 1er coup de projecteur sur l’industrie francilienne

Écociliens : 1er coup de projecteur sur l'industrie francilienne

La première session de travail du groupe en charge de l'industrie et des relocalisations marque une nouvelle étape des Etats généraux de la conversion écologique et sociale.

Première région industrielle, l'Île-de-France n'est pas épargnée par la crise qui secoue l'ensemble de l'économie française. À l'occasion des États généraux de la conversion écologique et sociale, le rendez-vous était donné ce 19 juin aux représentants syndicaux, patronaux, économistes, élus et acteurs du territoire pour plancher sur le renouvellement du modèle industriel francilien.

Première intervenante, Anne-Marie Roméra, de l'Institut d'aménagement et de l'urbanisme (IAU), fait état d'un bilan plutôt contrasté sur la situation : « l'Île-de-France ne compte plus que 8% d'emplois industriels. C'est 22% de moins qu'en 1998.». Pour de nombreux experts, les effets de la crise n'ont fait que confirmer la lente désindustrialisation enclenchée une vingtaine d'années plus tôt au profit des activités du tertiaire. Une opposition qui, aujourd'hui, ne fait plus sens. «Un emploi industriel supprimé, c'est quatre emplois de service en moins » rappelle François-Xavier Deflou directeur général de Seine-et-Marne développement. Son département est d'ailleurs dans le peloton de tête des plus industrialisés mais aussi le plus menacé par la disparition de savoir-faire et les prix du foncier qui poussent les PMI à s'exiler hors de frontières de l'Île-de-France : « Dans certains cas, nous voyons même des entreprises s'installer à quelques kilomètres du territoire ».

Un territoire de richesses

Hormis le coût du foncier, l'attractivité du territoire reste un excellent levier pour maintenir ces entreprises. À proximité des centres de décision, des pôles de recherche, de formation et des infrastructures logistiques, les industries jouissent d'une main d'œuvre qualifiée et d'un réseau considérable. Tout ce dont profitent les grandes filières régionales telles que l'automobile, l'agro-alimentaire, la pharmaceutique ou l'informatique. Mais aucune d'entre elles n'est à l'abri d'une réduction d'effectif, d'un non-remplacement de départs en retraite ou d'une conjoncture défavorable.   

Alors, que faire pour endiguer cette désindustrialisation? Pour les uns, il faut « maintenir les critères d'attractivité de l'Île-de-France», pour d'autres, il faut « veiller à préserver les savoirs-faires » Quelques experts proposent enfin d'encourager  « l'ancrage des entreprises sur leur territoire », ou de « miser sur l'innovation des produits à fort valeur ajoutée ». Des idées qui ne manqueront pas d'être précisées à Ivry-sur-Seine, où le groupe auditionnera experts et acteurs locaux pour livrer des premières préconisations à la rentrée prochaine.

Dans l'attente de ces propositions, les débats agriculture, bâtiment, monde de l'entreprise et mobilité continuent d'avancer. Vous pouvez consulter les propositions d'experts et débattre en ligne sur le site www.ecociliens.fr.

Source site du Conseil Régional Ile-de-France

Anthony Yard
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le 22/06/2012

Les pôles de compétitivité, bien ancrés dans le paysage français

Le deuxième rapport d'évaluation des 71 pôles de compétitivité a été publié le 19 juin 2012.

Dans l'ensemble, cette évaluation révèle de bons résultats du point de vue de l'innovation ainsi que de l'impact sur les entreprises. Les auteurs de l'évaluation formulent 7 recommandations pour rendre la démarche plus performante.
Comme la première évaluation conduite en 2008, le deuxième rapport dresse un bilan globalement satisfaisant. A tel point que les auteurs recommandent de reconduire la politique des pôles pour une période de 8 ans (2013-2020).
« Les deux tiers des entreprises déclarent avoir créé des emplois » et « un tiers des entreprises adhérentes déclare que leur adhésion leur a permis d'augmenter leur chiffre d'affaires et d'améliorer leur capacité à exporter » indique la synthèse de l'étude.
L'enquête a été conduite en ligne, par le consortium BearingPoint-Erdyn-Technopolis, auprès de 5500 répondants.


Fonctionnement et pilotage des pôles

L'un des premiers constats de cette évaluation relève que le dispositif global des pôles est complexe, car s'appuyant sur une organisation interministérielle. De surcroît, chaque pôle possède plusieurs correspondants nationaux au sein des ministères ainsi qu'un correspondant local des services déconcentrés des régions du pôle. Cette multiplicité d'acteurs nuit à la lisibilité du dispositif.
Cependant, les efforts de coopération entre l'Etat et les collectivités territoriales ont permis une cohérence dans l'action des pouvoirs publics.
L'intervention des collectivités locales est efficace selon les auteurs de l'évaluation, en termes de pilotage, avec « une bonne coordination avec les services déconcentrés de l'Etat », mais aussi par un co-financement « significatif » des projets de R&D et des projets structurants. En outre, les collectivités territoriales ont fortement participé aux collaborations inter-pôles.
L'évaluation recommande un renforcement de pilotage par l'Etat pour les « pôles de compétitivités internationaux » ainsi qu'un pilotage partagé entre Etat et régions pour les « pôles de compétitivités et d'innovation ». Pour ces derniers, les conseils régionaux seraient notamment responsables, avec l'Etat, de la définition du territoire et de l'animation générale de l'éco-système.
Autre enseignement : la délimitation des pôles au niveau des régions permet de faire émerger des spécialités et de mobiliser les collectivités territoriales.
L'évaluation note cependant une faiblesse, reposant sur les zonages R&D. Tout d'abord, les incitations fiscales crées pour les pôles labellisés en 2005 ont été presque toutes supprimées. Surtout, les pôles labellisés en 2007 n'ont pas bénéficié de ces logiques de zonage R&D, créant une inégalité de traitement entre les pôles.
Ces zones R&D devraient être adaptées, mais les auteurs de l'évaluation se disent modérément confiants, dans la mesure où cette modification devrait intervenir par décret en Conseil d'Etat. Ils suggèrent donc de simplifier le dispositif, et d'en passer par une approche contractuelle.


Une contribution des fonds publics en baisse 

Entre 2008 et 2011, 5,7 milliards d'euros ont été investis par les partenaires dans les projets de R&D labellisés des pôles, soit 4,5 % des dépenses nationales de R&D.
Mais ce deuxième rapport révèle surtout que les différents fonds publics intervenant au soutien des pôles sont en baisse.
Ainsi, le Fonds unique interministériel (FUI), qui finance des projets de R&D sous forme d'appel à projets, a soutenu 1042 projets entre 2005 et 2011, mais avec une baisse marquée depuis 2008 : 256 millions accordés en 2008, mais seulement 154 en 2010 et 149 en 2011. Le nombre de projets soutenus est en baisse, comme la moyenne des montants alloués.
L'accès aux fonds du FUI est par ailleurs complexe, et les délais pour obtenir la labellisation restent très longs, et dépassent souvent 12 mois. Malgré une place grandissante du cofinancement de ces projets par les collectivités territoriales et l'Etat, leurs échanges pourraient être améliorés.
De plus, le FUI concerne des projets importants, ainsi les petits projets collaboratifs ne peuvent pas recevoir ce financement.
Les fonds européens comptent pour très peu dans les pôles de compétitivité (seulement 38 projets retenus en 2010).
Enfin, malgré l'importance des appels à projets des collectivités (15%), leur nombre est en diminution par rapport à 2008.


Renforcer l'attractivité du territoire

L'augmentation de la collaboration des pôles avec d'autres clusters est un acquis important de cette seconde phase de politique des pôles. Elle se caractérise soit par la collaboration sur un même territoire, soit par une logique thématique de collaboration entre deux territoires.
Certaines régions soutiennent ces politiques de clusters régionaux, qui permettent de développer l'économie locale. Les clusters peuvent venir compléter les pôles ou même faire l'objet d'une labellisation. En effet, dans certaines régions, la double labellisation pôle de compétitivité et cluster régional peut être attribuée.
Ces collaborations devront être renforcées par la suite, conseille le rapport d'évaluation.
La synthèse indique que « les pôles ont largement contribué à renforcer l'écosystème régional d'innovation et de croissance ». Les collaborations et rapprochements entre les différents acteurs des pôles ont contribué à renforcer l'attractivité du territoire, mais doivent être renforcées pour encourager la cohérence entre politiques régionales et nationales.

Article original sur la gazette des communes

Rapport sur le site des pôles de Compétitivité

Les pôles de Compétitivité en Seine-et-Marne

Anthony Yard
Publié par Anthony Yard
le 21/06/2012

Balyo : des chariots et des hommes

Bel article dans la dernière lettre économique de Sénart sur Balyo, une entreprise détectée par la prospection d'entreprises ménée par Seine-et-Marne Développement  et accompagnée pour sa recherche de locaux pour son implantation sur le site de Moissy-Cramayel en 2011. Balyo a reçu depuis une aide départementale sur ses projets à l'innovation en 2012 :

En moins de dix ans d'existence – société créée en 2005 – Balyo est devenue une référence sur le marché de la logistique interne. Installée sur deux sites, Paris et Moissy-Cramayel, elle conçoit des solutions pour le déplacement automatique de chariots de manutention, pour l'industrie et la logistique.

Le succès actuel de la société Balyo est le fruit de la rencontre entre deux hommes : Thomas Duval, en charge de la R&D et à l'origine du logiciel et des algorithmes de navigation Balyo et Raul Bravo, dirigeant de la société.

« Nous concevons et fabriquons des solutions robotiques qui permettent d'automatiser des chariots de manutention électriques pour le transport de palettes » indique Raul Bravo, cofondateur et Pdg de Balyo.

« Ainsi, les chariots équipés des solutions d'automatisation Balyo sont aussi simples d'usage et conservent une flexibilité proche de celle offerte lors d'une utilisation manuelle. Grâce à la technologie sans infrastructure, du géoguidage, Balyo a permis l'alliance de la productivité et de la flexibilité ».

Des solutions qui s'adaptent au parc existant

La technologie mise au point par Balyo est plus performante que les technologies actuelles qui permettent le déplacement automatique des chariots de manutention (systèmes filoguidés, laserguidés, ou optoguidés).

La solution moveBOX développée par Balyo est un kit d'automatisation comprenant un système de navigation intégré, qui s'adapte parfaitement sur des chariots de manutention électriques : transpalette, tracteur, gerbeur ou encore chariot à mat rétractable.

Raul Bravo précise : « Le système de navigation intégré apporte une vraie solution au problème de positionnement des véhicules autoguidés. En effet, le géoguidage ne nécessite l'installation d'aucune infrastructure (pas de pose de fils ou de balises). En proposant la moveBOX nous allons encore plus loin. Il n'est plus nécessaire d'investir dans du matériel neuf, la moveBOX s'adapte facilement sur un parc existant ».

Avec le géoguidage, grâce à une vision 3D et un scrutateur laser longue portée, le chariot calcule automatiquement sa position et se repère dans l'entrepôt. En fonction des obstacles, il peut modifier son parcours en temps réel et transmet instantanément l'information aux autres chariots équipés via un système superviseur en connexion wifi ou radio.

Du chariot automatique au chariot automatisé !

Les solutions de Balyo permettent aujourd'hui d'automatiser les chariots électriques, actuellement  conduits par des caristes. On parle dorénavant de chariots automatisés !

Grâce à ses produits, la société répond aussi aux problématiques de ses clients à travers des notions telles que  la compétitivité, la productivité, la réduction des coûts d'exploitation ou encore la prévention des risques du travail. Voilà pourquoi PME et grands comptes des marchés de la logistique et de l'industrie l'ont rapidement adopté.

« Rendre possible pour tous l'automatisation de l'entrepôt logistique, tel est l'objectif de notre société » conclut Raul Bravo. Pour garder son avance technologique et lancer de nouveaux produits, Balyo consacre aujourd'hui plus de 20% de son chiffre d'affaires (soit 2 millions d'euros) à la R&D. Outre son implantation sur le marché européen, la société vient d'ouvrir un bureau à New York.

Source la lettre économique de Sénart

Pour plus d'informations, une vidéo de 2011 sur Balyo par OSEO : http://www.oseo.tv/Balyo_v777.html

Anthony Yard
Publié par Anthony Yard
le 12/06/2012

Maximilien.fr : pour rapprocher entreprises et collectivités, un meilleur accès aux marchés publics pour les PME

Maximilien.fr : pour rapprocher entreprises et collectivités

Avant son lancement fin 2012, le portail commun des marchés publics franciliens est à découvrir dans une version de présentation depuis ce 8 juin. Les membres fondateurs de Maximilien : la Région Île-de-France, les départements de Seine-et-Marne, de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val d'Oise, la Communauté d'agglomération de Plaine Commune et la Ville d'Aubervilliers.

Aujourd'hui, une entreprise doit avoir l'œil sur tout pour trouver des contrats publics. Ces derniers sont matérialisés sous la forme d'épais dossiers constitués par les collectivités. L'association Maximilien, qui regroupe neuf membres fondateurs*, propose de centraliser l'offre et la demande faites en Île-de-France et de les simplifier via un site Internet : Maximilien.fr.

« Nous avons mis en ligne un site d'attente début juin, explique Fleur Jourdan, directrice générale adjointe aux Affaires juridiques, marchés, qualité. Le site définitif sera disponible fin 2012, avec des applications pour smartphones et tablettes. »

Environ 1.000 adhérents en 6 ans

D'ici à 2019, les quelque 1.000 collectivités publiques franciliennes pourraient adhérer à Maximilien pour présenter leurs besoins, mais aussi bénéficier d'autres fonctionnalités. Fini les dossiers, place à la dématérialisation : les contrats seront sous la forme de cases à compléter comme une feuille d'impôts. Un coffre-fort électronique sera à leur disposition pour rassembler toutes les réponses. « Maximilien est aussi mené dans un souci d'aménagement numérique du territoire et d'une démarche d'achat éthique et responsable », précise Fleur Jourdan. Une plate-forme collaborative sera mise en place afin que les collectivités puissent intervenir sur les bonnes pratiques en matière d'achat. Elles pourront par exemple regrouper leurs besoins. Grâce à la mutualisation, une cotisation reposant sur la solidarité entre collectivités de taille importante et celles de taille modeste facilitera l'adhésion du plus grand nombre pour une réduction effective de la fracture numérique.


L'accès aux marchés publics pour tous

Du côté des entreprises, l'inscription mettra en place un système d'alerte qui les préviendra de la mise en ligne d'un nouveau marché. Pour les échanges, une bourse à la sous-traitance sera lancée. L'accès à plate-forme sera gratuite et ouverte à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Maximilien est une initiative de la Région à la suite d'un constat qu'évoque Michèle Sabban, présidente de l'association : « Cette démarche doit faire face à deux difficultés : celle des entreprises, notamment les TPE-PME, à accéder aux marchés publics ; et celle des acheteurs publics à concilier respect de la réglementation et efficacité des achats. Et ce alors que les marchés publics représentent 10 % du PIB et que l'e-administration devait se développer. »

 

 

Anthony Yard
Publié par Anthony Yard
le 11/06/2012

FM Logistic construit une troisième plateforme en Seine-et-Marne

Acteur important de la logistique dans les secteurs industries agro-alimentaire, distribution, droguerie-hygiène, produits industriels-électronique, cosmétique-produits de luxe et santé, FM Logistic construit une troisième plateforme en Seine-et-Marne, à Marolles-sur-Seine dans la zone d'activités de Saint Donain.
À l'image des dernières plateformes de Dijon, Ressons ou encore Château-Thierry, ce site multi-clients de plus de 50 000 m² comptera, à terme, plus de 250 emplois. Une première phase de construction de 12 000 m² représentant un investissement de près de 10 000 000 d'euros a débuté le 1er juin 2012.   L'accroissement de l'activité de FM Logistic en Seine-et-Marne au travers de cette troisième plateforme permet au Groupe d'accentuer sa présence en Ile de France, de maintenir sa position de leader sur le marché, de sceller les bases d'un partenariat à moyen terme et d'être présent dans la vie économique locale.

Précurseur des plateformes multi-clients et multi-activités, un concept qui favorise la synergie des ressources humaines et des moyens matériels, FM logistic fait appel à ses diverses ingénieries telles que : bâtiments, process et méthodes, pour soutenir sa stratégie de développement et répondre aux besoins de ses clients.

Ainsi, l'ingénierie construction NG Concept est spécialisée dans la conception et la construction des plateformes tout en prenant en compte les évolutions environnementales.

L'ensemble de ces moyens est dynamisé par une équipe opérationnelle expérimentée, ainsi que par les services commerciaux Groupe et France qui sont force de proposition par rapport aux différents métiers de FM Logistic et qui sont en charge de piloter la conception de solutions logistiques efficientes.

À propos d'FM Logistic Corporate :

Prestataire logistique international, FM Logistic gère et réalise les prestations en entrepôts, du conditionnement à la distribution. FM Logistic assure l'optimisation de la Global Supply Chain d'industriels ou de distributeurs.

FM Logistic c'est 14 000 collaborateurs avec un chiffre d'affaires de 744 millions d'Euros. Ce chiffre d'affaires est réparti pour 58% dans les activités d'entrepôt et manutention, 27% dans le transport, 13% dans le co-packing et le co-manufacturing et 2% en douane/Supply Chain Management.

FM c'est aussi 2 300 000 m² de surface d'entrepôts, 900 millions de packs assemblés par an, 200 millions d'unités consommateurs produites par an, 1 975 000 colis préparés par jour et 1 300 000 livraisons par an.

FM Logistic compte parmi ses clients des industriels des secteurs agro-alimentaires, DHP, Santé, High-Tech, biens de grande consommation ainsi que des géants de la grande distribution.

FM Logistic, c'est aussi des ingénieries performantes comme NG Concept spécialisée dans la conception et la construction de bâtiments, et FM2i filiale spécialisée dans la conception et la réalisation de solutions innovantes dans le monde de la logistique pour optimiser le fonctionnement de la Supply Chain Execution et Management entre industriels et distributeurs.

Anthony Yard
Publié par Anthony Yard
le 11/06/2012

Objectif attractivité : Les collectivités territoriales ont compris tout l’intérêt d’attirer chez elle les salons internationaux

La France appartient au club des pays leaders sur le marché des salons internationaux, en Europe et dans le monde. Une position acquise, entre autres, grâce à une véritable tradition d'accueil de ce type d'événements, à des infrastructures performantes et au rayonnement du pays, notamment de sa capitale. Conscientes des retombées très positives de ces salons pour les territoires, les collectivités ont tendance à renforcer leur engagement dans ce domaine. Face à des organisateurs, exposants et visiteurs de plus en plus exigeants et à un contexte de plus en plus concurrentiel, les problématiques qui se posent à elles sont nombreuses, tant au niveau des infrastructures, de la promotion à l'étranger, que des services à proposer.

Dès le XIIe siècle et tout au long du XIIIe siècle, les Foires de Champagne qui se tiennent à Troyes, Provins ou encore Bar-sur-Aube, rayonnent sur le monde occidental, en attirant les négociants d'Italie et des Flandres. Leur succès à l'époque repose notamment sur de bonnes conditions de sécurité et sur une organisation matérielle performante (halles, entrepôts, logements...) pour accueillir les marchands. Au fil des siècles, cette tradition française qui consiste à organiser de grands événements commerciaux ou professionnels ne s'est pas démentie.

La France occupe en effet aujourd'hui la deuxième place en Europe, derrière l'Allemagne, pour le nombre d'exposants accueillis dans ses salons internationaux et le quatrième rang, sur le plan mondial, après la Chine, les Etats-Unis et l'Allemagne. Paris occupe même le leadership mondial avec Milan, concernant le nombre de visiteurs recensés lors de ces manifestations internationales. Parmi les grands événements accueillis dans le pays, Maisons & Objets (habitat), le Sial (alimentation), Première Vision (textile), mais aussi Vinexpo (vin) à Bordeaux, le Midem (édition musicale) ou encore le Space (élevage) à Rennes...

“La France a une situation que nous envient nos voisins, avec de nombreux atouts, comme la forte capacité d'hébergement en Ile-de-France et des salons leaders comme celui du Bourget pour l'aéronautique et l'aérospatiale. Au-delà de l'héritage historique indéniable dans ce secteur, nous avons su faire preuve d'adaptabilité et d'innovation”, affirme Thierry Hesse, président de l'organisation professionnelle FSCEF (Foires, Salons, Congrès, Evénements de France). Les retombées de ces salons internationaux sont loin d'être anodines pour le territoire français. Retombées financières tout d'abord, puisqu'un exposant étranger dépense 200 euros par jour lors de son séjour, deux fois plus qu'un exposant français ; de plus un visiteur étranger dépense 300 euros quotidiennement, là aussi une somme deux fois plus importante que son homologue hexagonal.

Retombées en termes d'image également, puisque ces salons concourent à la visibilité d'une ville ou d'une région à l'étranger, et enfin, retombées en matière d'emploi, puisque selon la DGCIS (Direction générale de la compétitivité de l'industrie et des services), le secteur employait l'équivalent de 88 000 personnes à temps plein en 2010, sans compter les emplois induits. Pour les municipalités, départements et régions, une telle manne est forcément très intéressante. Paradoxalement, le modèle français d'accueil des salons internationaux ne repose pas sur une implication majeure des collectivités.

“Nous ne sommes pas subventionnés par la Ville de Paris, elle loue le Parc des Expositions de la Porte de Versailles. En France, il y a de manière générale beaucoup moins d'investissements des pouvoirs publics qu'en Allemagne ou en Italie”, souligne Jean-Yves Durance, vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Une situation qui est pourtant progressivement en train d'évoluer.

Des collectivités enfin sensibilisées

Le savoir-faire et le professionnalisme des opérateurs privés ont pendant longtemps constitué un socle suffisamment efficace pour garantir le dynamisme français en matière de salons internationaux. “Les pouvoirs publics ont tendance à se dire “c'est un secteur qui va bien, ils n'ont pas vraiment besoin de notre aide.” Le problème survient lorsque les affaires sont en berne”, remarque Renaud Hamaide, directeur général de Viparis, société exploitant dix lieux d'expositions en Ile-de-France, détenue à 50 % par la CCIP et à 50 % par Unibail-Rodamco. La crise économique de 2008 a cependant quelque peu remis ce modèle en cause.

Pour continuer d'attirer organisateurs, exposants et visiteurs étrangers, les opérateurs privés, l'Etat et les collectivités territoriales ont en effet intérêt à unir leurs forces. “Sur le segment des salons, nous n'étions pas très actifs jusqu'à il y a peu. Eurexpo et l'ensemble des acteurs privés géraient cela très bien. Mais en 2009, en voyant que la période était plus difficile, nous nous sommes posé des questions et avons décidé d'agir pleinement en développant notamment “Expo booster”, un incubateur pour accompagner le développement de nouveaux salons, mais aussi la “Lyon welcome attitude”, un pack d'accueil et de services pour les participants aux grands salons. Ces deux dispositifs reposent sur des partenariats public/privé”, explique François Gaillard, directeur général de Lyon Tourisme et Congrès.

Si Paris concentre plus de 70 % des salons internationaux organisés en France, la cité rhodanienne parvient à tirer son épingle du jeu, en accueillant notamment le Shira (hôtellerie/restauration) et Pollutec (équipements, technologies et services de l'environnement). La prise de conscience des collectivités territoriales survient progressivement. Les “places fortes” des salons internationaux, c'est-à-dire l'Ile-de-France et de manière plus secondaire, Lyon, la côte méditerranéenne, avec Cannes et Montpellier, ou encore Bordeaux, ont compris l'importance de se battre pour maintenir leur attractivité. “La concurrence est très vive voire acharnée entre les pays pour accueillir les salons internationaux, notamment vis-à-vis de l'Allemagne. Nous n'avons pas les mêmes capacités financières que les Länder, mais nous devons nous impliquer parce que ces événements sont des vitrines pour nos filières”, indique Jean-Paul Planchou, vice-président (PS) de la Région Ile-de-France, en charge du développement économique, du tourisme, de l'innovation, des nouvelles technologies et de l'économie sociale et solidaire. Prendre conscience des enjeux posés par les salons internationaux, c'est bien. Mais agir pour les pérenniser et en attirer de nouveaux, c'est encore mieux. En la matière, les chantiers ne manquent pas.

Espaces d'exposition, transports et hôtels, l'incontournable triptyque


Selon la DGCIS, les principaux enjeux auxquels sont confrontées les collectivités pour attirer les exposants et visiteurs étrangers sont en priorité “l'accessibilité de la place, avec un aéroport desservant régulièrement les pays visés et la proximité d'une gare TGV ; l'accessibilité du site, avec la mise en place de navettes, taxis et transports en commun ; des équipements qui répondent aux besoins précis liés à l'accueil d'un salon (surface d'exposition et confort suffisants, moyens techniques...) et un potentiel important d'hébergement, en volume et en prestations”. Transports, espaces d'exposition, hôtels... Trois éléments absolument incontournables pour prétendre à l'accueil d'un salon international. Dans ces différents domaines, l'offre doit être abondante et de qualité.

Sur ces sujets, les collectivités territoriales, en partenariat avec l'Etat et les opérateurs privés, ont bien évidemment leur mot à dire. En matière de capacités d'hébergement, l'Ile-de-France, qui accueille 80 % des salons internationaux organisés en France, est bien lotie, avec environ 70 000 chambres dans Paris intra-muros et autant en Petite et Grande Couronne. Ses espaces d'exposition principaux, Palais des Congrès de la Porte Maillot, Parc des Expositions de la Porte de Versailles et de Paris Nord-Villepinte, mais aussi CNIT Paris-La Défense, ou Parc des Expositions du Bourget, constituent une offre solide et complémentaire, même s'il convient de rénover et de régulièrement faire évoluer ces espaces. Là où le bât blesse, c'est plutôt en termes de transports.

“Le RER B pose problème par rapport à la desserte de Villepinte. Nous nous sommes battus pour que le Parc des Expositions soit desservi dans le cadre des lignes qui verront le jour avec le Grand Paris. Les transports seront un point clef pour les années à venir. La Région, la Préfecture et les maires l'ont intégré”, affirme Jean-Yves Durance. Plus le temps passé lors des trajets est long, plus le temps de présence sur un salon est court... Cette équation simple et implacable n'a donc pas échappé aux acteurs de la filière, qui attendent des collectivités un certain lobbying et un engagement financier pour développer l'accessibilité des sites. Attention cependant à ne pas se focaliser simplement sur ces grands dossiers structurants...

“Mettre en place un schéma de développement hôtelier cohérent, continuer d'accroître les mètres carrés d'exposition, veiller à être relié encore davantage à l'Europe et au monde... Tout cela, c'est une évidence. Ce sont des prérequis pour pouvoir se positionner sur le segment des salons internationaux. Mais ce qu'il faut, c'est se différencier”, explique François Gaillard. Proposer des services originaux, valoriser les exposants et visiteurs étrangers, développer une véritable notion d'accueil... Des éléments essentiels pour garder son rang sur la carte mondiale des salons. Là aussi, les collectivités territoriales ont une vraie carte à jouer.

“French touch” à jouer dans l'accueil et les services
Au-delà des infrastructures, ce sont l'accueil et les services proposés aux participants qui contribuent au succès d'un salon. Lorsqu'il s'agit d'exposants ou de visiteurs étrangers, qui ont parfois parcouru des milliers de kilomètres et investissent des sommes conséquentes, les impairs ou les manquements en la matière ne pardonnent pas. “Les attentes sont énormes. Ils veulent se sentir valorisés et partie prenante de la vie de la ville dans laquelle ils sont accueillis”, remarque François Gaillard. Accueil personnalisé à la gare et dans les aéroports, services de traduction, guide des bonnes adresses, signalétique adaptée... Les initiatives ne manquent pas, de la “Lyon welcome attitude” au “Pack accueil” lancé par la Région Ile-de-France.

“On peut imaginer beaucoup de choses... Les villes pourraient par exemple se mettre aux couleurs des salons qui y sont organisés. Je suis optimiste, nous avons fait un gros travail auprès des pouvoirs publics qui doit aboutir à des actions concrètes”, explique Thierry Hesse. Les salons ne se limitent plus aux portes des Palais des Congrès ou des Parcs des Expositions ; dès la descente du train ou de l'avion, pendant les trajets journaliers et les moments de détente le soir, le participant à un salon doit vivre des moments inoubliables qui lui donneront envie de revenir les années suivantes, et pourquoi pas de conseiller cette destination à sa famille ou ses amis...

Pour les collectivités territoriales, les retombées peuvent, là encore, se révéler extrêmement positives. D'où la nécessité de s'appuyer sur le savoir-faire des acteurs privés de la filière pour mettre en place partenariats et initiatives originales et performantes en matière d'accueil et de services. “Je pense que l'on peut véritablement parler d'une “french touch” de nos salons, qui s'apparente à une considération de qualité dans le monde”, suggère Jean-Paul Planchou. Avant de “chouchouter” les exposants et visiteurs étrangers pendant leur séjour, encore faut-il les faire venir... Savoir vendre sa ville ou sa région à l'étranger est un préalable incontournable, voire décisif. De véritables stratégies de marketing territorial sont parfois mises en œuvre pour développer le tourisme d'affaires via les salons internationaux.

Le marketing territorial pour mettre en valeur le territoire
Si Paris, grâce, entre autres, à son histoire et à sa stature de pôle touristique mondial, n'a pas à concentrer ses efforts sur le développement de sa notoriété auprès des exposants et visiteurs étrangers, ça n'est pas le cas pour d'autres pôles régionaux plus secondaires. Cannes peut s'appuyer sur son Festival du Film, Bordeaux sur ses vignobles, autant de marqueurs forts au plan international, mais dans bien des cas, mettre en œuvre une véritable stratégie de marketing territorial aide grandement à faire sa place dans la géographie mondiale des salons.

“Notre travail, c'est de montrer aux gens que l'Auvergne a des atouts. Il y a des clichés, une image négative à combattre, alors que beaucoup de problèmes ont été résolus en matière d'infrastructures et de désenclavement. Pour cela, nous nous appuyons sur les atouts environnementaux de la région et sur le tissu industriel et entrepreneurial, avec par exemple Michelin ou encore les clubs de rugby et football de Clermont-Ferrand. C'est une véritable identité de marque que nous développons”, indique Vincent Salesse, président d'Auvergne Convention Bureau, créé en 2007 avec le soutien du conseil régional et du Comité régional de développement touristique d'Auvergne. Devenir “une marque”...

Les collectivités territoriales ont compris depuis quelques années qu'il ne fallait pas hésiter à emprunter ce vocable commercial et les méthodes de communication qui vont avec pour se vendre à l'étranger, attirer les événements internationaux et ainsi soutenir la filière salons et congrès, tout en développant – cerise sur le gâteau – le tourisme d'affaires sur leurs territoires. “ONLY LYON”, “Enjoy Montpellier”, “Auvergne Nouveau Monde”... Ces “marques” lancées par les collectivités, qui fonctionnent souvent grâce à l'action conjointe menée avec les entreprises locales, fleurissent. Toutes ne sont pas uniquement focalisées sur le développement du tourisme d'affaires, mais elles illustrent, d'une part, l'attention croissante qu'elles portent à l'accueil d'événements professionnels d'envergure internationale, d'autre part, les efforts accomplis pour développer la promotion des territoires à l'étranger.

Face à Paris qui capte l'essentiel des salons, mieux vaut miser sur la différenciation pour espérer percer, en mettant en avant un cadre plus intimiste pour les régions plus rurales, l'ensoleillement et le cadre de vie pour les régions du Sud, ou encore une tradition historique forte comme pour Bordeaux et son salon phare Vinexpo. Un positionnement clair et assumé est en tout cas la condition indispensable d'un marketing territorial réussi. “A Lyon, nous avons par exemple choisi d'être un petit parmi les grands, plutôt qu'un grand parmi les petits, sur le marché mondial des salons professionnels”, explique François Gaillard. Si les initiatives publiques se développent, des efforts restent malgré tout à faire pour mieux coordonner la promotion de la “marque France” à l'international, en renforçant les liens entre ces “convention bureau” régionaux, et l'agence de développement touristique Atout France, l'association Promosalons ou encore Ubifrance, l'agence pour le développement international des entreprises. Cela fait partie des importants challenges que devront relever les collectivités dans les années à venir, pour maintenir la très bonne place de l'Hexagone sur l'échiquier mondial des salons professionnels.

Des progrès à faire en lobbying


“Nous ne demandons pas aux pouvoirs publics de faire à notre place, mais du sommet de l'Etat aux villes, les élus et les administrations doivent y mettre du leur”, affirme Thierry Hesse. Les très bons résultats de la France en matière d'accueil des salons professionnels internationaux ne lui permettent en aucun cas de se reposer sur ses acquis. En 2011, Paris postulait par exemple, à l'accueil du Mobile World Congress, avec un dossier solide, mais c'est finalement Barcelone qui a raflé la mise jusqu'en 2018. Dans un contexte économique difficile, avec des budgets très contraints, pas facile pour les collectivités territoriales de peser financièrement pour attirer et développer les salons internationaux.

Mais l'argent n'est pas forcément le seul nerf de la guerre. “Les maires, les présidents de conseils régionaux et généraux doivent s'approprier ce genre de sujet, en s'impliquant par exemple dans les dossiers de candidature. Au-delà du seul aspect financier, la force du politique, le poids du symbole peuvent influencer positivement les choses”, plaide Renaud Hamaide. En matière de lobbying, la France a donc quelque progrès à faire vis-à-vis de ses voisins allemands, italiens ou espagnols. Dans ces pays, il n'est pas rare qu'un président, un ministre ou des élus locaux de poids se déplacent systématiquement pour inaugurer et/ou arpenter les allées d'un salon professionnel. En France, c'est beaucoup plus rare.

“Quand ces personnalités viennent, cela valorise tout le monde. Les exposants et visiteurs étrangers y sont très sensibles, d'autant plus qu'ils y sont habitués lors des événements organisés en dehors de nos frontières”, ajoute Renaud Hamaide. Si les mentalités ont évolué et que les collectivités territoriales concernées sont désormais largement convaincues de l'intérêt de participer à la modernisation des infrastructures, au développement de l'accueil et des services destinés aux partenaires étrangers, mais aussi de mettre en place des stratégies de marketing territorial, de nombreux points restent encore à améliorer. Face à des exposants et visiteurs de plus en plus exigeants, et à un marché qui s'internationalise vers les marchés neufs, en Asie et en Amérique du Sud par exemple, maintenir l'attractivité des territoires est plus que jamais un challenge. Partenaires publics et privés doivent donc encore renforcer leur collaboration, condition indispensable pour que la “french touch” reste plébiscitée par les habitués des salons professionnels internationaux.

Par Claire Ageneau

Article original sur Le nouvel Economiste

 

 

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